LE MARQUIS DARGENSON A VOLTAIRE
« A Paris, ce 7 juillet l"3!t.
» Quelque chose me dit, monsieur, quil y a actuellement une lettre de vous pour moy en chemin, outre celle que vous me promettez de madame du Chastelet, par la vôtre du 22 juin i.
» Je vis hier Deont, il me dit celle quil avoit reçue de vous ; on a fait feuilleter les feuilles de L. Desf. ; on na point trouvé quil parlât comme on vous a dit. Jay même son tome XVII des Obserrations. Je ne les achète que quand le tome est complet, pour les lire. La dernière feuille est du 6 juin. Je vériffie la même chose de cette affaire là, Deont a vu L. D. f. et il a relevé ce que je craignois qui est la plainte de ce que la Gazette d'Hollande avoit trompette son désaveu, malgré l'intention du juge qui y avoit opposé une condition a laquelle nous nous sommes si justement refusé, tout ce que nous sommes de vos amis. Mais comme nous avions le projet du désaveu de L. D. f., et que ce projet prouvoit que la pièce avoit existé, nous nous sommes déclaré contents; nous lavons laissé échapper dans la Gazette. Le chat dort, pourquoi le réveiller? Nous avons tout pour nous ;
1 Date de la réception.
136 MÉMOIRES ET C OKHE Si'O.N DA.NCES
on vous a fait des excuses ; la renommée la annoncé au monde ; nous sommes contents. Si vous ne lûtes pas, vos amis le sont pour vous et pour eux ; cela vous suffit dans une affaire d'honneur. L. D. f. est flétri, a fait amende honorable ; on le scayt partout; il est content; il n'a point damis qui soient mécontents pour luy ; laissons le donc en repos. Après avoir exposé a Deont le tort que la Gazette fait à sa cause, Deont la appaisé sur cette plainte; il luy a dit comme le scachant de moy quand je vous en écrivis, que ce nétoit pas par votre fait que la Gazette avoit parlé ; cela tombera encore une fois dans le puis ; ne len relevez pas davantage, au nom de Dieu ; n'exigez pas que ce désaveu se lise dans les Observations ; cétoit, si vous voulez, le premier projet; mais ce projet était conditionnel. La condition étant rejettée, la clause n'est pas exigible.
» Au reste Deont me paroit à présent pleinement dans notre parti : il est pénétré de ce que nous pensons, selon ce qu'il m'a dit avoir dit dans cette occasion a M. Héraut sur l'énorme différence de vous et votre infâme partie adverse. M. Héraut vous aime assez ; ne vous attachez pas a ce qu'il pût vous écrire en réponse de votre lettre ; tout va bien, dès que vous ne troublez pas davantage le fond de l'eau.
» Mais, comme après tout cela, L. D. f. pourroit encore inséser dans la suitte dans quelque autre feuille de ses Observalions, ce que nous craignons et quon vous a mal dit qui y fût, je semonce mon frère dordonner tout de nouveau a M. Maunoir qui a succédé a L. Trublet pour censurer les Observations de ny pas passer la moindre chose qui ayt rapport a vous; et cela sera fait : ce nest qu'un renouvellement doidres plus exprès qui a déjà été donné, come vous scavez. «
» Vos approbations sur mon travail en sont véritablement le salaire et vont immédiatement après lexécution du plan sil est possible de le suivre. Je vous recommande plus que jamais que mon mss ne soit ny lu ni coppié de personne, et lu que de vous
el de madame du Cht. S'il étoit assez bon pour être sui\i. pour- (juoj le donnerions qous a nos voisins plus que le secret de la poudre à canon, quoy qu'il vise a de meilleurs avantages? Notre vertu nest pas assez avancée et ne le sera de longtemps assez pour nêtre jaloux de rien et pour ce parfait cosmopolisme (.sic) qui rechercheroit également le bonheur de tout le monde ; c'est bien assez que nous nous desabusions de chercher notre grandeur dans la ruine de nos voisins. Jaime Sidney autant que votre homme à lépitaphe ; il est cependant bien long a lire par toutes ses répétitions ; il démontre bien l'abus de la royauté héréditaire, mais quil y substitue donc une méthode meilleure que le scrutin de labbé de Saint Pierre, pour conférer toujours les magistratures dignori (sic) sans anarchie. Car de supposer que des électeurs seront plus incorruptibles que des roys et des ministres, c'est une pétition de principes et un cercle vicieux.
