PREMIERS EMBARRAS DU H1HI8TËRE
avec des commissioDs prises dans les Chambres comme sousTEmpire, un danger politique depluss' ajoutaitaudéfautderépi'es,sioa,saQsdoDuerunegaraatieplus sûre. Quanta la liberté rendueà la presse dans le cas de dissolution de la Chambre des députés, elle était trop conforme aux principes de nos institutions pour n'être pas revendiquée par les Chambres, s! elle n'avait pas été accordée par le projet de loi. Les abus que l'administration de M. Decazcs avait faits de la censure, lors des élections qui suivirent la dissolution de la Chambre de 1815, ne permettaient pas de douter que la droite ne réclamât elle-même cette disposition, si les ministres s'étaient hasardés à uc pas l'insérer dans la loi.
En conlinaot les droits électoraux dans l'étroit monopole de la classe moyenne, peu propre à apporter aux affaires publiques lumière et désintéressement; en établissant, par une rédaction fallacieuse de l'article de la Charte sur la liberté de publier les opinions individuelles des citoyens, d'innombrables tribunes d'attaque journalière, de difTamation et d'erreur sur le gouvernement et les affaires publiques, le Roi et ses conseillers depuis -1814 avaient rendu bien difUcile, sinon impossible, la tâche si tardivement confiée aux nouveaux ministres. C'était en vain qu'ils apportaient un sincère dévouement au Roi, une abnégation exempte de toute arrière-pensée à la défense constante des véritables intérêts du pays.
Pour en finir au sujet des obstacles qu'avaità surmonter la nouvelle administration, il convient d'observer que la majorité qui l'appuyait, accoutumée à
l'opposition depuis six années consécutives, en avait contracté l'habitude et devait en conserver plus ou moins les allures et les dispositions. Jois'nez à cela qu'elle était composée d'hommes indépendants par position, libres par sentiment, intéressés à ménager la fortune publique, étant recrutés parmi les plus forts contribuables ; en même temps exigeants et jaloux, ce qui est assez le caractère des classes supérieures, et difficiles à maintenir unis sous un ministère qui ne pouvait se rendre même à de justes prétentions, tant les précédents cabinets avaient rempli tous les emplois de leurs créatures. Il restait peu de latitude pour leur donner satisfaction, à moins d'en venir à des déplacements qui n'auraient pas été suffisamment justifiés, ou d'attacher à des nominations nouvelles le cachet d'une réaction.
Il se trouvait en même temps que ces six années d'une opposition consciencieuse et basée uniquement sur la défense des intérêts publics, avaient appris à DOS adversaires tous les secrets de ce grand moyen de popularité et d'action sur l'opinion. Chose bizarre, ce fut des royalistes gouvernementaux que le parti libéral démocrate emprunta les préceptes et l'exemple des meilleurs et plus efficaces engins d'opposition : demandes d'économies ; réclamations en faveur de la légalité ; défense de tous les droits et de tous les intérêts généraux.
La nouvelle administration adopta dès le principe le seul moyen de lutter avantageusement contre tantde difficultés etd'obstacles. C'étaitde suivre une marche franche et nette selon les institutions données par la Charte, en dirigeant leur action suivant des
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