‹ Mémoires et correspondance de la marquise de CourcellesChapitre 50 sur 81 · LETTRE XXVII · texte numérisé non relu

LETTRE XXVII

La fnarquise de Courcelles à Orégorio Leti.

Paris.

n page à njpn service , qui vous a " vu à Genève, m'apprend ce watik qu'il vous a repicontré et parlé, et (^ vous l'avez chargé de trois chose»^

r LETTERA XXVII. *■■

La marche^ di Cornai a Grt^ri». Lsti. ,.^ ' Parigi.

a un mio paggio che V ha vistÉ-in Oeneva, mi % Btato riferito qnesta fna^gia d'averlo.riiicontratOf « parlato, con il H$borto di tre avticoU , 'ià domanda corne io mi portassi in |>rlgione, cil' erano gik otto giorni ch' eW^te in

Correspondance. i63

Vous lui aY«z demandé si je me portais bien en •prison ; vous lui avez dit que vous étiez en ville depuis huit jours, et Tavez prié de me souhaiter le bon soir :.tout cda est très-bien; mais il me semble qu*en raison de notre vieille amitié, je mériterais quelque chose de plus de iiupolitesse de M. Letf ; je n'aurais jamai» cru qu'il put rester huit jours à Paris sans en dé-

^ rober un à des affaires pour me faire visite, et je ne la veux pas de moins d'une journée, bi^ ^ue les jours soient longs, me flattant de la ^mériter telle de son amitié; mais il y a une autre raison que vous avez oubliée , et que je me rappelle très-bien, parce que j'y ai A graild intérêt. Souvenez-vous qu'un

^•jour^ Genève, vous m'avez demandé si dans ma première prison je recevais souvent des visites, et que là-dessus vous m'assurâtes que, de

^ tontes les bonnes actions, celle de visiter 1^ -

V elttiinl<|ie dovesse darmi la bnona sera. "^11110 bÙl bene, ma ^ ' wnàfare che rtopetto alla nostra veccbia amicizia , meriterei ,4«iûche cosa di pih dalla gentilezza del slgnbr Leti. Non ' «rerei mai erednto che fossé per restare otto giorni in Parigi , senza mbbame nno d' otto a' snol affari , per famé a BIS dono eofi nna nft visita , che non la prétende pih corta 4r%na gionsta, bénehë gnnêi li giorni , persnadendomi di ^ meiitarla taie dalla sna amorevolezza. Ma vi è on' altra raflone, délia qiille se esaa se n'^ scordata , tanto pih mi sov- TioM a me, ete nete maggiore interesse. Si ricordi che, ■rasiisiBl iJil wÉl(''in Gênera, nn giorno, se nella mia prima piglonia ricerevo spesso visite, sopra a tal discorso mi sess, tr» tntte le bvone opère, qnelhi di visitar li pri-

l64 CoHaKSPOKDANCE.

prisonniers n'était pas la moindre. Venez donc mo voir pour faire honncu!" à vos bons senti» ments, ou au moins pour me consoler de la mort de mon mari, et vous aurez la gloire, avec un rourl comptinienl, de m'avoir bien disposée à la consolalion.

Je ne suis prisonnière tpie par ma volonté; j'ai trouvé que cela convient à mes intérêls pour mieux ménager ma réputation ; el^ après avoir été justifiée en prison môme par une honorable sentence, je pourrai réclamer ma dot que mon mari a dissipée en grande partie; pourtant vous pouvez croire que vous me trouverez plus gaie que jamais.

Si ce nom de prison vous fait peur, je suis sûre qu'après m'avoir vue dans ma prison et contente, vous en sortirez en bénissimt votre

^îonlcrl non cra tuferiore ad aluuna deU' ultre; rnl vengtt dnnque ii vuderft per ïson far fal»l taU Biioi aentimenti » o per lo mena per cnnsfûlanni délia mortu dcl mio maritû, ed In cbe havcrii la gloria d'avesrmi con lireve campUrountu inolto ten diapost* sk taie conaolazione.

lo non wuno pr!gioni<îr& cho M inia acelta , trovtttu cbe cos\ convenîvft a' mîei inttressil^ per a^ilvar nieglio la mia ripiitâ2\one, con nnn aentensa onorev<jle ; dcpo giastitîe&ta nelle pTlBÎoni iates&e , e p«r poter rîchlamarc flclU rai» dote, clic dal ralo marlto se n't iliâ^iitiatii In gran parte, che perîi pub credere ctie mi troverk pib aUegta dl quell» fui mal.

Se questo nonie dl prlgione vi 1U paur», sono steura cb« Tedcndomî prigloulem , e roatento, nel rltornarsene bcucdîrii la aua vialta: 1' aspctto per poter, da sola a aola, r»o-

Correspondance. i65

^site ; je vous attends, et, seule avec vous, je vpus raconterai d'autres particularités de ma vie avfec cette confiance qui me rend votre ser vante.

SiDONIA DE LeNONCOURT.

. con&rgli altre psrticolarità délia mia^vita , e con quella confldenza che mi rende Vostra serva , *

SiDOKIA DB LENONCOUKT.

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