CCXLIV. — LE COMTE DE VILLÈLE AU VICOMTE DE MONTMORENCY
«Paris, 21 octobre 1822.
« Mon cher collègue, deux mots par le courrier de Sir Ch. Stuart.
« iXous recevons dans l'instant des nouvelles de Madrid du 14. Vous n'aurez pas de déclaration de guerre de la part du gouvernement. Il garde à notre égard plus de mesures que nous ne l'aurions cru.
« Les nouvelles d'aujourd'hui de la Navarre sont que les royalistes ont abandonné le fort d'Irati pour se concentrer vers la Catalogne. Celles de la Seu d'Urgel sont que les royalistes repoussent avec avantage les constitutionnels du petit pays montagneux environnant la Seu, dans lequel ils se sont concentrés. Il n'y a pas eu et il n'y aura probablement pas d'engagement général. Les royalistes sont ainsi réduits à une existence faible et qui ne paraît pas pouvoir durer longtemps.
« Enfin, le prince-régent du Brésil a écrit au Roi pour lui demander son amitié, même sa médiation,
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et lui offrir des relations de commerce utiles avec le Brésil. C'est une porte ouverte à Tentrée par laquelle vous savez que, depuis longtemps, je crois qu'on devrait arriver à l'Espagne et au Portugal.
« Après-demain je vous expédierai M. Delalot, qui vous portera tout cela plus en détail. »