» Vous êtes plein danecdotes charmantes et que vous appliquez avec force et gayeté. Je suis bien content en vérité que mon système soit le vùstre, comme je le voys. Je me souviens que nous disputâmes une fois chez la baronne sur la prééminence de sappliquer aux beaux arts ou a la politique ; jentends de la véritable politique qui iroit a faire bien nourrir et bien vtstir le paysan, et non de celle qui va a tromper un ministre sur la petite clause d'un petit traitté pour une frivole garantie. Je vous soutins et je vous soutiendra} plus que jamais que la pierre et la charpente dun bastiment marchent devant la sculpture des appartenons. Avons nous épuisé toustes les perfections de solidité, pour aller aux agrémens? Ne sommes nous pas comme ces princesses de romans avec des pierreries sans chemise? Et cest laffaire du jour plus que jamais. Votre réponse a cette objection doit être que lun nempêche pas lautre, quon reprend le bastiment sous-œuvre, tandisque les peintres et les doreurs travaillent tranquillement aux cabinets : Et dailleurs, si ou remettoit le temps dorner a celuy ou toutle solidité seroit acln>
138 MÉMOIRES ET COH RESPONUANCEiS
vée, lart dorner seroit désapris et oublié. Le cardinal de Richelieu ressemblent a un pilotte qui avoit assez de courage pour orner son vaisseau pendant la tempêste ; il suffisoit aux deux. Colberty satisfit ancore mieux, mais ses orages nétoient que de
linquiétude et des... »
(Le reste manque.)
Cette lettre mit lin à toute réclamation ultérieure de la part de Voltaire. Ses amis étaient contents, pour lui d'abord, en cas qu'il ne le fût pas, et pour eux ensuite; Desfontaines, quoique flétri, l'était également, ajoute naïvement d'Argenson , et, s'il ne l'était pas, il n'avait pas d'amis qui le fussent pour lui; cela devait suffire, et pour l'honneur de Voltaire, et pour le repos de l'abbé. De part et d'autre on n'en parla donc plus.
D'Argenson profite de la circonstance pour se féliciter de l'accord qui existe entre Voltaire et lui, au sujet des vues politiques exposées dans son ouvrage, et pour exprimer sa propre pensée sur l'éventualité et la mesure de leur expérimentation. On voit qu'il aime assez ses théories pour en être jaloux, puisqu'il hésiterait à en faire présent aux étrangers, au préjudice de son pays. L'heure ne lui paraissait pas non plus venue encore de la fusion des peuples en un seul, et de cette fraternité universelle nécessaire à l'exécution de ses desseins. On était bien loin de là, chacun cherchant encore à établir sa grandeur sur la ruine de ses voisins. Il ne se fait donc pas d'illusions, et, pour ne compromettre ni son jugement, ni peut-être sa personne, il recommande le secret sur son manuscrit. Il aime Sidney autant que Vhomme à l'épitaphe (il appelle ainsi cet Anglais qui avait fait mettre sur son tombeau : Ci-gît l'ami de Philippe Sidney, et que Voltaire se pro-
posait d'imiter, en faisant graver sur le sien : Ci-gît l'ami de d'Argenson), il l'aime, dis-je, autant que cet Anglais, mais d'une autre manière. C'était plutôt le martyr de la liberté qui obtenait les sympathies de d'Argenson, que l'auteur des Discours sur le gouvernement, que l'homme qui voyait mieux que lui le côté pratique des idées, et qui en avait reconnu le chimérique à la faveur des révolutions auxquelles il avait été mêlé ; mais c'était le patriote que Y homme à ïépitaphe aimait dans Sidney.
