LETTRE DE M. DE SEAUX
le contraindre de . retourner à son pays. Cependant
leurs majestés se résolvent d'assister puissamment M. le duc de Mantoue,et n'y voullant plus perdre de temps, elles commencent à en fiiire les préparatifs; mais ponr y mettre la main h bon escient, elles attendent monseigneur le prince , qui doibt estre ici lundi ou mardi. Il me reste seulement de vous dire, monsieur, que M. de Rouvray, nous ayant faict entendre ce qui estoit, de Yostre désir et des bonnes raisons sur lesquelles il est fondé , touchant le prédicateur que desiroient ceulx de vostra ville, la royne y a pourveu , en sorte qu'assurément cela ira selon que tous Tavés soubaicté , et que je crois avec vous qu'il est à propos. L'on n'a pas jugé quil feust besoing d'en escrire à vos magistrats , y estant pourveu d'ailleurs plus secrettement, et sans don* ner aulx catholiques occasions de mescontentement de vous; car, par ce moyen , ils ne vous tiendront pas pour aucteur de ce changement. J'adjousterai encores les remerciemens que je vous doibs des asseurances qu'il vous plaist de me donner de vostre amùié,et vous supplierai d'en prendre de semblables de mon
service, et de l'employer en toutes les rencontres qui s'en offriront, afin que je puisse mieulx mériter vos bonnes grâces, et vous faire paroistré comme je suis, monsieur, vostre bien humble allié, etc.
^ L'on nous vient de dire , à ceste heure , que vous aviés M. de Yendosme en vos quartiers de Fontai* nebleau.
Du 25 mai i6i3*
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