LETTRE XXV
La marquise de Courcelles à Du Boulay.
n dit que vous êtes parti. Est-il possible qu'après m'avoir offensée au point que vous l'avez fait, vous vouliez encore que je vous demande
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pardon? Bon Bleu, quelle injustice! Cependant je ferai tout ce que vous voudrez, et pourvu que je vous revoie, j'avouerai que j'ai tort, et vous ferai toute la réparation que vous pouvez exiger de moi. De grâce^ monsieur^ revenez, et ne refusez pas un jour à une personne à qui vous avez promis tous ceux de votre \ie.
BILLET
La marquise de Courcelks à Du Moutay.
^ e ne fiais où vous êtes ; j'envoie de tous oôtés. Au nom de Dieu ! revenez ici . Si vous êtes seulement las de mon commerce, finissez- le sans me désespérer par un départ si bizarre que celui-ci. Si vous voua trouvez outragé, donnez» vous le plaisir de me venir accabler de reproches. Ehj mon Dieu! un moment de colère est-ce un crime irrémissible? One n'ai-je point essuyé mille fois de la vôtre? Quitte-t-on une malheureuse sans lui dire seulement pourquoi ? Où sont toutes les paroles que vous m'avez données? CM est cette tendresse à Tépreuve de tout? Et ail ètes-vous vous-même? Quel changement! quelle dureté! Que ne vous liais-je autant que je le croyais hier \ Revenez, au nom de Dieul revenez ^
Correspondance. i6i