Ce que d'Argenson dit encore de ses disputes avec Voltaire touchant la prééminence à donner à la politique sur les arts dans le gouvernement, est plus spécieux que vrai, ou n'est que relativement vrai. C'est le cas de tous les principes de gouvernement, quand on les assimile aux principes de la morale, c'est-à-dire quand on les propose comme également certains, également immuables. Il n'y a qu'en morale que l'homme puisse être totus teres atque rotundus. Aussi les objections de Voltaire étaient-elles justes, en ce qu'elles tendaient à concilier les deux principes de gouvernement à l'un desquels d'Argenson donnait l'exclusion, et l'expérience justifie Voltaire encore tous les jours.
Il ne m'a pas été possible de déterminer d'une manière précisela date de la lettre de La Condamine à Fréron, qu'on va lire, et de la réponse de ce dernier ; il ne me l'a pas été davantage de deviner quel est l'écrit dont il y est fait mention au commencement. On reconnaît seulement que cet écrit avait été soumis à la critique officieuse de Fréron, que Fréron y avait fait des corrections, et que
r'csl pour l'en remercier que La Gondamine lui adresse ce billet :
« 51 mars au soir.
» Je vous renvoyé vos derniers billets, monsieur ; je suis chargé de vous faire mille remerciements très-sincères. On m'écrit qu'on a trouvé ce qu'on cherchoit ; il en coûtera quarante francs pièce; mais si l'on avoit eu ce que vous avés, cela seroit déjà commencé. Puisqu'il n'est pas sorti de chés vous, et qu'il n'en a pas été besoin, il eut été mieux chés le brodeur qui avoit quelques corrections à faire. Quoi qu'il en soit, je vous prie de me le renvoyer par le porteur. On vous remercie des peines que vous avés prises ; cela vous en auroit encore causé à vous et à moi, et nous en voilà quittes. Pour le reste, je n'ai plus rien à vous dire, sinon que vous avés fait un bon marché avec Lambert, quand une des conditions seroit silere de novo Lucano, de ipsius adversario armorico omnibusque hujus adhœrentibus. Valc.
» Je ne vous parle plus du rhumatisme ; pour moi je suis toujours sur le dos. »
La réponse de Fréron est écrite au revers de la page :
« Je suis bien fâché, monsieur, de n'avoir pas réussi plus tôt ; ce n'est pas ma faute. Je vous renvoie le cahier. Au reste, si l'on a encore besoin de moi, l'on me trouvera prompt à vouloir ce que les autres veulent; mais lent à en venir à bout, quand les choses ne dépendront pas directement de moi.
