‹ Mémoires et correspondance de duplessis-MornayChapitre 64 sur 142 · CXLI.— ^LETTRE DE M. DE ROHAN · texte numérisé non relu

CXLI.— ^LETTRE DE M. DE ROHAN

A M. Duplessis.

MoKSixUK, j'ai receu vostre lettre que M. Durand m'a cbnnee. Je fuia fort aise qu'après quelque discoiH tinuation vous me promettiés derechef vostre amitié Vous avés assës expérimenté ma franchise pour ne dottbtèr de moi , puisque je vous oSse de notivelm mon service, car je ne suis a&sés dissimulé pour promettre ce que je ne veulx tenir. Pour mon but, il n'a esté et ne sera jamais que pour la gloire de Dieu et le bien de nos Eglises, et la tranquillité de cest estât; mes actions en ont rendeu tesmoignage jusques à présent; et s Padvenir ma résolution est de convenir avec ceulx qui feront marcher les biens pubUcs avant le& leurs particuliers» Pour ce qile c'est avec ces gens là que la fide* lité et le courage se renootitrent , je m'asseure que vous voullés estre de ce nombre. A la première veue ToD s'esclaicira dadvantage, etc.

Dttsd jaUlft 161 3.

GXLIL — ^LETTRE

De nùubùnâ la maresekxik de F&vaqwts

a M. Duplessis,

MoNsrinm , si je n'estois bien asseiiree que vous ne VOU& arr€&t€s pas aulx, apparences, j'anrois une peur cruelle que.mon silence vous eust faict entrer en double de mon zel@ à vostre service; mais sçachant de quel eg{Mrit vottft estespoussé vers ce qui vous honore comme moi, je me .promets comme une des plus grandes consolations que j'aye eu depuis un grand espace de tempe, la continuation de l'honneur de vos bonnes grâces et le pardon de mes faultes commises sur les grandes plamctes que j'eusse eu à vous faire pour la suite de mes misereSf dont j'ai bien mieuU ftimé me taîre que d'esclater sur le subject d'une si juste douleur que 1^ perte de ceste place si mai à propos , et qui m'a pensé couster la vie, comme j'ai esté long temps à

rexlremité sur ce subject. Maintenant je suis à la suite de l'efFeci des promesses dont je ne veuix ppinct doubler, quelque' peu d'apparence quil y ait eu jusques ici, puisqu'une si grande royne et si relligieuse de sa parole prend nostre cause en mains pour cela. Car des ministres de Testât, oe eeroit se plaire fort à stf tromper soj inesmes , que de s'y arrester fort et de ne juger les délais ennuyeux dont ils s'aideiït, et particulièrement véra moi qu'ils remettent k revenir à id fin de Tannée à me faire quelque raison; et ainsi je m'en vas voir mon mari, attendant ce temps là, d'où je vous esérir'ai plus h loisir et librement que d'ici, étc.

Du 26 juillet 161 3.

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