XIX» SIÈCLE. LE PRÉSIDENT BOURGOIN. UN TABLEAU DE LANCRET
Les mouvances de Saintry, ainsi que nous le dit Tabbé Lebeuf, étaient au nombre de sept :
i» Le fief Pelletier, et la maison de Champlâtreux; — a* l'Archet, autrement appelé le fief de Tanlay, sis terroir de Corbeil ; — y TArchet, Boucornu et Bratteau, sis communes d'Essonnes et de Lisses; — 40 TArchet, à Evry-sur-Seine, dont relevait la terre de Mousseau ; — y Tournez, à Tournenfils, commune du Coudray- Montceaux ; — Tourailles et Villeret ou Villeray , situés commune de Saint-Pierre du Perray.
Nous nous occuperons dans ce chapitre du fief Pelletier et de Champlâtreux.
Le fief Pelletier peu important, consistait en '< une maison située à Saintry, « proche et devant Vancimne église, avec foulerie y attenant ; petite grange et deux « appentis aplicquer à estable, tôict et grenier, le tout couvert en tuiles, cour au « milieu et jardin derrière... tous les dits lieux de l'estendue de 12 toises sur la « rue, et 12 toises sur le costé du jardin, à Tesgard des bastiments ; et le jardin
ff de i6 toises de long. Le tout tenant d'une part d Joseph Doublet (i), d'autre « part au presbytère (2) de Saintry, d'un bout sur la grande Rue ».
ff Item, cinq quartiers de vigne, en plusieurs pièces, tenant Tune à l'autre^ scis « au vignoble dudii Saintry au dessous de l'article précédent.
« Item, sept quartiers de vigne, scis au Vignoble de Saintry, au lieu dit les « Escuyers,
« Item, cinq arpents de terre ou environ, à Saintry, au dessus des Coudrayes » (3).
Le Domaine de Champlâtreux qui fut réuni au fief Pelletier, par Nicolas Aurillot, au i6« siècle, était de beaucoup plus important.
Il résulte d'un aveu de 1609, qu'il consistait à cette époque en un grand hôtel sis au village de Saintry, comprenant « un corps debasti- « ment au fond de la cour, entre deux escaliers, avec une aile où il y a plusieurs « logements et galeries à main droite... cour, granges, estables, pressoir, — fou- <c lerie, jardin, colombier ; le tout clos de murailles, tenant d'un côté à la rivière «e de Seine, d'autre côté au chemin qui va de Corbeil à Saint Try {sic), d'un bout <c vers l'église, le chemin qui va au port, appelez du Moustier, entre deux, d'un « bout par bas en pointe au chemin de Corbeil ».
Item, huit arpents de vigne, en une pièce appelée le clos Bidant, les sainfoins et prés hors cet enclos.
Item, vingt-trois arpents de terre à Saintry, en différents champtiers, — deux quartiers de pré, au lieu appelé les îles de Saintry, sur le bord de la Seine, — huit arpents 1/4 à Morsang, — un arpent en la vallée de Morsang, au lieu dit l'Ile Bidant, — trois arpents 1/4 de terre à Villededon.
Et 350 livres de rente foncière, de baux, d'héritages, dus par plusieurs particuliers payables à Champlastreux (5).
Il est à remarquer que, seule, la première partie de ces immeubles avait été érigée en fief, sans doute en faveur de Jean Le Pelletier, laboureur à Saintry, qui vivait dans la dernière moitié du xv' siècle, d'où son nom de fief Pelletier.
Quant à la seconde partie, connue sous le nom de maison et d'héritage de Champlâtreux, elle relevait seulement en censive (;)
(i) J. Doublet, notaire roytl et procareur i Corbeil, avait épousé Jeanne Fsgault^ héritière de Jean Rigault^ vivant marchand ï, Corbeil.
(3) On voit que ce presbytère se trouvait à peu près à Tendroit ou se trouve la maison dite « Mazeline >.
(5) Titres de Champlâtreux, foi et hommage de 1609 et de 1649.
(4) Titres de Champlâtreux, aveu de 1609.
(5) Ce mot, dansTancien droit, exprimait la mouvance d*un seigneur censier; quelquefois, il signifiait la nature des héritages : ainsi quand on disait que tels biens fonds étaient des terres en censives, ou tenues en censives, on voulait dire qu'ils étaient chargés de
de la terre de Saintry ainsi qu'il résulte de la déclaration faite par le représentant de M. de Noinville, dans l'acte de vente de cette terre consentie au Maréchal de Clermont-Tonnerre en 1750. « Plus « relèvent en censive de la dite terre de Saintry, est-il déclaré dans « cet acte, les maisons et héritages de Champlâtreux, annoncés par « ERREUR dans l'affiche comme fief, ainsi qu'il a été reconnu par « Texamen qu'il a été fait des titres ».