» Je ne sais en vérité ce que vous voulez dire avec votre Lucain et ses adhérents. Je n'ai point fait de traité de paix, et c'est tout au plus une trêve. Je vous le prouverai bientôt. Je parlerai incessament de vous et de notre Armoricain, et vous verrez qu'un Breton n'est point fait pour sacrifier à un vil intérêt ses sentiments et ses amis. »
HISTORIQUES ET LITTERAIRES. lil
Celte réponse faite, Frêron plia la lettre dans un autre sens, et y mit son cachet. Ce cachet est presque intact; il a pour emblème un perroquet, armes parlantes, s'il en fut jamais, et qu'il est au moins piquant que le journaliste ait choisies. Cependant Fréron n'avait encore guère produit qu'une trentaine de volumes. C'est à ce nombre environ que se montaient les différents journaux qu'il avait fondés ou auxquels il avait coopéré, avant de conclure avec le libraire Lambert le marché dont La Condamine le félicite. Il y avait lieu en effet à le féliciter, car Lambert lui payait dix louis la feuille, somme considérable pour le temps, et bien supérieure à celle que lui payait Duchesne, son premier éditeur. Ce n'est pas qu'il n'eût renouvelé auparavant son marché avec celui-ci, mais la surenchère de l'autre le tenta, et oubliant ses engagements antérieurs, il en contracta un nouveau plus avantageux, avec cette effronterie et cette facilité de conscience qui lui étaient habituelles. Sentant moins toutefois la bassesse de son procédé qu'il n'en appréhendait les résultats, il fit entendre à Duchesne qu'il renonçait à la profession de journaliste, et feignit même d'abandonner la feuille qu'il publiait sous le titre de Lettres sur quelques écrits de ce temps. Mais bientôt, il la fit reparaître sous un autre titre et fut quelque temps avant de s'en avouer l'auteur. Ce nouveau journal était X Année littéraire dont le premier numéro parut au commencement de 1754. Duchesne ne fut pas dupe de la friponnerie de Fréron, mais il ne jugea pas à propos d'en demander justice. Pour Fréron, il déposa bientôt le reste de pudeur au moyen duquel il avait cru atténuer son manque de foi, et Y Année littéraire parut désormais, précédée de ses noms, titres et qualités.
Lebruil avait couru, à ce qu'il semble, qu'une des stipulations du traité passé entre Lambert et Fréron, était que celui-ci ne parlerait pas de la traduction de la Pharsale, dont Mann on tel, ici désigné par les mots Novo Lucano, publiait alors des fragments dans le Mercure. Fréron dément le fait, tant en ce qui regarde Marmontel, que je ne sais quel Armoricain ( sans doute Fréron luimême), son adversaire. Toujours est-il qu'à partir de ce temps-là, il n'y a peut-être pas un volume de l'Année littéraire où Marmontel ne soit maltraité. Fréron avait une antipathie marquée pour ce personnage, qu'il persiflait plus qu'il ne le critiquait; et je conçois ce sentiment. Il n'est personne qui ne l'éprouve en lisant, par exemple, les Mémoires de Marmontel, où un affaiblissement considérable du sens moral se montre presque à chaque page, joint à une prétention et à une fatuité insupportables.
Quanta la traduction de la Pharsale, publiée en 1766, en deux volumes in-8°, ornée de tout le luxe d'estampes et de vignettes qui s'était introduit dans cette sorte de livres, on ne peut qu'être de l'avis de Grimai, qui était alors celui de tout le monde, à savoir, qu'il y a plusieurs passages où le traducteur paraît n'avoir pas entendu le latin.
Entendait-il mieux la musique? Cette question, à laquelle on ne s'attendait pas, sans doute, est amenée par une lettre du spirituel abbé de Vauxcelles à Suard, écrite dans le fort de la querelle des Gluckistes et des Piccinistes. Tout le monde a lu les détails de cette querelle dans la Correspondance de Grimm, dans les Lettres de l'anonyme de Vaurjirard (Suard), dans la Correspondance de La Harpe, et ailleurs encore; tout le monde s'est amusé de
la polémique vi\c, ardente et souvent agréable, engager a ce sujet entre les partisans de l'Allemand et ceux de l'Italien. Marmontel, entre autres, Picciniste à outrance, y prit une part considérable, qui attira sur lui, dans les journaux, dans les salons et jusqu'à l'Académie, une grêle d'épigrammes. Il y répondit d'abord, ainsi qu'à l'Anonyme de Vaugirard, par son Essai sur les révolutions de la musique en France, ouvrage écrit avec sagesse et modération. Mais au point où en étaient les choses, c'était avouer sa faiblesse que de se montrer modéré. C'est sans doute parce qu'il en savait quelque chose que, voulant fortifier ses raisons par la satire, il écrivit, concurremment avec son Essai, un poëme sur la musique, intitulé Po~ lymnie, où il déversait le sarcasme et la raillerie sur ses adversaires, avec plus d'abondance que d'esprit et de goût. Il se proposait de publier ce poëme, dont il courait de nombreux fragments manuscrits, lorsqu'une circonstance, dont il est parlé dans la lettre suivante, vint l'en empêcher.
