‹ Mémoires et correspondance de duplessis-MornayChapitre 45 sur 142 · CVI. — * LETTRE DE M. LE FAUCHEUR · texte numérisé non relu

CVI. — * LETTRE DE M. LE FAUCHEUR

A M. Duplessis^

Monsieur, toutes les Eglises de ceste province vous sont infiniment obligées du soin g qu'il vous a pieu

prendre de leurs affaires , et clesjà nos députés en court nous avoient donné advis des bons offices que vous nous y nviés rendeus par vos lettres. Nous sommes tousjours â attendre les resolutions que Ton y prendra de nous contenter ou mescontenter. Car jusques ici nous n'avons que des espérances dont nous repaissent ' en nostre langueur nosdicls députés sur les promesses q[u'on leur faict, Nous leur avions escrit qu'ils s'en revinssent, et en passant donnassent advis à vos provinces de Testât de nos afiaires. Mais les asseurances qu'on leur a données de prompte expédition et de favorahie response les ont faict encores arrester. Noslre synode est dilayé à ceste occasion à ce que la province les puisse ouïr à leur retour; et, après les avoir ouïs, se rosouidrc plus commodément et plus promptement es choses ou il cherchera de dcUberer. Cependant, monsieur, comme il vous a pieu parle passé nous favoriser eu la i'êcomuiandalîûii de ccol afTaire, aou6 vuu:>

a48 LETTRE, «le.

supplions bien liutiibleuienl de nous voulloir continuer

ceste mesme Êiveur pour 1 advenir, etc.

Du 2 juin 16 13.'

^ A la rqjrne*

Madame, j'ai img nepveu qui a l'honneur d'estre cogneu de vostre majesté, duquel le peie avoil teneu d'honosables charges an service du feu roy, et s'en estoit acquitte avec louange de sa majesté; ce que je m asseure lui sera volontiers tesmoigné par tous ceuU qui estoient employés de cé temps là. Le fils, madame, est plein de courage et recherclie ardemment toutes occasions de âiire voir qu il ne dégénère poinct ni en zele pour le service devo^ majestés, ni en parties qui l'en peuvent rendre digne; qui me'faict, madame, joindre ma très humble requeste avec la sienne , à ce qu'il plaise à vostre majesté , si elle commande quelque force pour ceste ^erre née depuis peu en Italie , de le TouUoir honorer de quelque charge , en laquelle il puisse monstrer ce quHl vault, et se rendre capable de mieul&à Tad venir; osant bien m'asseurer que vos ma* jéstés en recebvront contentement, et ne m'en feront jamais reproche.

Par ainsi, madame, j'aurai ceste consolation particulière de voir tout ce qui me touche de plus près, reteneu et ciuollé en vostre service, puisque désormais jy suis moins utile, si ce n'est, madame, pour leur laisser ung exemple, jusques à mon dernier soupir, de vivre coiume je veuix mourir, etc.

Du 7 juia

Digilized by Googl(

LETTRE, etc.

Page 1