‹ Mémoires et correspondance de la marquise de CourcellesChapitre 9 sur 81 · I. Titre affecté aux comtes de Soissons · texte numérisé non relu

I. Titre affecté aux comtes de Soissons

2b Notice.

Au bruit qu'ils firent en arrivant, madame de Gourcelles et moi les primes pour mes ennemis, mais la frayeur ne nous troubla pas si fort que nous ne nous avisassions d'un excellent expédient pour nous cacher. H y avait à la grille de notre parloir un trou assez grand pour faire entrer un grand plat, par où nous n'avions jamais songé jusqu'alors qu'une personne pût passer ; nous y passâmes pourtant toutes deux ; mais ce fut avec tant de peine, que M. deMazarin même, s'il eût été dans le couvent, ne s'en serait jamais défié, et nousauraitplutôt cherchées partout que dans ce parloir. Nous connûmes bientôt que nous avions pris l'alarme à faux, et la honte que nous en eûmes nous fit résoudre à rentrer par où nous étions sorties sans en avertir personne. Madame de Gourcelles repassa la première aisément ; p6u|* moi , je demeurai plus d'un quart d'heure comme évanoui© çntrç deux fçrs, qui me serraient par les côtes , sans pouvoir avancer ni reculer ; mais quoique je souffrisse étrangement dans cet état , je m'obstinai à n'appeller pèrèônhè à notre aide , et madame de tk)urcelles me tira tant qu'elle m'eut; je fus remercier tous ces Messieurs , et ils s'en retournèrent après avoir plaisanté quelque temps sur l'équipée que M. de Mazarin avait faite pour ne rien prendre '

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