Je supprime le début qui consiste en détails de santé sans intérêt :
l'abbé de vaux celles a marmoxtel.
» La feuille du jour m'a appris la nouvelle déclaration de
guerre de M. de La Harpe et la vengeance qu'on se propose d'en tirer. Une chose qui m'a diverti, c'est qu'il y avoit ici quelques personnes qui ne se soucient point du tout de musique et fort peu de littérature, qui jamais n'ont vu M. de La Harpe, et qui étoient au comble de la joie de voir qu'on le maltraitoit. La se-
t 44 MEMOIRES ET CORRESPONDANCES
coiule lettre m'a paru un peu dure, quoique méritée; car enfin, pourquoi se rétracter, quand on veut faire une nouvelle sottise? Je savois le mariage de Marmontel ; la suppression du poème sur la musique est une des clauses du contrat, et cela est trèshonnête de la part de la future. Marmontel seroit mort du contrecoup, et elle auroit eu son douaire sans l'avoir gagné. J'ai peur que, lorsqu'on présentera madame de Marmontel à madame la directrice, l'abbé Morellet ne soit de la présentation. Ce seroit se faire poissonnier la vieille de Pâques, côme on dit. Adieu, je vous embrasse bien tendrement. »
Ainsi, c'est le mariage à plus de cinquante ans, de Marmontel avec une nièce de l'abbé Morellet, qui priva la France du poëme de Polymnie, et ce fut à la prière de la future, dont l'oncle était l'ami de Suard, principal adversaire de Marmontel, que celui-ci sacrifia son poëme sur l'autel de l'hymen. Hâtons-nous de dire que le sacrifice ne fut que symbolique, le poëme, après une éclipse d'environ quarante ans, ayant paru plein de vie et d'éclat, en
Le mardi, 23 septembre \ 778, on avait donné, à l'Opéra, la première représentation de YArmide, de Gluck. « Jusque-là, dit Grimm (t. iv, p. 295, 2e partie), M. de La Harpe n'avait pas encore osé prendre parti dans la fameuse querelle; du moins, il n'avait dit que quelques mots dans son journal, en faveur de la brochure (YEssai cité plus haut) de M. Marmontel, mots qu'il désavoua modestement deux jours après, dans la feuille du soir, pour apaiser plusieurs dames de sa connaissance, dont cette indiscrétion lui avait fait fermer la porte. Malgré une si dure leçon,... M. de La Harpe s'est avisé de faire, à propos (YArmide, une critique for! étendue et fort amère de
tout le système musical de M. le chevalier de Gluck. Il y disserte à perte de vue sur l'harmonie et sur la mélodie, sur le chant et les accompagnements, sur le récitatif et sur la mélopée... M. le chevalier n'a pas manqué de crier à l'injustice... Il s'est adressé à l'anonyme de Vaugirard. Cet anonyme, qui est, comme on sait, M. Suard, ne s'est point refusé à rompre une lance avec M. de La Harpe, en l'honneur de la musique allemande..., et il a mis dans sa défense tout l'esprit, toute l'adresse imaginahle. Qu'il ait tort, qu'il ait raison, qu'il soit de bonne foi, qu'il ne le soit pas, on ne peut s'empêcher de le trouver profond et lumineux, lorsqu'il prouve que M. de La Harpe ne sait ni la musique, ni le grec. Il est impossible encore de se fâcher contre lui lorsqu'il apprend simplement à ce rude adversaire qu'un peu de politesse ne gâterait rien à la dispute, et ne ferait aucun tort au progrès du bon goût. >> Ces paroles de Grimm sont le commentaire obligé et le meilleur de la première phrase de la lettre de l'abbé de Vauxcelles.