A M. DE VILLEROY
ji M. de rUIerox, ,
Monsieur, je pense que depuis quelques jours TOUS VOUS seres apperceu de mes intentions et proce* dures en ce qui est du service de leurs majestés, et bien de, leur estât. Je fais sérieuse profession d'une relligîon ; mais qui me le reprocheroil:, si j»e me departois de ce debvoir. Je conserve aussi l'amitié de ceulx qui m'en tesinoigncnt , par tous les services que je puis; mais en observant tousjours les degrés tels que Dieu les a ordonnés, ce que j'estime, monsieur, que vous aurés remarque du temps du feu roy en semblables affaires. Cependant je suis tenen de vous dire que jVstime grandement importer au service de leurs majestés, que les choses par elles benignement octroyées soient au plus tost soigneusement exécutées , telles nom^ meement qn elLs auroient esté proposées par M. de Kouvray, du commandement de la royne, pour les raisons que plus particulièrement j'explique à M. le président Jeannin, craignant de vous en eslre trop importun, veu le faix que vous portés des affaires; eu quoi Dieu m'est tesmoing que rien ne me meut que le désir (]uc j ai de la tranquillité publique, demesié de tout interest particulier , etc.
Du 23 janvier i6id.
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