Les actes parvenus à notre connaissance, démontrent la véracité de cette déclaration. Ils établissent, sans contestation possible, que, à l'origine, Champlâtreux et ses dépendances avaient été cédés à des manants, pour les mettre en valeur et en recueillir les fruits moyennant redevances ou cens seigneurial. On sait que, jusqu'à Tabolition du cens en 1789, toute terre qui y était soumise était effectivement roturière ; — le cens était la marque de la directe seigneuriale sur les rotures, comme la foi et hommage étaient le caractère de la directe sur les fiefs ; — or, jamais il ne fut prêté hommage pour Champlâtreux.
Les biens composant le fief Pelletier et ceux faisant partie des héritages de Champlâtreux furent réunis en 1537 ; depuis ils appartinrent aux mêmes seigneurs. C'est pourquoi nous n'avons pas cru devoir les séparer ici.
A quelle époque ces biens furent-ils érigés en fiefs, concédés à la charge de cens ? C'est ce que nous ne pouvons dire avec certitude, en l'absence des titres originaires qui paraissent perdus. Toutes les recherches que nous avons faites pour les retrouver sont restées vaines.
L'inventaire manuscrit des titres, papiers et renseignements, concernant la propriété du fief Pelletier et de la maison de Champlâtreux, remis à Madame la duchesse d'Angoulême, lors de son acquisition du 5 avril 1669, nous apprend que les anciens titres étaient transcrits en un cartulaire « gros registre couvert de basane « verte, contenant 302 rôles de parchemin écrits (i) et non écrits, « au commencement duquel était la table ».
Qu'est devenu ce registre ainsi que les nombreux actes relatés en l'inventaire de 1669 et les pièces remises le 3 octobre 1745 au mar-
cens, et par conséquent roturiers, car les fiefs ne pouvaient être chargés que de la foi et hommage. On désignait encore sous le nom de censive, la redevance dont rhériuge censiuire éuit grevé.
(x) 3X$ rôles étaient écrits au minimum.
— M9 — quis de Clermont-Tonnerre, dont Tinventaire analytique nous a été conservé ? Nous ne le savons pas exactement.
Les terriers et les titres des droits féodaux de la seigneurie de Saintry furent apportés au greffe de la municipalité de la commune, par Marsault, notaire à Corbeil, dernier greffier de la Justice seigneuriale, le 19 frimaire an II, à l'effet d'être brûlés.
Les conseillers ayant appris <: que la Convention nationale s'oc- « cupait à trouver un moyen pour tirer parti de ces sortes de « papiers et parchemins au profit de la République », décidèrent qu'il serait écrit au district pour savoir <: si on devait surseoir au « brûlement de ces dits papiers ».
Les registres des délibérations constatent que sur l'avis, en date du 31 frimaire an II, des citoyens Houstat et Roussau, membres du district de Corbeil, Leconte, maire de Saintry, déposa le 3 pluviôse suivant (33 Janvier 1794), aux archives du district: « i® une carte « du territoire de Saintry (i) ainsi que les terrier et titres, baux à « cens et rente de la cy devant seigneurie ». Il en reçut décharge, signée Stocard, à Corbeil, le lendemain. Que firent les membres du district de ces titres? En ordonnèrent-ils la destruction, au moins partiellement ? Cela est présumable. On sait que de nombreux titres furent brûlés à cette époque sur la place Saint-Guenault à Corbeil. En tous cas, on ne saurait reprocher cette destruction à la municipalité révolutionnaire de Saintry.
Quoi qu'il en soit, et bien que son nom même indique son origine : « Champ Plâtreux », sol contenant de la pierre à plâtre, Champlâtreux ne fut appelé ainsi qu'à partir de 1537, c'est-à-dire après l'acquisition de Nicolas Aurillot, déjà propriétaire de la terre et seigneurie de Champlâtreux^ paroisse à! Epinay-sur-Seine. Jusque là cette propriété était connue seulement sous le nom de « Grand hostel de Saintry ».
Le plus ancien propriétaire connu du « Grand hostel de Saintry », et des héritages en dépendant est Jean du Lude, issu d'une famille originaire d'Anjou, décédé en 1480, à Roussillon, en Dauphiné. Successivement chambellan, capitaine de la Porte, gouverneur d'Alençon, du Perche, du Dauphiné, d'Arras et du comté d'Artois, du Lude commanda aussi les armées de Louis XI, en qualité de
(i) Cette carte, dressée en 1774^ existe encore ; elle se trouve à la mairie de Saintry.
lieutenant général. « Monseigneur du Lude, dit Commines, était en grande autorité avec le roi, lui étoit fort agréable en aucunes choses, aimoit fort son profit particulier, et étoit homme très plaisant ».
Les officiers de Louis XI aimaient beaucoup se délasser aux environs de Corbeil. On voyait ainsi : Tronson au Coudray, Pierre Bernard et du Lude à Saintry, Olivier le Daim à Soisy-sous- EtioUes, les Postel à Ormoye-en-Brie, sans compter les autres.
