‹ Mémoires et correspondance de duplessis-MornayChapitre 106 sur 142 · CCXXVI. — * LETTRE DE M. LECOQ · texte numérisé non relu

CCXXVI. — * LETTRE DE M. LECOQ

A m. Duplessis.

McHSiBiTR, j'ai receu celle qu'il vous a pieu m'es-

crire par M. de Marconiiay, le «y du mois dernier. Le bon droict , duquel j'ai recommandé d'affection , tant \\ M. son rapporteur qui est bien de mes bons aoits qu'à aultres de ses juges qui , je m'asseure, prendront garde à son affaire , et que justice lui soit rendeue.

La chambre de l'ediet ceste année, aussi bien que k précédente, n'est au gré de tout le monde, mesmement de AIM. vos députés qui la pensoieut arresteo d*une aultre fiiçon qu'elle n'est; mais l'absence do

LETTRE DE M. LECOQ, etc. 4?^^

principal a esté caose, à ce qu'on diet , de ce diangement 4 doquei îk m'ont assenrë se vouloir plaindre ;

mais je ne pense pas qu'ils y profitent rien , non plus que celle qu'il» y Tenllent faire d'ung meschaoi discours inventé à plaisir contriB ung homme de la relligion fort scandaleux, et tendant à animer encore dadvantage ie peuple contre ceulx de la mesme profes* sien, d'autant qu'on le publie et crie par lés mes en ceste ville, et croit on que cela vient de la boutique de nos marchands de Canada (les jésuites), desquels je ▼OQ8 envoyé le commet d'association du traffic qu'ils font de ce pays estrange, oii ils font ung grand gain ' pour avoir moyeu de bastir force citadelles en nos meilleures villes , pour y establir plus asseurement Tauctorité et la grandeur de leur maistre qu'ils taschent tantqu'ils peuvent de faire nostre, ou nous à lui.

J'ai aussi recouvert l'opposition que feit en l'an 1 364 M. Dubellay , evesque de ceste ville ^ à leur establisse* îTient, au présage duquel il n'a pas esté trompé. On n'a garde de faure crier par les colporteurs ces deux pièces^ non plus que la deffense faiete par des commissaires, députés par le pape, à tous lilMraires, imprimeurs et aultres personnes de quelque royaulme qu'il soit, de certains livre» qui semblent tant soit peu de* roger à la grandeur et auclorîté de ce double monarque temporel et spirituel , entre lesquels livres il n'a oublié deux des vostres principaulz, l'exclusion desquels sembleroit torvir d'approbation pour les aultres, si vous n'estiés notoirement son ennemi juré et déclaré: il vous associe pareillement avec M. le président de Thon, sachant qu'estiës fort bons amis : on m'a asseuré qu'aulcuiigs de MM. du conseil avoient trouvé ceste hardiesse bien grande ; car la delïense est générale , et

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