‹ Mémoires et correspondance du comte de VillèleChapitre 3 sur 130 · L:,q,t,=c.oïGoogle · texte numérisé non relu

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que celle que nous avons suivie. Nous connaissions depuis longtemps, par nue expérience pratique, ceuxdonlil s'agissait, eL nous pouvons dire, Corbière et moi, que nous n'avions cessé de tendre au bon accord avec eux , autant que nous l'avait permis l 'intérêt de la cause que nous défendions depuis 1813. Nous avions souvent tenté de prévenir les divisions que le caractère personnel de M. de La Bourdonnaye l'avait sans cesse porté à fomenter dans nos rangs. Chez plusieurs autres de ceux que recommandait M. de Chateaubriand, nous avions trop souvent constaté des dispositions, des opinions, des sentiments, en divergence si complète avec les nôtres, en opposition si directe avec les intérêts que nous voulions servir, que nous ne pouvions en conscience nous prêter à ce qu'on réclamait de nous dans cette circonstance décisive de l'essai que, pour la première fois, le Roi et le pays faisaient d'une administration royaliste.

Enfin aux plus prévenus nous dirons que, ce qui nous était demandé pour tous, nous l'avons fait avec un abandon complet pour celui-là même qui se chargeait de ces réclamations, M. de Chateaubriand. Nous avons obtenu plus tard du Roi, malgré toute sa répugnance, qu'il nous le donnât pour collègue, et il finit par contraindre Sa Majesté à nous ordonner, après le rejet de la loi des rentes, de lui signifier son remplacement sui-le-cbamp, afin, dit-il, de ne plus voir dans son cabinet l'homme qui nous avait trahis: ce furent les propres termes dont il se servit alors.

Peu de temps après, on vit M. de La Bourdonnaye dans le journal l' Aristarque, et M. de Chateaubriand

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