‹ Mémoires et correspondancesChapitre 18 sur 97 · LE MARGRAVE D'ANSPACH A SUARD · texte numérisé non relu

LE MARGRAVE D'ANSPACH A SUARD

« Monsieur,

» J'ai reçu, monsieur, avec bien du plaisir, les feuilles que vous m'avez envoyées. J'admire le choix judicieux que vous en avez su faire et me flatte que vous voudrez bien continuera me procurer un amusement aussi agréable qu'instructif.

» Pour ce qui regarde mademoiselle Rocour, je doute qu'avec toute son intelligence et ses dons naturels, elle eût pu, sans mademoiselle Clairon, captiver tous les suffrages d'une nation aussi éclairée. De tels phénomènes ont été rares dans tous les siècles.

» Au reste, monsieur, je remets entièrement à votre disposition ce que vous jugerez à propos de me communiquer: tout ce qui me vient de vous m'étant infiniment agréable par le cas que je fais de votre mérite et de vos rares talents.

» C'est de ce sentiment, que partent l'estime distinguée et la considération parfaite avec laquelle je suis,

» Monsieur,

» Votre très-affectionné,

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