LETTRE DE M. MARBAULT
CLXXIli. — * LETTRE DE M. MARBAULT
ji M, Diiplesjij,
Monseigneur , je vous ai escrit si amplement par ung hooDeste homue deLoudun,qui est particejourd*hui , que je ne sçais qu'adjouster par celle et. M. Langlois a vérifié sur les comptes des aides de Saulmur, OÙ vous n'avës i craindre. Ce matin , on a parlé chés M. de Thou du foict de Poussauges , ou estoit le seî* gneur du lieu et Fevesque d'Angers. Ils ne croyoient pas que nous eussions droict par Tedict, et ont acc{uiescé; mais pour ce qui est du faîct de la trop grande proximité du temple ancien, et que c'estoit sur partie du cimetière, ils ont teneu bon; et toutesfois M. le comte de Caravaz s'est offert de porter les frais de ce qui s'est desjà faict, en cas quil falleust changer de lieu; et tous les deux de s'en remettre à vostre juge* ment, ou de M. de Rohan, séparément ou conjoincte» ment L'evesque regrettant qu'ils s'y feussent engagés si avant, et croyant qu'ung arrest leur peult sauver leur honneur plutost que de se dédire , à quoi il offre consentement, ne croyant pas que ce feust chose si affectionnée. Mais M. de Thou s*aheurte à maintenir * pour l'auctorité du roy le. jugement du presidial de Poictiers ; ils ^n sont demeurés là* Pour celui du lieutenant civil contre nostre baSIiment de Gharenton, ils recognoissent que messieurs nos députés ont esté fort mal assignés ; mais ce renvoi s'estant faict par eulx eo secret, ils ne scavent comment s*en développer; et vouUoit M. de Thou qu'on nous feist cependant défense de hastir. Comme sll ne nous estoit pas permis
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de ce faire sur nostre fonds. Du reste , ce lieu nous e&t baillé en la place de celai d'Abbon, c'est à dire poyr premier lieu de bailliage, et par conséquent noiis sommes fondés pour les petites escholes. M. le président Jeannin n'avoit rien seeu de cette diican&efie et
s'en est mocqué^ etc.
Bu. 3i aoust i6i3.