Jean du Lude vendit son hostel de Saintry vers 1456, à Nicolas Laurens, bourgeois de Paris, qui augmenta sa propriété d'un 1/3 arpent de vigne, sis au clos de Saintry, dont il fit l'acquisition de Jeanne la Jaunisse, par contrat du 20 Octobre 1456.
Il décéda dans le dernier tiers du xv® siècle.
De son mariage avec Jehanne Dubreuil, Nicolas Laurens laissait deux enfants : i® damoiselle Philippe Laurens, qui épousa en premières noces Martin Berthelot (i), notaire et secrétaire du Roi, maître de sa chambre aux deniers, et en secondes noces, Hierosme de Marle, escuyer, sieur de Luzancy et de Versigny ; a® Et damoiselle Magdelaine Laurens, qui devint épouse de messire Jean de GouY, chevalier, seigneur de Pouccault.
Par le partage, intervenu après le décès de Nicolas Laurens, le grand hôtel de Saintry et ses dépendances comprenant treize arpens de vigne et douze livres quinze sols de rente, furent attribués à Taînée des filles, alors épouse Berthelot.
Durant leur mariage, les époux Berthelot se rendirent acquéreurs de la ferme du Fresne, sise en la paroisse du Perray^ et d'environ cinquante arpents de terre, un arpent et demi quartier de vigne, et de cent dix sols tournois de rente (2).
Philippe Laurens, alors veuve, aliéna, le ao octobre 1497, ^"^ masure qu'elle possédait à Saintry, à Nicolas Brias, moyennant 4 livres de rente.
Le 3 juin suivant, par contrat passé devant M« Pierre Pichon Taîné et Pierre Jacquet, notaires au Chastelet de Paris (3), mad« de Marie, agissant en son nom et comme « ayant le gouvernement « et administration des enfans mineurs de defunct Berthelot et
(i) Il éuit sans doute parent de Gilles et de Jean Berthelot, conseillers du roi. M** des comptes, qui vivaient à la même époque.
(a) Par acte du 3 octobre 1494, le Chapitre Notre-Dame de Corbeil fit la cession à Martin Berthelot, de deux pièces de terre, au terroir de GorbeiL
(5) Archives du château de St-Gennain-lès-Corbeil.
< d'elle, aussi comme soy faisant et portant fort de Jerosme de « Marie, son mary, et de noble homme Jehan Burdelot, conseiller
< dudit seigneur, tuteur et curateur pourvu par justice des dits « enfans mineurs » reconnaissait avoir vendu, cédé, quitté, transporté et délaissé à « honorable homme et saige M« Charles de
< BioANT (i), notaire et secrétaire du Roy, et greffier en la chambre « des généraux, sur le faict de la justice des aydes à Paris, moyen-
< nant la somme de trois mille livres tournois, payée comptant:
« Une maison appellée le grand hostel, contenant trois corps d*hostel, court, « estables, coulombier^ deux pressoirs, l'un à arbre, l'autre à roue, cuves, baice gnoires, ustensiles des d. pressoirs^ deux grands jardins, cloz à meurs, saulseoys « et appartenances, ainsi que le lieu se comporte assiz à Sainctery^ près Corbueil, « tenant d'une part à la rivière de Seyne, d'aultre part au grand chemin du Roy...
« Item, treize arpens ou environ de vigne, en plusieurs pièces, assizes près «r l'une de l'autre, au terroir du dict Sainctery, au lieudit le grand cloz, près le « dit hostel...
« Item, douze livres quinze sols parisis et quatre pouUes de rente qu'elle a « droict de prendre par chacun an, sur plusieurs héritages assiz aud. Sainctery et t ès-en virons...
« Item, une autre maison, court, grange, bergeryes, estables, jardin et appar- « tenances, ainsi que le lieu se comporte appelle le Fresne^ assis en la paroisse de t Peray, avec deux cens trente ou quarante arpens (2) ou environ, tant terres « que prez et jardins...
« Item, trente deux arpens de bois ou environ, assis en plusieurs pièces, près «r Morsanty au lieudict les bois de Rougeau.
« Item, deux poulies et huict deniers parisis de cens et demy muid de bled « froment, à la mesure de Corbeil, de rente... en et sur ung fief qui fut à Ferry « Posteîy assis audict lieu de Morsant que tient à présent le seigneur de Saine- « tery...
« Item, plusieurs menus cens dont à présent Ton ne reçoit que trois sols parisis « deubs chacun an, sur certains héritages assiz à Morsant » (3).
En outre, aux termes du même acte, damoiselle Philippe Laurens,
(x) De Bidant devait être proche parent, si ce n'est le frère, de Denis Bidant, receveur général des finances, nommé i" Président clerc en la chambre des comptes, le 16 mars X495, élu conseiller de la ville de Paris, le i*' juin 1503, en remplacement de Robert Thiboust, et décédé le 13 juin 1506 (Reg. des délib. de la Ville de Paris. I, p. 79-82),
(2) 50 arpents faisant partie de ces 330 ou 240 arpents, étaient tenus en censive de Robert Sureau^ seigneur du Perray.
