LETTRE DS M. DE ROUYRAY
soigneux de procurer le bien gênerai qu attaché à vos interests particuliers. J'ai mesme esté convié à cela de tant plus que je sçais que cest estât a sa part en ce lion cœur, et que vostre prudence vous portera à donnet aulx considérations et de lui et de nos Eglises 9 ce qui pourra servir au bien commun et de l'ung et de laultre. A cela j'ai adjcusté que la reprise particulière de M. de Rohan et de vous pourroit estre racheminement à une générale de tous ceulx qui sont considérables parmi nous, entre lesquels vostre prudence et capacité peult servir comme de ralliement; et certes c'est là où nous debvons tous viser; et je le crois ainsi par la cognoissance fascheuse qùe j'ai du mai que nous a produict^ee difiereud, et du bien que nous peult produire son contraire. M. de Bouillon souhaite infiniment, du moins il le tesmoigue, que ce voyage produise son fhiiol* Sur ce mesme sentiment, il s'enquiert souvent de M. de Kouvray des nouvelles de M. Duplessis; mais tout cela remis au voyage de M« Durand, qui esclaircira M. Duplessis de toutes choses. Cependant le porteur vous infoniiera de tout ce qui mérite, et du départ d*hier àê M. Goncbini, du slAject de quoi il vws pourra dire ce que nofM en avons discoureu, comme aussi Testât encores incertain de Taifaire d'Ai- X guesmortes, et oii avant Uer il avoit esté poussé, et par qui ; car tout cela fiiict à remarquer. Hier nous y apportasme^ quelque changement, lequel , s'il s exécute, pourra aussi donner ung air plus douix à cest affiiire; aultrement je vous ai demandé quelle est la resplution des députés. Pour laffaire du sieur Hervet, nous Pavons arresté, et rendeu illusoires les assignations qu*il avoit faict donner, M. le chancelier ^ nous ajfant promis qu il ne s'en parleroit plus. J at-
tends mon frère de Viiiarnould, par lequel vous sçau- • rés toutes nouvelles* It ceok que eè pottmtr vous dira.
l'entrevue qui se doibt faire le i5 de ce mois à Mouron^ de MML de iàohan et SuUy, apnes quoi nous aVoBS jugé que Wuspooniës voua éutnetoir^ si e'est
diose qui se doibve faire de ce coup, etc.
CXXI. — * MEMOIRE • Bftdié à M. Durand f s'en allant à Sainct Jean.
Monsieur Durand, pour parvenir au but de son Voyage en ce qui concerne le sieur Duplessis^ se soubvieodÉW^ tf'tl hii plabt^ dè eë <(ui «liSiÙt:
Des propos que nous cusraes ensettlble quand ils vinrent, M. de Eouvray et lui, en ceste ville, sur ce ^'Ik ibwifoiiMit ^uè j'alliissë k Saiti^ Jean pevàttader la fëcondliatioa à M. de Rohau, et de l'excuse que j'en fis pour ne \m fittre tort
Du voyage que je fis il Stlitlèt }èati, I la ftéifioficé de M. de Rohan et d'eulx , non pour la signature , mais pmîr advis<^ k tt qui se poiirtèit fiiire, tiouinieeuieat pour Sakic» Méii. '
Des extretnités que nous représenta M. de Rohan |>imr sft personne et potiir la plaee, et des reuiedes qu'il M dèsrra.
De la despesche qu^il trouva bon que j'en fisse à la r^ylie, auk prhieëir et dulx tninistrés de Testaty à lùi et à eulx communiquée, et par M. de Rouvray portée. De celle que je redoublai, estant de retour à Saul-
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mur, en coiiiormité , afin que celle là ne sembloâi faicte à rinstance de M., de Eoban.
De l'eiFect qui s'en ensuivit avec la sollicitation de JVliVI. les députés contre toute espérance et nsseurance, sçavoir, pour le voyage vers moi- de AL Marbauk^ tant pour le particulier de Sainct Jean que pour quelques articles concefnant le public.
De la despesche que j'en fis fort ponctuelle à M. de Rohan, et de la response fipoide qu'il m'en rendit, que toutesfois je vouUeus imputer au desplaisir qu'il avoit de la prise du sieur de Saujon,
De celle que je fis a MM. les députés generaulx pour chercher remède à ceste prise, et de plus à M. Je president Jeannin.
De la parole que la royne donna qu'il u auroit poinct de mal, pourveu que M. de Kohan la contentast.
Du voyage commandé à M. de Rouvray vers JI. de Kohan , lequel feit trouver bon à la royne qu'il passast h Saulmur, et, potir avoir plus de force, tascbast de me mener, à quoi aussi la royne me convioit par ses lettres, à l'instance dudict siejur de Rouvray, sans ' charge toutesfois ni commission.
Du refus que je lui en fis, çt le soir et le lendemain matin, et des raisons d'icelui; entre aultres la froideur des précédentes lettres de M. de Rohan , auquel on voulloit faire croire que je vouUois lui laisser la haine de la guerre, pour avoir le gré de la paix, par dessus lesquelles il me feit passer , pressant qu'aultrement il voyoit tout perdeu.
Des propos du soir de nostre arrivée à Sainct Jean avec H. de Rohan, lequel, sur les propositions à lui faicles pour sou particulier, telles toutesfois qu'il les
avoit désirées , cherchoit scrupuleusement de nWre poinct satisfaict.
Dé la pryere que je lui fis de prendre la nuict pour y penser.
