Expression de Paul et Victor Margueritte
ià£k^
porary parlic si clic hommi tre laq longtc Ui Melz:
et tout ialolér et de ( faites i
C'est
peut ce rés, mj
C'éta Tint de redouta
Peu ( Paris (
XXXVni ESSAI BIOGRAPHIQUE
encore intervenue. En droit strict, il n'était plus à Nevers que simple liquidateur de quelques comptes à terminer.
On peut comparer sa situation a celle de ces officiers neutralisés, qui demeurent dans une place après sa capitulation pour régler les intérêts en suspens, et qui sont soustraits^ pendant la durée de la liquidation, à toutes les conséquences de leur qualité de militaires.
Il est permis de contester cette opinion, d'estimer qu'il était encore officier; il était, en tous cas, officier sans troupes et ne nous avait quittés de nouveau que pour terminer quelques formalités indispensables.
Le 18 mars, il ignore ce qui se passe à Paris : « Je cherche, m'écrit-il ce jour-là, à me guérir du traité de paix et de tout cela; je n'y réussis guère. »
Il apprend le 19 les événements de la veille et'*adresse au ministre de la guerre la démission qui le libère moralement: « Je me range sans hésitation du côté du parti qui n'a pas signé la paix et qui ne compte pas dans ses rangs de généraux coupables de capitulation. » Il nous arrive à Paris, triste, mais très résolu puisque nos instances, notre chagrin, les sages objections de mes parents ne peuvent l'ébranler.
Que venait-il faire à Paris? Faire, comme il le dira, acte de républicain. On ne conteste pas aujourd'hui que le mouvement initial n'ait été une protestation républicaine. Que serait-il advenu si, dès cette protestation, tout le parti libéral et son chef avéré s'étaient groupés en opposition puissante.
Ici encore j'invoque le témoignage d'Henri Martin sur la décision de mon frère :
« C'était, dit-il, un patriote désespéré, rêvant la revanche par la Révolution. Il se montra capable et rencontra • partout des obstacles. Si le pouvoir eût répondu au vouloir, il eût gouverné avec une main de fer. »
Mais le rêve se heurta à des impossibilités, le rêve d'organiser les troupes de Paris, d'utiliser le puissant matériel que la ville renfermait, de remporter sur Versailles un
ESSAI BIOGRAPHIQUE XXXIX
avantage après lequel Tarinée aurait fait ce qu'elle a fait à chaque révolution : se serait jointe au parti vainqueur.
Quand il eut constaté Tinutilité de s^es efforts, mon frère quitta la Commune en lui adressant cette lettre de démission, reproduite par son ordre dans tous les journaux, «jugement de THistoire sur cette époque, » dit encore l'historien que j'aime à citer. (8 mai 1871) *. , Un mois va s'écouler pendant lequel, en butte à l'inimitié des deux partis, il écrit, dans une retraite absolue, la relation du rôle qu'il a joué. Dénoncé le 8 juin, il est arrêté, emmené à Versailles, enfermé à la Prison Saint-Pierre où sa^ captivité dura presque six mois.
J'arrive au moment où ma plume se refuse à raconter nos souffrances ; il les a dites dans ses « Derniers Jours, » et les lettres de la Prison le montreront, travailleur assidu, reprenant ses habitudes, lisant, écrivant sans ces^e.
VArt de la Guerre, résumé de la doctrine des plus grands capitaines fut un fruit de ces mois d'isolement. 11 le fit publier avec la Réorganistion de l'armée qui datait de Bourges ei fît éditer également quelques écrits de Metz.
Ma mère et moi estimions qu'à ce moment critique, le silence serait plus prudent. Qfioi qu'il en soit, une de ces préfaces m'a paru si accessible que je la fais insérer à l'Appendice. C'est là que j'ai relégué les écrits que je ne voulais pas laisser dans l'ombre, mais qui s'écartaient de la double unité que j'ai poursuivie : connaissance du caractère privé, rôle public à partir de la guerre.
Les travaux de la Prison sont des plus variés et le genre
humoristique j trouva même sa place, le roman aussi;
mais là encore, sa France vaincue le hantait invinciblement.
Que de fois, dans l'étroit parloir grillé, il entretenait son
père de questions de manœuvres, d'armement, de guerre
enfîn, dont il était possédé. Les pires épreuves n'avaient rien
aboli.
On le jugea le 8 septembre et il fut condamné. Nous étions