()) Les 52 arpents de bois, censives et rentes ci-dessus étaient tenus en fief du seigneur de Morsang-sur-Seine.
épouse de Marie, vendait à Charles de Bidant, « tous les biens < meubles, tant ustancilles d'hostel» perches, couches, six lictz, « couvertures, lodiers, menaige de boys, d'estaing, d'arin, linges « que aultres quelconques estans en la d. maison de Sainctery ».
Ces meubles avaient été prisés et estimés en l'inventaire fait après le décès de Martin Berthelot, à la somme de 90 livres 15 sols 6 deniers tournois.
Charles de Bidant possédait déjà des biens dans la contrée ; quelques années avant, le 13 décembre 1488, suivant acte reçu M« Guéroust et le Pilleur, notaires au Châtelet, il avait cédé à Martin Berthelot, « VIsIe Bidant, située à Morsang-sur-Seine, en la censive d'Ormoye » (i).
Le Grand hôtel de Saintry et ses dépendances étaient chargés de 4 livres de rente envers le seigneur de Saintry, et de 16 sols parisis de cens et 40 sols parisis de rente envers les seigneurs du Val Coquatrix^ ainsi qu'il résulte d'un aveu fait par Catherine Aurillot, alors veuve de Bidant, à Louis du Tillef, seigneur du Val Coquatrix, le 17 juillet 1516 (3).
Un contrat du 34 février suivant nous apprend que Jacques Pelletier ou le Pelletier, marchand à Melun, tenait en censive un quartier deux perches de vigne, tenant d'une part à la ruelle Chèvre, laquelle vigne était chargée de 5 sols 6 deniers de cens envers ladite veuve de Bidant.
Le 13 avril 1537, Nicolas Aurillot, suivant sentence de décret du parc civil du Châtelet de Paris, fut déclaré adjudicataire « d'un € hostel tenu en roture assis au lieu du village de Saintry, près « Corbeil, contenant deux corps d'hostel manables...» et des terres en dépendant, ainsi que de moitié d'une grange sise au Fresne, et de 13 arpeats de terre, terroir du Perray, pour le prix de 3400 livres, et à la charge de quatre livres parisis de rente envers Jean Ber^ nard^ seigneur de Saintry, dont partie des biens criés étaient chargés, et de 56 sols de cens et rente envers les seigneurs du Val Coquatrix (3).
Cette adjudication avait eu lieu à la requête de M« Nicolas Robineau, procureur au Parlement, pour les causes énoncées en certaine obligation passée devant deux notaires du Châtelet.
(i) Archives de ChampUtreux.
(a) Archives du château de St-Germain-lès-G)rbeil.
(}) Archives du château de St-Germain-lès-Corbeil.
Désormais l'hôtel acquis par Aurillot sera connu sous le nom d'hôtel de M. de Champlâtreux.
Nicolas Aurillot, se qualifiant seigneur de Champlâtreux {\)y notaire, secrétaire du Roi et greffier des présentations du parlement de Paris, sans doute neveu de la veuve de Bidant, était déjà connu à Saintry. Dès le 21 février 1^21, il avait fait l'acquisition, moyennant 200 livres tournois, de Jacques Le Pelletier, fils de Jean le Peltier, laboureur à Saintry, d'une maison et deux arpents et demi de vigne, en une pièce, assis au village de Saintry, devant l'église ; ces biens tenus en fief du seigneur du Saintry,
L'ensaisinement de cette acquisition fut fait par Jean Bernard, seigneur de Saintry, qui reçut 50 livres pour ses droits (2).
Nicolas Aurillot avait acquis, en outre: 1° le 12 avril 1^22, du même Jacques Le Pelletier, deux arpents et demi de vigne à Saintry (3) ; 2» le 7 décembre 1532, de Lemery, laboureur à Saintry, un demi-arpent, un demi-quartier de vigne, au même terroir, au lieu dit la Chandelière, en la censive du Chapitre de Notre Dame de Corbeil, et chargés de cinq livres parisis de rente envers l'Eglise de Saintry ; cette dernière vente fut consentie moyennant 40 livres tournois (4).
Nicolas Aurillot est décédé avant avril 1563. Sa veuve et ses héritiers augmentèrent leur domaine d'une façon notable.
Par acte reçu, M" Jehan Benard et de Fourcroy, notaires à Paris, le 28 avril 1563 (5), Nicolas Poncet, avocat au Parlement de Paris, avait vendu et cédé à « noble damoiselle Perrette de Vaudetard, veuve de feu noble homme M^ Nicolas Aurillot, en son vivant notaire et secrétaire du roy^ greffier des présentations de sa cour de Parlement et seigneur de Champlastreux^^ dix-sept arpents environ déterre, au Perray, moyennant 450 livres tournois, payées en douzains et testons.