Des propos du lendemain; qu'il trou voit beaucoup de bonnes choses 1 et pour le public ^^et pour son particulier, poarveu qu^ell^ s'effectuassent; et qu*il estoit besoing de les faire gouster à cêulx du cercle.
De la vive semonce que je lui fis d'aller à La Roehelle poiir en avoir le gré , et des Eglises , et de la royne mesmes, et de sa froide response; qu'il n'y pouvoit aller seuremeqt, mais qu'il y enverroit le sieur de Hautefontaine avec moi , qui les y disposeroit de sa part.
De l'asseurance qu'il nous donnoit qu'il les y trouveroit tous portés , nomnieement les siears Dubois de Gargroy, Duparc d'Archiac> de La Ciiappeliere.
De la Ëice contraire que nous y trouvasmes, mesme et la boutade qui nous feiit iaicte par le sieur Dubois des le soir.
£t le lendemain matin , en ce que pour firustrer les offires de B(f. de Rouvray, qui estoient conditionnelles, sçavoir : pourveu que le cercle ne se tinst, on lui donna toutes ses formes sans en parler aulx députés d'Anjou, que j'avois menés avec moi.
De l'estrange traictement faict aulx députés d'Anjou psfT tout ce sqour ) èt cmitinuels rebuts, mesme jusques à mettre en avant , en examinant leur pouvoir , qu'on avoit mis en avant le iils au lieu du pere. ^
Cause que voyant le chemin- que prenoient les af« faires, veu ce que m'avoit dict M. de Rohan, je jugeai qu'il estoit emporté par les violences d'aultrui, et qu'il y fa\loit remédier; dont s'enisuivit qu'après avoir com-
muDÎ^uë anee M. le umr^ el ^^Iqaes uùp de mes amis, les député de la ville, et ensuite tout k eorps,
jQigWfuit; àv^c leâ daputééî ci Anjou ^ ce qui eut tel poids que ^le cercle feut h>nipeo , sauf à se retourner daos le mois pour juger par ferme de fomple confidence ^ a'il y auroit çoatiere d^ coutentement ou uon.
De la Wure que ffsscrivis à M* de Rohm, pour le conjurer encores de venir avant ceste conclusion , la«* qucslle siçur de j^i^utefonUme ne teut d advis de lui enYqyery pe^ir œ q«e la eoippaignie y estoit du tout cpntraire.
De la lettre qu'il in'escrivit , we pryant de ne m'of* fionser poinct du pe|i de contootcflaenl que j'airois trouvé
en quelques ungs, et de ma response, que cela ne me perçoit pas ia peau , et ne me r^ndroit jamais moins soigoeuK de non debvoir, ni vora le publie, ni vert
lui; et de ce pas repris mon chemin vers Saulmur.
£t sur tout cela n'oubliera au^, a'il lui plat&t ^ non ponr la dirai, mais pour en fiure jugement, le prqDOS à moi teneu par M. Duverger Malaquet concernant le aieur Duboia.
Aum que , parMint de. La EocheUa , fesjcrtvis nne lettre k h royne, par laquelle, remettant le surplus sur M. de Rciuvmy 9 je la anpf liai de ^^vertir en prompts effects les bonnes paroles qu ello aveiit mises en sa bpuche.
1M plus est p.r]fé des se acHUihivenir dc; la semonce de VM. te$ député genmnh & ce'uk d*Ânjou , de tenir
la main contre les vi^iens mouvemens qu'ils apper-
çoivent ; q^'i\ aura aoeii plus au long di^ M. Bou-
De la despesche que je lui fis ledict si«ur Bouc)4^eau, el l'ioatruction que je biî donnai fort
parjliculîere, et des rcsponses 4U1 lui lauréat faictas.
De celle que je faisais fiar Portau audiet sieur Bou* chereau, que M. de Rolian sa feit bailler par le sieur de La Biviere de Saisot Jean ^ et Touvrit.
En laquelle ayant trouvé celle que la royne m'escri* voit y responsive à celle que dessus, où j'exhorlois sa majesté à faire voir au plus tost les eflEBcts des bonnes paroles qu'elle avoit mises en la bouche de M. de Rou* vray ; et icelie me respondoit simplement qu'elle suivroit mon advis; sur quoi la copie en feut envoyée au eerele, puis par toutes les Eglises, par un seing indi* Cible f avec ceste glose : qu'il paroissoit par là qu'il ne tiendroit qu'à moi que les Eglises ne feussent sali»faictes, puisque la royue suivoit mon advis.
Et notera qu'encores que la lettre sur laquelle ceste response m'estoit fiiicte leur ait esté représentée, ont continué encores ceslc calomnie; et tout de frais le sieur Dubois au synode de Bretaigne.
Des eonsequenoes qui s'en tirent , que j'avois pAé gagné par 3o,ooo escus et ung estât de mareschal de France; et trois mois après mes pensions ne m'ont pas esté rendeues.
De Tescrît publié à La Rochelle contre moi et les députés d'Anjou, en haine évidente de moi, et de toute la procédure teneue en leur éndroict , que H. Bouchereau lui aura discoureue.
Du soiag que j'ai, nonobstant, tousjoufs continué d'esdrire en court en faveur de ses afikires, lequel ccuIk qui en ont charge recognoiss^t n'avoir esté inutile.
De bi sobriété que j'ai observée, an Heu de leur li« cence, n'ayant, quelque subjcct que j'en eusse, jamais rien escrit au préjudice de M* de Rohan.
Du poinct oîi je fus sur sofi affliction de despcsch^r