‹ Mémoires et correspondancesChapitre 83 sur 97 · D. HUME A SUARD · texte numérisé non relu

D. HUME A SUARD

« Vous m'avez fait, monsieur, un vrai plaisir de m'informer de l'arrivée de M1,e de Langlotierre. Je me rendrais auprès de vous environ les cinques heures et demi, cet après-dînée, et vous aurez la bonté de me mener chez elle . sans la rien dire. Pour dîner ou souper chez elle, il me sera presque impossible, étant engagé pour toute la semaine. Si l'heure que je prens la liberté de vous donner ne vous convienne pas, je vous prie de ne vous gêner en aucune façon, parce que la même heure demain me conviendrait également. Je serai charmé si, au même tems que je renouvelle une ancienne connaissance, je pourrai ajouter encore au nombre de mes amis une personne comme vous, si recommandable en toute façon et dont je fais un grand cas.

» J'ai l'honneur d'être, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur, » david hume.

>■> Hôtel de Gruiberg, lundi 10 heures, le matin. »

Je ne donne cette lettre que comme un échantillon assez curieux du style de Hume en français. Hume ne l'a pas datée, mais il l'écrivit à l'époque où il vint pour la seconde fois à Paris, en qualité de secrétaire de lord Hertford, ambassadeur d'Angleterre, c'est-à-dire en 1763 ou 1764.

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