Par autre acte du 26 septembre 1564 (6), passé devant M" AUart et Rossignol, notaires au Châtelet de Paris, la veuve Nicolas Aurillot, représentée par Raoul Aurillot, l'un de ses fils, se rendait
(x) Il s'agit ici de Champlâtreux, paroisse d'Epinay-sur-Seine.
(2) Archives de Champlâtreux (commune de Saintry).
(3) Ibidem.
(4) Ibidem,
(s) Arch. du château de Saint-Germain -lès-Corbeil. (6) Ibidem.
encore acquéreur de 22 arpents de terre, sis terroir du Perray, aux lieux dits : la Croix de Heurtebize — la longue Raie — les basses Noues — la haute Rive et la Cousture du Perray.
Cette vente lui était consentie par «Catherine Vialart, veuve de honorable homme M® Charles Poncet, en son vivant commissaire et examinateur au Châtelet », moyennant la somme de cinq cent soixante livres.
Un procès-verbal d'arpentage et prisée des terres, vignes et prés sis à Sainir}\ portant la date du 20 novembre 1564, dressé par Jean Jauvert, arpenteur juré à Melun, à la requête de Perrette de Vaudetard, veuve de M. de Champlâtreux(i), indique qu'elle possédait 130 arpents ^9 perches se divisant ainsi: prés, 3 arpents 13 perches; vignes, 13 arpents 10 perches; terres, 104 arpents 36 perches; le tout estimé 2306 livres (2).
Un acte du deux avril 1^71, nous apprend que Nicolas Aurillot ou Apvrillot, deuxième du nom, conseillera la cour de Parlement, sieur de Champlâtreux, avait fait emprisonner Pierre Richer, seigneur en partie du Val Coquairix^ faute d'avoir « rachepté la somme de cent livres tournois de rente deubt audit Apvrillot >. Richer fut élargi par jugement du 17 avril suivant (3).
Dans la suite, les descendants de Nicolas Aurillot augmentèrent encore les biens de leur maison ; l'un d'eux, notamment Jean Aurillot, écuyer, se rendit adjudicataire de cinq quartiers de vigne à Saintry, aux termes d'une sentence du Châtelet de Paris, rendue entre lui et Jean Tartre, le 3 avril 1590.
Par trois autres sentences des 5 septembre 1595 et 29 janvier 1597, Denise Brosse, demeurant à Saintry, fut condamnée à se désister en faveur du dit Jean Aurillot, d'une maison sise dans ce village. Denise Brosse, qui avait fait appel de la dernière de ces décisions, s'en était désistée le 27 juin 1598.
Jean Aurillot avait un frère, Jacques, avec lequel il eut des difficultés au sujet de Champlâtreux : une sentence du Châtelet du 30 avril 1603 y mit fin, en ordonnant que Jacques Aurillot jouirait des fruits de Champlâtreux, et qu'à cet effet son frère lui donnerait une chambre dans sa maison.
(x) Archives du château de St*Germain-lès-Corbeil.
(2) Cette estimation se décompose ainsi: prés, 50 à 35 livres l'arpent; vignes, i6oà 200 livres l'arpent ; terres, 15 à 50 livres Tarpent. (5) Archives du château de St-Gcrmain-lës-Corbeil.
Par contrat passé devant Contesse et Le Royer, notaires au Châteletde Paris, le 33 décembre 1605 (i),Jean Aurillot, se qualifiant « escuyer, conseiller^ secrétaire ordinaire de M^ le Prince de Condé >, consentit à Charles Le Prévost, écuyer, seigneur de Saint Cyr^ Valescourt^ Domainville^ baron à* Oysonville, conseiller, secrétaire du Roi, maison et couronne de France, l'aliénation suivante :
« d'une maison et ferme appelées le Fresne, sises paroisse du Perray, — avec la
« quantité de 225 arpents^ environ, tant terres labourables que prés et pâtures en
« dépendant...; d'une maison dite Chamflatreux, sise à Sainctry^ avec près-
« soir, jardin et prés, clos de murailles...; de 18 arpents un quartier, sis terroir
« de Sainctry... ; et généralement de tout ce qui lui appartenoit tant en terres,
« rentes, maisons et masures es lieux de Sainctry, Perray, Frtsnty Morsang^ et es
« environs ».
Ces biens appartenaient à Jean Aurillot, tant de son propre qu'à lui advenus et échus par partage, fait avec Jacques Aurillot, son frère, pardevant Senestre et Desnotz, notaires au Châtelet de Paris, le 38 novembre 1596.
