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■vers lui lorsque je sceiis qu'il faisoit remuer la lettre de M* Bouchereau au synode de Bauge , ce que pour la conséquence j'avois tasché d*esteindre par rentremise de MM. Merlin et de Loumeau.
Des propos du sieur Dubois au synode de Bretaigne, menaçant de &ire censurer M. Bouchereau au synode national , pour sa lettre; et les députés d'Anjou de leurs coniportemens à La Kociieile.
De ia disjonction &icte par son entremise des synodes de Bretaigne et d'Anjou, et resolution de M. de Roban d'exclure l'Anjou du cercle, chose qui ne sent pas le désir de reconciUation; et s'y poarroienbadjouster pl«i* sieurs actes et propos semblables.
Surtout est requis M. Durand se soubveuir que l'affiiire de M. Bouchereau faict bonne partie du fmÎQt de son voyage.
Aussi que ja réconciliation n'est ni utile m durable, si on ne convient des conseils pour la direction de nos
Eglises, dont je me suis ouvert amplement à lui.
Du juillet ]6i 3.
CXXIL — LETTRE DE M. DE SEAUS
ji M. Duplessù.
MoflSi£UR, le succès de la guerre d'Italie i^poud au jugement que vous en avës fâict; car la royne eut advis certain hier au malin qu elle s'est terminée en une paix, suivant les conditions de l'accord, doiH je vous avois adverti , aulxquelles le duc de Savoye satisfaisant , aura maintenant rendeu les places qu'il avoit prises; mais seulement aulx ministres du roy d'Espaigne et deTempereur/et non pas au duc de Mantoue; tou*
LETTRE DE M. DE S£4U$, «te. ^S^ tesfois je ikn doubterois qu^ils les missent incontinent entre les mains de oelui ci^ comme doibYent^ et disent qu'ils feront, si ce n'estoit leurs bonnes coustumes, qui donnent occasion de craindre tousjours qu'ils se veuillent approprier ce qui est en leur bienséance, encores que ceci soit peu de chose pour faire une SI grande injustice. L'on attend de voir comment ils en useront j et dans quattre ou cinq jours Ton en sera esclairci. Cependant leuis niaiLStés ne changent rien aiilx/ préparatifs qu'elles avoient faicts, croyans qu'il sera assés à temps de le faire quand «elles auront Tisseuc de cest affaire et de la procédure des iispaignois, puisque aussi bien il y va de peu de, despeuse. dUd^ptage, Seulement pourjêrspulagement du peuple elles ne feront poinct advanoer les compagnies de gendarmes Jes plus esioingnees du . rendes v^us* Voilà .pour ce qui est du dehors. Quant au dedans, la royneni^a tesmoigné avoir contentement de ce que je lui ai dict qiie vous m'en mandiés, et plus encores.de ce qiie sa majesté sçait que vous contribués, au : bien des affiiires, en la conduicte desquelles elle seroit bien aise de suivre vostre advis , touchiant les cboses promises ; et c'a esté et est encores son inclination. Mais il y' en a quelques unes dont elle ne peult pas haster l'exécution comme elle vouldroit bien , pour d'aultres considérations d'es* tat , si importantes à tous les subjects du roy ensemble^ que. ce retardement doibt estre pris en bonne part de ceulx au préjudice desquels il semble qu'il aoit, et ne l'est pourtant pas en effect, puisque le bien commun de .(Qus est le leur, voire par préférence à celui qui leur est particulier. Sur quoi je vou$ supplie c^o .vouU Ipir faire considération , et d*y user de vostre prudence et afif^ction acçoustumoe , comme Iqs bannes intentions
• a8a LETTllE m M. DE SEAUS
de sa majesté et l'estat qu'elle faict de tous k méritent. Le roy a ung peu mai aulx dents, et Ia royne s'est &îet
saigner ce matin, etc.
