Avril
rière moi, et dès que nous fûmes sortis, il fila comme un trait, saus demander son reste.
11 juillet 1871.
Mes chers parents,
La grande lettre dont vous m'avez parlé ne se presse pas d'arriver et vous feriez bien de n'y plus penser. Elle se sera perdue.
Je prends mon mal en patience, et je n'aurais point de souci si je ne pensais à votre inquiétude et à vos efforts. Il me tarde aussi de savoir père entièrement rétabli.
Avez-vous retrouvé à la maison mon petit sac de voyage ? Je travaille assez souvent avec mon avocat ; il me donne parfoisde la besogne à faire, de sorte que je commence à m'intéresser à ma défense.
Que vous dirai -je? Les jours se suivent et se ressemblent. Sauf aujourd'hui toutefois, qui est un affreux jour de pluie : j'ai pris plaisir à regarder courir les nuages et à mouiller mon gros pardessus quand je suis allé promener. J'espère que vous n'aurez pas choisi un pareil jour pour aller à Paris.
Adieu mes bien aimés, je vous embrasse et je vous ^ime de tout mon cœur.
Votre fils affectionné,