Cette vente eut lieu aux conditions suivantes : i® Le Prévost se substituerait à son vendeur pour le paiement d'une rente de 400 livres tournois, au capital de 4.800 livres, due à Marguerite Bourdereul (2) ; a» Aurillot se trouverait libéré des 6.000 livres dont il était redevable envers Le Prévost, par deux obligations des onze juin 1601, et 8 avril 1603, ainsi que de la somme de 1781 livres 5 sols pour intérêts échus de ces obligations ; y II lui serait servi en outre une rente viagère de 400 livres tournois.
Enfin Le Prévost consentait et accordait :
« que Aurillot puisse sa vie durant, avec sts servantes, domestiques, et non
u aultres, faire son habitation et logement, quand il vouldra, soîct que ledit sieur
« achepteur soit présent ou absent, en la dicte maison sise à Sainctry , et que,
« en ce faisant il puisse prendre la tonture des sauh et aultres bois, estant es
a jardins et prez, clos de murailles dt: la d. maison, comme aussy tous les foins
« et moictié des fruits qui croîtront es d. jardins et prez, enclos de murailles
« seulement ; ensemble prendre, sa dicte vie durant, les pigeonneaux de la vo-
« lière, sans toutes fois les dépeupler ».
(j) Archives du Château de Saint-Germain-lès-Corbeil.
(2) Ceue rente avait été transportée à cette demoiselle par Charles Le Prévost, qui tenait set droits de Jacques de la Porte et Gilles du Buys, auxquels elle avait été constituée par les deux frères Aurillot en 1597 et 1598.
Comme on le voit, Jean Aurillot était dans une situation des plus obérées, et Charles Le Prévost n'avait consenti l'acquisition de ces immeubles que pour en éviter la vente forcée à son parent, et lui en réserver l'usufruit en partie.
Le Prévost fit ensaisiner son contrat, le si janvier 1606, en ce qui concerne la ferme du Fresne qui était en la censive de l'archevêque de Paris^ à cause du prieuré de Saint Jean de VHermitage dans Corbeil; après avoir acquitté les droits seigneuriaux, il rendit foi et hommage àM fief Pelletier^ à Jacques de Bernard^ seigneur de Saintry, le 20 juin 1609 (i).
Charles Le Prévost était aussi seigneur de la douzième partie par indivision, du Val Coquatrix, par l'acquisition qu'il en avait faite de Marguerite Le Cochette, héritière de Robert Le Cochettb, son père, qui fut fils et héritier de Catherine du Tillet, suivant contrat dn six août 1607.
Il eut de nombreux démêlés judiciaires avec Nicolas Thibeuf, seigneur en partie du Val Coquatrix, au sujet des droits réclamés par ce dernier, à raison de ces deux acquisitions.
Charles Le Prévost, baron de Malleval et de Nainville, seigneur de Saint-Cyr, de Domainville, de Brevans, de Vaubesnard, seigneur et baron d'Oysonville, fut successivement greffier en la chambre des comptes à Paris, conseiller, secrétaire du Roi, maison et couronne de France, reçu, le 30 décembre i6oa, conseiller, et intendant de la maison de la Reine Marguerite en 1607 et 1609 (2) ; il avait épousé à Paris, le 21 février 1599, Isabelle ou Elisabeth Sublet, fille de Jean, écuyer, seigneur des Noyers, de la Guichonnièreet d'Heudicourt, M« ordinaire en la chambre des comptes à Paris, qui mourut chartreux et en odeur de sainteté, et de Madeleine Bochakd de Champigny, sœur du i^^ président du parlement.
Isabelle Sublet avait pour frère M. des Noyers, ministre de la guerre sous Louis XIII, et l'ami, le collaborateur de Richelieu, auquel l'unissait une proche parenté par les Bochard (3).
Charles Le Prévost eut dix enfants : i» Jean, baptisé le la sep-
(i) Minute Regnault, notaire à Corbeil.
(2] Bibl. Nat. dossiers bleus 544.
(3) M. des Noyers fut aussi intendant des finances et secrétaire d'Etat, et fut employé par Richelieu dans les afiaires les plus importantes. Il fonda l'imprimerie royale dans les galeries du Louvre et mourut le ao octobre 1645, à 57 ans. Ce personnage vint souvent i Champlâtreux, voir sa sœur.
