‹ Mémoires et correspondance de duplessis-MornayChapitre 35 sur 142 · LXXIV. — ^L£TTR£ I)£ M. D£ MI&AN · texte numérisé non relu

LXXIV. — ^L£TTR£ I)£ M. D£ MI&AN

A iH. Duplessis. . '

HoNSf EUR, nostre mairie s'est fiiicte eo6)& assés pai^ ' siblement, hors les passions et animositës qui ont aecoustumé d'acconipaigner telles actions. Jy ai pouss^^ de tout mon pouvoir M. de JoQ8seran, .moaj;iepv^u»ser

Ion que je le vous avois escrit il y a long temps , et ai faict en sorte, avec ses aultres amis, qu il s'est trouvÇf le plus hault én voix. Mais M. de Loudriere , nostre seneschal, pour ce qu'il a \eu qu'il n'a voit pas penché du costé du cercle , nous a gardé ung vieii levain que. de le postposer à ung aultre qui avpit m<»îns de vojx^ nomme Jehan Theveniii le jeune. Je faisois tousjours , bien estât qu'il nous donnecoit ceste revirade , et c est Tune de$ principales raisons pour lesquelles je n'avoia

A Bf. DUPLËSSI& l85

moi mesuics vuuUeu entrer en lice. J'espère pourtant qu'il se sera trompé lui mesmes en se persuadant que celui qu'il a choisi seroit susceptible des impressions qu'on lui pourroit donner pour brouiller ; car il s'est ouvert à moi ^ ^ sentimens, yii sont fort esloignés de cela. Il est fort procher.parent^ confident et intime ami de M, David mon gendre > et crois qu'il ne fera rien mal à propos,, et qu'il ne meprisepra pas les conseils de ceulx :qu'il recognoist portés au bien ; à quoi je tiendrai la main du tout mùu pouvoirii JNus francs bourgeois, ont esté si effrontés, que de se presenter^audict sieur Loudriere, et lui f;ûre une assés mauvaise harangue soubs le nom de huict cens d'entre euk, la* quelle est pourtant desadvoiiee. par la plnspart. Les

deux anciens ressorts (|ui les ftisoient mouvoir se recognoissent encores visiblement agir en toutes ces brouilleries^Alesquelles j'appréhende les suite&si Dieu» par sa providence, n'y pourvoit.

Nostfre ppuyeau maire. 4BDy4>ye inviter M. le duc de Koban d^bonpi^er la faste de.aa présence : je croii qu'il y viendra, c^tç. ,

" * ji M. Diiplassù,

MoirsEiGNBUR, }*ai receu par ce porteur celles.dont

il vous a pieu m'honorer du 1 1 ; j'ai faict voir à M. Durand le mémoire qui y estoit joinct touchant MM. Dumoulin et Tilenos, qu'il approuve, et le doibt communiquer au synode de cesle province, qui s'assemble jeudi à Cbarenton ; c'esst pourquoi je lui eu ai baillé

l88 USTTRE D£ M. DUPLESSIS , etc.

ce que j*y recognoîs , si avec peu de prudence , aa

moins avec beaucoup de sincérité et de fidélité. Les raescontentemens des grands sont à esviter autant qyc Ion peult; mais qui contente corps leur soubstraict la matière qu'ils y pou n oient allumer, en quoi je sçais assez que la sagesse de la royne n'oubliera rien ; aussi est cçja . cause qui me ftisoil; .tous escrire de l'affaire

d'Aiguesçfîortes , auquel est à consirierer une province entière., qui de son poids en.esbranlera d-aultres. Je ne.ypns.diff rien; (dp pe qui.sîest passé ea humaine de La Rûcbelle, parce que M/Marbault le vous pourra mieui^ expliquer, et pour les conseils qu'il piaist à la royne ixopisrtplerer, j'espere qu'il y sera prts tel ordre que sa nrîaj<;sté n en recevra point de niescontentement.

Au reste, monsieur, ^^e\x ce qu'il a pieu à sa majest^ .fiiirç pour ,gendnei : j'en- doibB lobliga** tion, puisque c'est en ma causideralion , encores que les service^ de leurs pieres.y b^en cogneus du feu roy » et le goust qu'ils opt.donfl^ud^jî^ttrs. propres en pla«sieurs bonnes occasipns, pourroîent mériter quelque chose. Mais j 'esperç^^ ^^y 49s. Q^pasiaos aléa présentent, que cip^Jl^pcilDj^j|çt# df isa majesté seront suivis de si bons services que sa majesté ne les jugera poinct indignes de plus grands. Cependatnr; monsieur, je sçâis qu'une très bonne part tous en est deue , pour laq\i^lle eulx et moi vous rendrons tout humble service. J'ose ici , pour la fin, vous rameijtjÇi(9ir |e. fiiict de mes debte^, et TOUS supplier de m*y fiiire paraistre , contre la maxime commune de ce temps [ju li y a plus de gloire en bien qucftiUMil ûttsant, elc;- ' ' r •» * », , i ! ; ' ' r I)n,igav4 l6i3v

LËTTAE m M. MÀRfiAULT, «te. 1Ô9

LXXVm. — * LETTRE DE M. MARBAULT

ji M. Diwlessis.

HoNSEiGifEUR , je VOUS aî 'escrit lamplement par le Depveu du sieur Lerat| notaire; je n*ai peu encores ce matin parler à M. le président leannin; je n'y perdrai une seule minute pour me pouvoir despescher de lever vos assignations des que j'aurai vos blancs. Les lettres qtt'aToit apportées M. Juste! , pour le synode, ont esté

supprimées, et arrivé iing lacquaîs de M. de Bouillon, quien apportoit d'auitres rie bien diilerent style; qu'il a changé sur les lettres qu'il a eues du roy 'de la Grande Bretaigne, comme son ambassadeur avoit bien jugé qu'il feroit. U dict donc qu*il a trouvé ses raisons si fortes qtt*il y a acquiescé; prye le synode d*a€|Commoder tout pour la paix de TEglise, en prye M. Dumoulin en particulier, et Tambassadeur d'en estre entremetteur et de se transporter pour cest effect au synode. Il avoit esté conseillé de se trouver seulepient demain au presche, où il trouveroit tous ceulx du synode, et leur pourroît parler, et par ce moyen éviteroit le bruict et Tesclat. ïoutesfois il y est allé aujourd'hui, dont je crois qu'il sera parlé des devant l'arrivée de ces dernières lettres* Il avoit pris sur soi la suppression des premières ; MM. de La Noue et Ducoudray y estant appelles de concert avec madame de -La Trimouilie, la constitution des affaires a changé celui ci. Les deux fils reconnus de M. de Guis(& sont decedés. M. le cardinal de Joyeuse faisoit estât qu'il y en avoit ung doc de loyeuse, cft i'aultre

Î90 ^^XTRË ;P£ M. MàMknUt

d^'glisc, auquel il laisseroil pour cent mille escus de

beneiices, etc. ' ' '

Du 20 ayril i6i3.

lut). «

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