‹ Mémoires et correspondance de duplessis-MornayChapitre 131 sur 142 · LETTRE DE LA ROYNE · texte numérisé non relu

LETTRE DE LA ROYNE

contenter; ce que je désire, qi|i soit recogneu de tous ceulx de vostre relligion , et que vous y tehiés la main ,

et à empescher que les mauvaises practiques et factions ayent lieu entre euU , et remettant du surplus à mon aultre lettre, je ne' ferai celle ci plus longue que pour prycr Dieu qu'il vous ait , M. Duplessis, en sa saincte garde, etc.

Da i mm i&ik»

CCLiVIL —-V- LETTRE

De M. de Pommerai a M* Duples^is.

MoF8i£UR, j'ai receu la vostre du 24 du précèdent, «t iiie reqouis bien fort que vous entreten^ soigneu* sèment la correspondance avec M. de llohan ; ce qu'il me mande &1re aussi exactement de sa part, vous Je defarvés en vcrilé au public et Tung et Taultre, et ohacung de tous à vous mêmes ; mais principalement que ce soit sans aulcung desgoust, ni mauvais déboire de part ni d*aidtre, car une goutte de mauvaise Uqueur' btcMouvent gasteel corrompt leameîlleures. Quant à moi par tout ce que je vois de présent et de préparé, je juge que nous avons plus de 'besoirig que jamais d'une vraie réunion, et &ire correspondance entre nous; car, en nngmot, nous ne senrons ce qu'on nous vouldroit i)ien faire sentir , et que l'on essayera par tous moyens de ^ne. Ainsi je ne me puis flatter d'aulcune espérance, et Dieu veuille que je me trompe. Je soubscris toutesfois, à ces occasions présentes à voblre ad vis, estimant que nou^ nous debvons retenir serrés, et nous garder de toute procédure qui pourroît apparemment nous envelopper dans le biasme, et par la

A M. iKiPLËSSIS.

haine naturelle qu*on a à nostre relligion. Enfin, nous

en rendre les aacteurs, il fault donc travailler de tous co&tés que rien n'esclate mal à propos ik vostre part, et que les partieuUérs d*enlpe nous demeurent libres

pour s'attacher entièrement aulx seules resolutions générales de nostre corps, lequel ainsi fortifié de toutes ses parties sera puis après de plus de poids, et de considération et pour sa propre conservation, et pour opérer au bien de cest estât, et y arrester le mal. Voilà mon sentiment, monsieur^ duquel j'attends de vous et la reformation et l'amplification , et dont je vous supplie m'estre libéral. Dimanche je vous escrirai. Il n'est rien survenu, sinon qu'hier ont sottî de la Bastille force prisonniers, jusque» à ung million de livres , et ïon continue tousjours l'armement d'ung mesme pied, qui me faict estimer que nos gouverneurs doibvent pensera eulx, et supplier qu'on leur donne . de quoi munir et asseurer leurs places; de quoi, en attendant vostre ad vis et d'aultres, je jette cependant quelques trnits çà et là, et comme en discourant de ce qui se doibt, nous n'avons rien peu faire changer en nostre brève, ni pour i'advancement du temps, ni pour la désignation du lieu, que M. \c. chancellier nous dict hier qui se pourra faire, après le retour de M. le président de Thou. Ce que 'voyant nous avons estimé de peu de blasme que ne le dcbvions pas garder dadvantage, à renvoyer par les provinces, comme nous fliisons. Ge .porteur vous dira le surplus. Il ne * me reste plus à vous dire que j ai assés eu de part à la plaincte de madame de iiohan, h laquelle j ai apporté les remèdes que j'ai peu, qui, pour l'heure, lui ont donné quelque satisfaction, ayant mesnagé que VL Durand Tavoit maintenant, et lui ai communi(![ué

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des le commencement la negotiation que j^ai fiucle ,

et non aultre de la reunion de M. de Rolian et de M. de Bouillon, laquelle mesme je nai poinct ici acellee. Tout cela est en meilleur train, grâce à Dieu , etc.

Du 4 nuur5 1614.

CCLXVIll. — ^ LETTHE DU KOY •

A M. Duplessis,

M. Duplessis^ je vous envoyé, avec ceste lettre , lordonnance que j*ai faicte pour les. considérations , et à FefFect que vous verras porté par icelle, vous

ordonnant de tenir soigneusement la main à ce qu*eUe soit estroictement gardée, en ce qui* despend de vostre charge, selon que vous ju gérés qu'il importe au bien de mon service, m'en reposant entièrement sur vous. Je prye Dieu qu'il vous ait, M. Duplessis, en sa saincte garde, etc. Louis.

Et plus bas, Potier.

Escrit à Paris, ce 4 mars 1614* •

CCLXIX. — * ORDONNAJî«lCE Bu rqy sur le transport des munitions de guerre.

De par le roy , ayant sa majesté sur les occurrences

qui se présentent , faict commander mesme à tous gouverneurs, capitames , et ayant charge et commandement pour son service et villes et places de ce royaulme, et aulx maires et eschevins et habitans desdictes villes de

pourvoir a toute chosei» uecest»aires pour la conservation

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