CCCXLV. — M. DE MARTICSAC AU COMTE DE VILLÈLE
« Monsieur io comte, l'affaire des Portugais est devenue une alTaire sérieuse; je ne crois pas cependant qu'elle doive nous donner une véritable inquiétude. Il parait certain qu'il existe un traité entre le gouvernement constitutionnel d'Espagne et celui de Portugal, par lequel le droit de poursuivre les insurgés sur le territoire voisin a été réciproquement accordé. Si ce traité existe en effet, l'action des Portugais n'a rien de surprenant.il faut seulement savoir maintenant ce qu'ils feront à l'approche de l'armée française. S. A. R. vous communique son projet de lettre et vous explique ses desseins. Je n'ai dès lors besoin d'entrer k ce sujet dans aucun détail; mais comme il importe que vous ayez entre vos mains toutes les pièces de ce procfes, je vous envoie la traduction littérale de la note remise par la junte provisoire de gouvernement au comte d'Amarante, le 39 du mois dernier ;
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ce n'est pas sans peine qu'elle s'est décidée à cette démarche; mais enfin je l'ai obtenue.
" J'ai l'honneur, etc.
.< De Mahtignac...
'1 P. S. — M. de Souza est ici; il a quitté lo Portugal avec le comte d'Amarante. On m'a annoncé sa visite. S'il vient, je vous dirai ce qui se sera passé. »