Du 3 juillet i6i3«
CXXIÏI. ~^L£TTR£ D£ M. D A£RS£NS
J! M» DuplessiSn
MomiBua , j'ai receit les vostres du 8 juin , et vous
ai infinie obligation de la prospérité que me souhaités en mon voyage , lequel je fais estât d'entreprendre dans quatife ou cinq jours, n'ayoiil esté reculé qu'à la pryere de la royne, qui a désiré voir arriver M. de Aefuge devant que de me congédier. Ma présence ne servira de gueres à donner meîlieure information à nostre estât des choses qui se sont passées depuis rassemblée teneue à Saulmur; car mes lettres en ont souvent finct le debvoir et suffisamment représenté quelles ont esté vos intentions en ces divisions; de sorte que vous rapporterés tousjomrs ce tesmoignage de nostre pnUic, qu^on n'a fiiilli qa*aatant qu'oft n'a pas suivi vos* conseils. Si de surplus je suis capable d'esclaîrcir enoores quelque doubte, ou de renverser rimpudenee de- quelque artifice , je serois bien ingrat si je manquois à cest olïice, duquel vous me ferés beaucoup d'honneur de tous reposer entièrement en ma dilîgenee et créance. Vous avés hormais veu M. Durand , et appris le subject de son voyage , qui tend pour lever les divisions que malicieusement on a faict naistre entre les grands. Si ce desseing réussit, il n'aura pas peu uliltuuent travaillé pour les Eglises. Toutesfois je n'ose me promettre tant de bien de son entremise, le consi*
deimt d'ailleurs trop porté à seconder le» ioterests de son frère; aultrameiit c^eit ms doubte ^ue M. de
Rolian peuit tirer plus de support de voi»tre amitié que vous à» ia sieiuie. I/'estat de» i^Jiim a beaoiiif 4*iuie harmonie el concorde de tout son eorpt en ce terap3 plus que jamais, qu'on semble buttés à entreteoir oea m^l^tendus , pendant que Je parti de Rome 9*^Smiiit dans Tauctorîté d^ affaires, à quoi ne doibt f^iiTfl ^tacle ni del^i l'imprudence que commettent ]4asi<{W9> de noa gnand»; tous an cooiraire dnib^ent Qcmapirer pour conserver l'ediot et Testai , en rendant i'<4t«is^ce entière à leurs majestés ^ qui est la maxime aur laquelle yous fondés aagewient voa namieih* Je sçais que vous avés parfaicle cognoissance de nos jalousies qui travaillent la court , et combien se recognoissent foibles cenlx qui par leur retraite avoient pensé se fefre craindre; ce qui m'excusera de vous en dire aultre, sinon que je ne vois rien d'assés solide pour esbranier le repos de nostre minorité. La guerre de Savoye a pris fin par la médiation de Rome ; ceste couronne, en l'ac- COflimodement, n*a eu part que la despease ; encores pittificto elle beaucoup que oest orage s'est cabné à ai peu de frais et de suite. En Allemaigne tout est paisible; mais si le roy de JÛUuuen^arck ne relascbe de ses «aaetîona au paasage dv Sund, il y a danger que nos
peuples, et la pluspart des villes anseatiques, ne se vpyent eoi^trainets de lompre. avec lui ; de quoi nous à&tendoa» resclaircissement au premier jour; car on lui a escnt, pour la dernière fois, en termes qu'il lui eêà> ai^ de coguoistre à quoi lea volontés sont portées* On ne se plainot pas, encores de nostre ligue £ucte avec ies princes de runion de rAlleuiaigiie, d'autant qu'on allliand la \m^m de M. de Reiuge» du rapport
a84 LtTXlii: i>L M. D'AERSEiNS
duquel on veult entendre en quoi noiïs avons &iUi. Bien se mescontente on desjà qu'avons précipité ceftfe negotiatioD sans en donner communication à la roj^ne, j qu'après la conclusion. Il seroit à désirer que sa majesté en voulust estre; mais jnsques ores elle a ereo lui importer grandement de neutraliser. La seigneurie de Venise a trop de craincte de l'Ëspaignol, qui lui est trop' voisin, pour oser convenir d'aulcune confédération avec nostre republicque; neantmoins |e tiendrai la main à ce qu'elle en soit iterativement requise; car vostre .idvis est prudent et solide. Quand je serai en Hollande, j espère vous escrire souvent , et vous donner information des occurrences de delà, etc.
De Paris , ce 5 juillet 161 3.