‹ Mémoires et correspondances du comte de VillèleChapitre 117 sur 158 · LETTUK UE M. IJ K M A UT 1(1 N A C · texte numérisé non relu

LETTUK UE M. IJ K M A UT 1(1 N A C

coupable. Le commandant averti du mécontentement du peuple, et persuadé que cette réunion secrète était dangereuse, fit arnHer ces individus qui sont encore détenus.

« Le prince fut d'abord irrité do cette mesure et voulut faire mettre en liberté ceux qui avaient été arrêtés. Tout en déplorant la nécessité de cette arrestation, je l'engageai à suspendre cette détermination et à entendre les membres de la junte, qui connaissent le pays et qui pouvaient l'éclairer. Un conseil eut lieu hier au soir ; le prince appela sur ma demande le major général, le général Bordesoulle, et MM. Erro et Calderon. Il fut reconnu là que, dans les circonstances difficiles oii nous sommes, la mesure prise était commandée par la prudence ; qu'elle était le seul moyen de prévenir des excès, de satisfaire la population en évitant les actes de violence, et de contenir les révolutionnaires dans une inquiétude nécessaire.

« Ce qui s'est passé hier à Villaréal est une preuve de la sagesse de cette mesure. Un des révolutionnaire les plus ardents s'étant montré dans la ville, le peuple a voulu se jeter sur lui ; des soldats français l'ont préservé, mais ils n'ont pu le mettre en sûreté que dans la prison, où ils l'ont en effet conduit.

« Si l'on connaissait bien tout ce qu'ont souffert les habitants de ces provinces, surtout dans ces derniers temps, on serait loin de s'étonner d'une pareille effervescence et l'on aurait peine à concevoir qu'elle ait été contenue comme elle l'a été.

« Au surplus, aucun des hommes arrêtés ici ne sera détenu en prison pour des faits antérieurs. On

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