CXX- — ^ LETTRE DE M. DE ROUVIU.Y
Monsieur, enfin vous aurés à ce coup M. Durand, paur le voyage duquel nous avons bien eu de diverses peines 9 et notamment avec son Eglise. M. de La Oouiaye a tousjours tesmoigné nng soing extraordinaire et ung désir très grand de M. de Rohan à ce qu'il feist ce voyage , tesmoignaut par là , et sans faire la petite bouche , combien il souhaite une bonne correspondance mutuelle entre vous , par le fruict qu'il sent qu'elle peult apporter, et au gênerai, et à lui particulièrement, qui désormais, par ce sentimant (engendré de la cognoissance du mal que lui a produict le contraire), sera et plus soigneux et plus circonspect envers vous. Je le souhaite infiniment, et en ai ménagé les adiemtnemens de façon que le tout, ou du moins le meilleur, vous regarde; et certes j'ai creu le debvoir ainsi faire, tant pour ce que je vous suis et vous doibs en particulier, que* pour ce que je doibs de soing au bien gênerai de nos Eglises , qui ne peult que de tant mieuix allér quand vous serés en la considération que vous debvés estre , et ici , et dans nous mesmes ; ce que je me suis proposé en la' créance que j'ai que vous ne serés jamais aultre que vous mesmes , à sçavoir plus
Mkk. de Duplbssis'Mobnay. Tumb xii. 1 s