CXIX. — * L£TTR
De MM. les députés, pour la reconciliaiion,
à M. Duplessis.
MoiSTSixiTR» le mal que nous avons senti de nos divisions nous a faict grandement regretter la mésintelligence qui s'est formée entre M. le duc de liohan et vous, et nous a portés à y rechercher quelque remède , lequel ayant jugé ne pouvoir estre plus fructueux que par ung voyage de M. Durand vers vous deux , nous Tavons requis de s'y disposer, et en Tauctorité que le "synode iiaLional dernier nous a donnée de veiller à tels malheurs, ou nés ou à naistre, nous l'avons chargé de s'y acheminer avec quelques mémoires de nostre part pour cesl effect, remettant à son zele et à sa prudence d'y apporter tout ce qu'il verra estre expédient pour ce bon œuvre, à la forme duquel, plustost qu'à la chose mesmes , nous croyons bien qu'il aura à agir seulement; car M. de La BouUaye nous a asseurés de l'affection qu'y a BL de Rohan ; et pour vous , monsieur, \ous ne pouvés estre aultre (|ue vous mesmes, et ainsi nous sommes certains qu'en ceste action vous serés et agent et patiept , pour donner et recevoir pour vou^ mesmes vos bons et sages conseils, à quoi nous remettant , nous ne nous espancherons dadvantage sur ce
A M. DUPLESSIS. 273 tliscours , contiant le surplus à la suffisance et fidélité porteur. Nous finirons ce mot par une asseuranoe que nous avons <£ue Dieu beiiiia caste entremise, pour la faire réussir à vostre contentement particulier , au bien de nos Eglises et service de leurs majestés, etc.
Du 29 juin i6i3.