‹ Mémoires et correspondance, 1844-1871Chapitre 61 sur 113 · Le colonel d'Andelarre · texte numérisé non relu

Le colonel d'Andelarre

Hambourg 27 novembre 1870.

((.... de pareilles infamies rendent féroce, et j'en suis a arrivé aujourd'hui à demander du sang pour y laver

(( l'injure Je me jetterais aujourd'hui dans les

« bras des Rochefort, des Flourens, des Dorian, n'im- « porte qui, pourvu qu'il me donnât un fusil et qu'il (( pût me dire: Frappez, frappez, vengez-vous. »

Ces messieurs de l'Etat -major vous diront le nom du signataire de cette lettre. Je pourrai me servir de ce passage pour ma défense;

Prison de Versailles 3 Juillet 1871. (Fragment).

Ce matin, lorsque M. Larnacaétéparti, le directeur de la prison est venu me voir pour apologizer ^ longuement sur la conduite de son guichetier hier pendant le parloir Combien ne regrette-t-il pas, m'a-t-il dit, de ne pouvoir, assister lui-même à tous ces entretiens ! Il se propose de s'excuser auprès de mon père à la première occasion, etc. Faut-il que le métier de directeur de prison rende canaille. Cet aimable homme n'a pas manqué de me tendre un piège : tout en causant fort longuement, il m'a parlé de la difficulté qu'il y avait à faire observer le règlement, etc., qu'un avocat cependant pouvait communiquer librement, mais qu'en se chargeant d'une lettre, il commettrait une faute très grave, etc.

J'ai vu là qu'il me tendait un piège et j'ai rougi. 11 m'a déjà fait la même chose. Le lendemain du jour où j'avais vu ma famille au palais de justice, il est venu causer dans ma cellule et m'a raconté une histoire tirée de longueur^ où un de ses prisonniers, ayant eu communication avec l'extérieur, avait rapporté ce qu'il fal-

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