‹ Mémoires et correspondance, 1844-1871Chapitre 25 sur 113 · LA DÉFENSE NATIONALE · texte numérisé non relu

LA DÉFENSE NATIONALE

Metz, S août fSIO.

La puissance niilitaire de la France a éLé dilapidée : {"parles réformes apporlées à l'organisation de l'armée; e l'armée active en plusieurs coinrépartition sur une frontière étengarder ne garde rien. » (Napoléon.) ombreux que nous et plus vile orgairemier moment, avoir à se défendre ■eut préparé à la défensive. Les rëires de la politique de la guerre ont Lre ministère, lorsque l'aSaire a été itre prêt avant d'élever la voix, sous I affront. La guerre une fois décidée, té composée de plusieurs tronçons, es à vaincre qu'un seul corps.

Ile élait perdue, dispersée ou enfer- ;, voici de quelles ressources le pays

qui n'ont pas paru à l'armée ; Dbiles qui doivent être liercées, in- ; de ligne â raison de deux compa-

tout au plus, et habillées comme la qui ne feraient pas preuve d'aptitude congédiés sans illégalité; ils ne sont

loi, et leur nomination a été illégale; es sous-officiers.

s bataillons et les dépôts, auxquels on essés et tous les hommes qui ont ré-

de l'armée pour un: raison ou pour

ilionales sédentaires, soit tout l'en-

semble des citoyens, qui doivent élre appelés dans l'ordre suivant :

Les célibataires âgés de moins de trente ans;

Les hommes mariés de moins de trente ans ;

Les célibataires au-dessous de quarante ou quarantecin(f a as;

Les hommes mariés au-dessous de quarante ou quarante-cinq ans;

Tout cela doit être mobilisé successivement, incorporé aux régiments de ligne, et tiercé, c'est-à-dire que chaque régiment, chaque bataillon, chaque compagnie, doit contenir de vieux soldats.

Les bataillons ainsi formés ne doivent pas dépasser quatre cents hommes, ils peuvent être provisoirement commandés par 9 officiers, formant 6 ou 8 compagnies.

5** Les hommes de plus de quarante-cinq ans formeront des troupes de garnison, et peuvent utiliser les uniformes existant de la garde nationale et de la mobile.

Règle. Il ne faut pas appeler à l'armée active d'officiers retraités, ni d'officiers réformés, ni même démissionnaires.

En Afrique, les Kabyles peuvent former trois nouveaux régiments de turcos très bons.

Pour la cavalerie, on ne pourra pas faire beaucoup, mais les pays de chasse peuvent fournir des escadrons francs de chasseurs, montés sur leurs chevaux de chasse qu'on leur paierait, et qui suffiront au métier d'éclaireur. Nos généraux ne savent pas grand'chose de ce genre de service.

Tout groupe de 60 chasseurs du môme pays peut être organisé en corps indépendant et prendre un uniforme; un sabre et un revolver, ou un couteau de chasse et un revolver leur suffisent.

leurs, formeront le train des équipages; les omnibus seront dételés, et leurs attelages conduiront l'artillerie de campagne.

Pour la stratégie, faire de la chouannerie en grand, tenir les pays de collines boisés, sans se jeter dans les montagnes où l'on mourrait de faim, ni dans la plaine, où l'on serait vaincu par les troupes régulières de l'ennemi. Fabius, Charles V sont les plus célèbres exemples de ce genre de stratégie. Ne se laisser jamais renfermer dans une ville. Les pays coupés forment de longues bandes qui relient toutes les provinces et permettent à l'armée nationale d'être maîtresse de tout le pays malgré l'occupation. Marcher plus vite que l'ennemi, avoir toujours des éclaireurs à la limite de la colline et de la plaine, n'accepter aucun engagement en plaine, si l'on n'est pas tout près du pays fourré, et beaucoup plus nombreux que l'ennemi.

DÉTAILS d'organisation

Tous les jeunes gens aisés de la campagne dans les chasseurs à cheval. Tous ceux des villes, à cheval aussi, dans Tartillerie légère.

Dans l'artillerie aussi, les forgerons, ouvriers en bois, ajusteurs, fondeurs, etc. Tous les bateliers réunis en un seul corps.

Le génie, formé des employés et ouvriers de chemin de fer, avec des ingénieurs pour officiers, et des terrassiers ou laboureurs vigoureux pour la grosse besogne.

Dédoubler ou détripler les bataillons actuels de chasseurs à pied; pas d? zouaves, beaucoup de turcos.

Pour la guerre comme pour toute entreprise, il faut des bailleurs de fonds. Il faudrait une première personne ayant assez de crédit pour faire tète aux désas.

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