La commission disgrâces
quelque difficulté; elle se compose, je crois, tout entière, d'hommes de la droite, et encore plusieurs ont donné leur démission, de sorte qu'il a fallu prendre des doublures. Cela rend plus difficile de savoir quels seront leurs sentiments, et s'ils se laisseront aller à l'indulgence, ou bien s'ils n'oseront pas modifier les arrêts. Je ne crois pas que le conseil de guerre soit nommé.
J'ai vu arriver aujourd'hui la bonne figure de Père à travers leurs grillages du diable. Cela m'a fait bien plaisir de le voir. Il faut bien me soigner mon bon père et ne pas le laisser trop se fatiguer. Un imbécile de guichetier nous a gâté notre entrevue.
Je pense qu'il faut voir à l'çivance les gens de la Commission des grâces; comme il est certain qu'il n'y aura pas acquittement, vous aurez toujours affaire à eux.
Je trouve, à la page 69 de la brochure que vous m'avez envoyée, une lettre dont j'extrais le passage suivant.
Cette lettre émane, dit la brochure, d'un colonel d'Etat major * prisonnier de Metz, grand seigneur, membre d'une des familles historiques connues sous le iiom des quatre grands chevaux de Lorraine^ ancien ami des Tuileries, et qui a occupé la haute position d'attathé militaire à l'Ambassade française, près d'une grande puissance du Nord. Cet officier supérieur doit publier le journal complet du siège de Metz, et cette œuvre sera signée de son nom.
Voici le passage en question; il s'agit de la capitulation de Metz :