LETTRE II
La mm'quiae de Courcelles à Du Jkfulay,
Athée, le 19 octobre 1675.
ue faites-vous , Monsieur? Ètes-vous retombé dans un enchantement pareil à celui que je vous ai vu à Verpillières? Avez-vous trouvé en votre chemin quelque chose qui vous occupe assez pour vous faire oublier tout ce que vous m'avez promis? Qui peut, en effet, vous empèdier de m*écrire et de faire votre devoir dans un temps où je fais si bien le mien? Mandez-le-moi
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sincèrement; je suis déjà toute disposée à n'accuser que ma destinée de ce qui peut m'arriver de fâcheux là-dessus ; et après ce qui m'a paru de vous et ce que j'en ai appris par le monde, vous ne sauriez être malhonnête que parce que je suis malheureuse. Cependant j'irai toujours mon chemin. Je partirai mercredi pour Chambéry sans avoir vu qui que ce soit au monde que le Président. Si j'ai de vos nouvelles et que je ne puisse demeurer là en sûreté, j'entrerai dans un couvent, sinon je me mettrai à la merci du duc de Villars *, et peutêtre à celle de mon persécuteur, ne pouvant faire mieux. Je vous envoie une adresse pour vous en servir jusqu'à ce que je vous en aie donné une autre, car madame de Lusigny saura toujours où je serai plus tôt que vous , qui eh êtes plus éloigné. J'ai déjà eu des nouvelles de Ligron ' par un exprès. Gela est bien étrange, que le plus paresseux de tous les hommes ne le soit pas tant que vous. Il est fâché de ne vous avoir pas vu à Château-Villain en vous en retournant , et tout ce qui y est s'en prend à votre empressement de retourner à Paris.
I. Nous ayons dit que Villars était Tonde de madame de Courcelles, et son héritier au cas oii elle fût morte sans eùfants.
a. D'autres manuscrits disent Lignon.
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BILLET
La marquise de Courcelles à Du Boulay.
st-il possible que vous soyez à Athée, et que je vous doive des remerciements après m'étre préparée à vous accabler de reproches? Quel heureux changement pour moi! Venez dîner ici avec madame de Lusigny ; amenez la religieuse, et nous nous en retournerons ensemble à Athée. Apremont * ne saura rien de tout cela. Je vous attends avec l'impatience que vous pouvez penser.
LETTRE IIL La marquise de Courcelles à Du Boulay.
Genève, le 8 noyembre 1675.
e suis ici depuis mardi. Je n'ai pu trouver plus tôt d'occasions de vous écrire, parce que le courrier ne part que deux fois la semaine, et qu'il sortait comme j'entrais. Je ne suis pas encore