CLXXXVIIL—* LETTRE DE M. DE ROUVRAY
A M, Duplessis.
MoNSUEUR, j€ ferai response par celle ci à vos deux lettres dernières, dont j'en ai receo i*une à te soir, et commencerai par vous dire le regret très amer que j'ai de tout ce qui s est passé , blasmant miimment Tentremetteur qui me réduit à ne plus sçavoir de qui m'asseurer. Je plains infiniment vos justes ressentimens, et loue grandement la prudence que vous ap« portés, nécessaire et au public et au particulier, et de laquelle par conséquent il ne fault pomct départir. Le rapport que nous a faict M. Durand de son voyage a esté une protestation fort ^mple ^ que toutes choses estoient le nieulx du monde. Ici il est ainsi cren , et a esté escrit comme cela de Poictou par Laiorcst; MM» les ininislres de Testât tesmoîgnent estre «atisfiucts, et ma esté dict par quelques ungs d'iceoix qu'ils estoient bien aises que vous comniuniquassies avec MM* de Eohan , aseeurés qu'ils sont de vos mouvemens. M. de Bouillon en tesmoîgne aussi estre satisfaict, s'en promettant une approche générale de tous. Voilà en peu de mots ce qui m'a paru, jusques ici , des aentimens ds ce voyage. Quant k n^oi , j'estime cela fort à propos, mais non que parmi nos Eglises il ne s'y voye une asseiiranœ pour tous d'une si estroicCe correspondance , d'autant que cela peult avoir diverses suites; et en ces incertitudes, il esta propos que vous demeuries en lel poinct que vous ne soyés poinct en peine de détruire les impvessiotis que vous auriés données vous mesmes. Il y a une inliiute