‹ Mémoires et correspondance de duplessis-MornayChapitre 99 sur 142 · CCXV. — LEITIIE · texte numérisé non relu

CCXV. — LEITIIE

De messieurs de Berne à M. Duplessis.

Noble, magnifique et puissant seigneur, les seigneurs d'Ërlach et Steîn, barons de Spietz et de RoUe» nos très chers et bien aimés conseillers, nous ayant remonstrë qu après avoir jusqu'à présent faict suivre es bonnes lettres leurs deux fils, exibiterés des presbtres pour les élever et advancer au chemin de la vertu et bonnes sciences, ils auroient pris délibération, veu la grande et singulière renommée que vostre académie de Saulmur a acquise par vostre grande érudition, industrie, auctonté.et soing particulier de la bonne, instruction et advancement que la jeunesse y reçoit, en tontes sortes de vertus qui y reluisent, de les y envoyer, en^ nonobstant qu'ils ne fassent aulcung doubte qu'ils ne soyent les bien receus, et par vostre faveur assistés et advauces pour parvenir au but auquel ils doibvent tendre, qui est de pouvoir en leur temps servir Dieu et la patrie; nous ont requis et pryés de les \oulloir accompagner, de lettres de recommanda*"

LETTAË, eio. 44^ lioiis è vous adressantes; ce que ne leur avons deii refuser, pour le singulier contentement que nous, recebyons du soing qu'ils ont de faire gouster la vertu à leursdicts enfans; et pour les quotidiens services que lesdicts nos conseillers rendent à nostre république, estant d'ailleurs en lieux de donner tous moyens, assistance et aide aLil\ riostrcs pour leur proGct, et singulièrement en tel louable subject; et à cest eflect nous tenant asseurë de vostre &veur , bienveillance et singulière affection que vous avés tousjours tesmoigné porter à ceulx qui se sont addressés à vous de nostre part; vous pryons affectueusement qu'il vous plaise recevoir les deux jeunes fils, nos bien aimés bourgeois, en vostre bénigne surveillance et conduicte, afin que par le moyen de ceste bénigne réception, faveur, aide et addresse, ils puissent percevoir la vraie nourriture de l'esprit, et ainsi parvenir à vertu et science, ainsi que nous nous promettons d'eulx, dont nous' demeure* rons de plus en plus, comme aussi leurs pères et parens,* obligés envers voûs, et le i^emeriter es occasions qui se présenteront, etc.

Du 5 novembre 1 6 i 3.

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