TOME m
à croire qu'elles auront un plein succt's. Je regrette vivement de ne pas pouvoir y contribuer, et y donner en celte occasion une nouvelle preuve de mon entier dévouement au Roi et à mon pays.
(( Les bruits qui se répandent ici de mon remplacement au ministère de la Guerre, produisent un effet déplorable. On est d'autant plus porté à y ajouter foi, que la conduite de M. le général Digeon ta mon égard paraît les justifier.
(( Agréez, monsieur le comte, l'assurance de ma haute considération et de mon sincère attachement.
((Le makéchal de Belli'xe.
« P. S. — J'ai dans mes mains, et je me réserve de les soumettre au Conseil, les preuves irrévocables ([ue l'administration des subsistances n'a pas exécuté, ou du moins ne l'a fait que fort tard, les ordres qu'elle a reçus de moi au mois de juin, et que j'ai répétés souvent depuis, de pourvoir aux approvisionnements de l'armée. Les mêmes pièces constatent que les rapports faits à ce sujet par M. le comte Andréossy sont tous mensongers; cependant on a remédié autant que possible à sa négligence, et l'armée sera pourvue. »