La Catalotrne
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du rcsle sentent, comme moi, que c'est surtout h Monseigneur, éclairé de tous les documents qui nous manquent, à prendre les décisions sur cette matière.
« Il faudra que les autorités espagnoles vous servent aussi à entretenir les troupes de leur nation qui opèrent avec notre armée ; il serait impossible de continuer longtemps à pourvoir aux frais d'une guerre, dans laquelle nous paierions au pays tout ce dont nous aurions besoin pour nos troupes, et tout ce dont auraient besoin les soldats du pays. La junte auprès de Monseigneur doit surtout s'employer à ce que le produit des impôts dans les provinces soumises par l'armée, tourne exclusivement à solder et fournir régulièrement de tout ce qui leur sera nécessaire, les troupes espagnoles.
(( Nous allons faire tous nos efforts pour réparer les fautes faites dans l'administration de l'armée; j'y pourvois, autant qu'il est en moi, en ne laissant pas manquer l'argent dans les caisses de réserve; mais il me serait dur de le voir passer dans les mains des fripons, comme cela arrive d'ordinaire en de pareils désordres.
« Nous n'avons plus à la Chambre que le budget des Finances à voter. Tout annonce que la session pourra se clore à la fin du mois, et que passé cette semaine, il n'y aura plus de séances. Adieu, mon cher monsieur, bon courage, prompts succès; comptez sur nous pour vous en fournir tous les moyens qui sont à notre disposition. De cœur tout à vous.
« J" DE Vil LE LE. »