ISABELLE SUBLET DES NOYERS Baronne d'Oysonvillk
décidée en 1646
tembre 1600, décédé en bas âge ; 2» Charles^ baptisé le 18 février 1602, qui devint chanoine de Chartres, i^ aumônier de la Reine Marie de Médicis, connu sous le nom d'abbé de Vaubesnard : il mourut à Oysonville en 1663 ]}^ Paul, dont nous parlerons plus loin ; 40 Marguerite j baptisée en Téglise des Âugustins par le curé de Saint-Sulpice, le 24 février 1607, nommée par la Reine Marguerite, duchesse de Valois ; fut religieuse aux Feuillantines; yMadeleine, baptisée le 12 janvier 1609, resta célibataire ; 6** Elisabethy née en 1610, qui reçut le baptême à 5/if///r^, ainsi que l'atteste Tacte suivant : « 1610. — * Le dimanche 26 septembre, a esté baptisée Elisaheih Le Prévost, fille de Charles Le Prévost, escuier, seigneur de St-Cyr et de damoiselle Elisabeth Sublet, ses père et mère : le parrain François Sublet, escuier Sgr de Noyers, son oncle, et la marraine Magdaleine Piccard, sa cousine %i\), La néophyte fut elle-même marraine en la même église, le 9 novembre 1620, de Elisabeth, fille de Jehan Baillât {, receveur de la terre de Saintry (2). 70 Augustin, décédé en bas âge, inhumé à Saintry, le mardi 29 octobre 161 3 ; 8*^ Marie ou Marguerite, née en 1620, et baptisée aussi en l'église de Saintry ainsi qu'en fait foi l'acte suivant : « Jeudy 29 octobre 1620. — Feust baptisée Marguerite , fille de noble homme Charles Le Prévost, Sgr d'Oysonville, et de damoiselle Elisabeth Sublet, ses père et mère; le parrain noble homme, Charles Le Prévost, escuier, Sg^ de Vaubesnard, la marraine damoiselle Magdaleine Le Piccard, fille de M* Le Piccard, conseiller du Roy en sa cour de Parlement à Paris, seigneur du Plessis-Maria, et de damoiselle Jehanne Sublet» (3). 9° Charlotte-, et 10^ Barbe, qui épousa le Duc de Nargonne, chevalier, Sgr de Bergères, de Bifontaine, colonel du régiment de la reine- mère. Elle mourut âgée d'environ 78 ans, le 18 juillet 1701, et fut inhumée en l'église des Feuillantines.
Les registres paroissiaux de Saintry constatent en outre, que « le dimanche vingt-deux apvril 1635, ^^st inhumée la mère de Claude, Baron d'Oysonville >, et que le 20 juin 1636 « furent espousezdans l'église, M. d'Oysonville, Claude, baron, et Margueritte le Piccard... »
Le curé paraît avoir commis dans ces deux actes une erreur de
(x) Registres paroissiaux.
(i) Ibidem.
(3) Ibidem.
prénom, car il n'y a pas de Claude^ baron d'Oysonville. Il s'agit sans doute de Claude le Prévost, cousin de Charles.
Charles Le Prévost, ami du poète Desportes (i), s'adonnait aussi à la poésie ; on possède un ouvrage rarissime, intitulé l'OisoN (2) qui lui est dédié ; cette œuvre, assez médiocre, rappelant cependant en certains passages la facture des poètes de la Pléiade, donne du nom d'Oysonville une origine plaisante, sinon ingénieuse.
Après une grand' risisianu
Au lict d'honneur avec constance ^
Moururent y 6 grande cruauté^
Les oisons pleins de loyauté.
L'aigle cède aux armes de Cannes^
Et les Oisons aux Gallicanes,
Non que Von doive toutes fois
S'imaginer que le Gaulois,
Avec une telle victoire,
Ait esteint pourtant leur mémoire :
Tant s'en faut ; pour la conserver *
Ils firent dès lors eslever,
Où plus espais fut le carnage.
Un grand et spacieux village
Pour etemyser leur renom,
Oysouvîlle encore il a nom,,,
M. d'Oysonville fit de nombreuses transactions à Saintry. Voici rénumération de celles qui sont venues à notre connaissance :
20 juin et II novembre 1609. — Bail au profit de Rigault, marchand à Cofbcil, de sept quartiers de vigne à Saintry, lieu dit les Escuyers, moyennant 4 sols 6 deniers tournois de cens (3).
2 mars 161 2. — Délaissement au profit de Adam Guillemin, vigneron à Saîntry, d'un quartier de vigne à Saintry, lieu dit les Friches, plus 1/2 quartier au-dessus du vieux Cimetière.
II octobre 161 3. — Déclaration passée devant Regnault le jeune, notaire àCor*
(x) Né à Chartres en 1546, oncle du satirique Régnier, il mourut en 1606.
(a) Cet ouvrage, publié vers 1620, a été réimprimé dans le BuUeiin archéologique d'Eureet-Loir, (1879).
(}) Minute de M* Hideulz, notaire à Corbeil.
beil, par Le Prévost à Jacques Le Favre, S«' de Morsang sur Seine, de plusieurs terres et héritages en la censive de ce dernier.
12 octobre 1613. — Offre de payement de lods et vente faite par Le Prévost au seigneur de Morsang, passé devant Cothais, notaire à Corbeil.
28 octobre 16 14. — Accord sous seing privé entre le dit seigneur de Morsang et Le Prévost, Sf de Champlâtreux.
9 janvier 1618. — Acte devant Jacques Regnault, notaire à Corbeil, contenant bail d'héritage, consenti par Le Prévost au profit de Michel Burault, moyennant 30 sols de rente.
19 juin 1619. -— Bail par le même au profit de Jean Rigault, demeurant à Corbeil, de biens à Saintry.
