‹ Mémoires et correspondance du comte de VillèleChapitre 124 sur 130 · HAÏ U · texte numérisé non relu

HAÏ U

traiter avec nous et sir Charles Stuart des meilleurs moyens politiques pour consolider en Espagne l'ordre et la paix, que l'armée de V. A. R. est au moment d'y rétablir. Si ces ouvertures sont accueillies, notre intention est de chercher à faire adopter, par les autres gouvernements, les vues sages et désintéressées de la France à l'égard de l'Espagne ; d'y faire adopter, comme base de la conduite générale, ce qui sert à diriger la nôtre, savoir : cessation de toute hostilité aussitôt la délivrance de Ferdinand, secours et protection à son gouvernement, accordés pourvu qu'il consente à une amnistie convenable et à l'établissement de garanties suffisantes à la sécurité de ses peuples.

« Il est difficile, sans doute, d'amener promptement les ambassadeurs à se réunir. Chacun voudra consulter sa cour. Il sera plus difficile encore de les faire s'entendre sur certains points de la conclusion. Mais comme il faudra toujours finir par s'expliquer sur ces objets délicats, comme il importe que les généraux espagnols, réduits au désespoir par un refus trop tranchant d'écouter leurs propositions, ne préparent plus d'obstacles encore aux opérations de votre armée; comme il est surtout très politique de ne pas refuser tout concours de l'Angleterre à la délivrance de Ferdinand et au rétablissemenldeTordre en Espagne, nous allons essayer, sans trop nous avancer, de nouer cette négociation ici, pendant que V. A. H., exactement informée de tout ce qui se ferait à Paris, continuerait en Espagne à y préparer, par le succès de ses armes, l'accomplissement par la force de ce que la négociation ne pourrait obtenir.

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« n est six heures, je finis en présentant à Monseigneur l'hommage, etc.

" J"deVillèle.

« P. S. — M. Casa Irujo est parti hier. M. le duc de San Carlos part demain. »

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