19 septembre 1622. — Bail à ferme moyennant 18 livres, par le dit seigneur de Champlâtreux, de plusieurs terres et héritages, sis à Saintry, Morsang et environs.
Enfin, par contrat du 14 juillet 1627, Le Prévost fit cession de la ferme du Fresne, et de 200 arpents de terre faisant partie des 225, en dépendant, à Louis Tronson, seigneur du Perray.
Charles Le Prévost est décédé à Oysonville en 1634 (i).
Le 30 septembre 1636, par acte devant Clozeau, notaire à Corbeil, Elisabeth Sublet, sa veuve, fit déclaration à Nicolas Le Jay, seigneur de Saintry, des héritages tenus en censive (2), au nom et comme se portant fort de Paul Le Prbvost son fils, et encore comme tutrice élue par justice le 6 avril 1634, de Marguerite et Barbe Le Prévost, ses filles mineures.
Elle eut, sa vie durant, la jouissance de Champlâtreux; elle consentit, le 17 octobre 1639, notamment, par acte devant Clozeau, un bail à rente au profit de Nicolas Grimbault ; le 3 décembre 1644, par acte devant Du Nas, notaire à Corbeil, elle fit l'échange avec le seigneur de Morsang de 3 arpents de terre à Morsang.
Elisabeth Sublet décéda vers 1646.
Par le partage de la succession de Charles Le Prévost^ le fief Pelletier et Champlâtreux furent attribués à Paul Le Prévost, son iîls, héritier bénéficiaire, qui rendit foi et hommage de ce fief à Guillaume Le Jay, seigneur de Saintry, le 4 novembre 1649 (3).
(i) Armoiries de Charles Le Prévost : Bcbiqueti éPar et ePa^ur^ au franc quartier d'or, chargé ffun griffon de saUe ; à la bordure de gueules^ chargée de 12 hesants £or. (2) Terrier de Saintry.
(5) Minute Clozeau, notaire i Corbeil.
Paul Le Prhvost, baron et marquis d'Oysonville (i), seigneur de Vaubesnard, Bois Fourgon, Champlâireux et du fief Pelletier^ baptisé le 4 décembre 1607 (2), entra au service sous le patronage du ministre des Noyers, et du maréchal de la Mothe Oudancourt, ses oncles ; sa carrière fut brillante. C'est lui qui organisa TAlsace qu'il avait contribué à soumettre ; à la Bibliothèque nationale, à la bibliothèque Mazarine, se trouvent ses correspondances avec le maréchal de Guébriant, Turenne, le Duc d'Enghiien, le roi Louis XIII, le cardinal de Richelieu, le ministre Le Tèllier et le cardinal Mazarin. Il fut aussi mestre de camp des régiments d'Oysonville -cavalerie et d'Oysonville-infanterie, lieutenant général au gouvernement de Brissac et pays d'Autriche, maréchal de camp, puis lieutenant général; il fut encore ambassadeur auprès du duc de Saxe Weymar et de l'électeur Maximilien de Bavière.
La carrière de Paul Le Prévost fut brusquement interrompue par la mort de Louis XIII, celle de Richelieu naturellement, et la disgrâce de son oncle des Noyers, ses protecteurs. Il se retira à Oysonville et à Paris, où il mourut le 39 novembre 1679 ; il fut inhumé le lendemain à Saint-Sulpice.
Cependant Louis XIV reconnut les services de M. d'Oysonville^ en mars 1663, par l'érection en marquisat « pour luy et ses successeurs tnasles et femelles de la baronnie d'Oysonville »,
« estant informé des fidelles et recommandables services que nostre cher et bien « araé le baron d'Oysonville a rendus au feu Roy de glorieuse mémoire, nostre <c très honoré seigneur et père et à Nous, durant plus de vingt années consécutives «c dans plusieurs emplois et négociations importantes qui luy ont été confiés, « mesme dans les charges de cômir.issaire général, de colonel, de maréchal de « camp de cavallerye et d'infanterie françoise et étrangère, de nostre lieutenant au « gouvernement général des villes de Brisach, de directeur et de i**" commandant « en Alsace, et dans leî places de Montbéliard, Uberlingen, lac de Constance, « ayant commandé des corps de trouppes, tant en qualité de maréchal de camp « que de nostre lieutenant général en nostre armée d'Allemagne, soubs nostre « cousin le M»* de Rantzau, fait la fonction d'intendant de la poilice, finance et « gouvernement de Brizac et d'Alsace, porté par son crédit et addresse les trouppes a du feu duc de Weymar à se soumettre à nostre service après son deceds, et de « remettre laditte place de Brizac avec les autres que ledit feu duc avoit prises dans « ledit pais d'Alsace, et qu'il avoit dessein de rettenir en toute souveraineté, dis-
(i) Diocèse de Chartres.
(2) Bibl. Nat. dossiers bleus 544.