LE NOM D'OSIRIS RAPPORTÉ PAR PLUTARQUE
Les notions que les Grecs nous ont transmises sur les hi6rogljq)hes égyptiens sont peu nombreuses et souvent difficiles H rapprocher des caractères auxquels elles se rapportent; aussi les a-t-on souvent taxées d'inexactitude, par cela seul qu'on ne trouvait pas leur application sur les monuments. Cependant elles sont souvent plus précises qu'on ne le pense, et à mesure qu'on pénètre plus avant dans la connaissance de l'écriture antique, de nouveaux faits se présentent et viennent donner l'explication de passages incompris dans les auteurs classiques : en voici un nouvel exemple.
Plutarque nous apprend {De Iside et Osiride, § x) que les Égyptiens écrivaient le nom d'Osiris avec un œil et
un sceptre '. Tov yàp PaatXia y.at xjptov "Odtptv ôcp0aX[ji(7j xat (rA'f]Tzzpi^
Ypioo'jTtv. Les monuments portent ordinairement les groupes suivants que Champollion a reconnus le premier pour dé-
,. . . .^2>- •<2>- "^SC^ -<2>- S\ ^ il.
Signer Osiris : ri , ^ , A fi, ^ Ji. On reconnaît bien dans ces diverses variantes, Vœil ..<s>- ou o dont parle Plutarque, mais au lieu du sceptre, on trouve constamment l'image d'un siô^e ou d'un trône u ou n, ou bien celle d'un
1. Inédit, conservé au Louvre et communiqué par M. Pierret. Cf., sur le même sujet, p. 39, note 1 du présent volume. — G. M.
^IM D'OSlRtS RAPPORTÉ PAR PLUTARQUK
On a donc accusé l'auteur du De Iside d'i- ^3^ '"inexactitude en cet endroit, ou, tout au moins.
arance <-^ ^ ^^.^ -^ t:ération par les copistes. Mais il ne faut pas se :i texte ^3- ^^ ^ la valeur d'une indication du genre de celle-ci ononcer* f^^^ -^^X'^ assuré qu'elle ne répond pas à des signes en ant de ^ ^^^ 43nt à l'époque où les Grecs ont pu connaître TÉ-
jage sei:il <^^ ^^%,-dire sous les Lagides, ou peu antérieurement,
ypte, c'ô==^ ^^^^ ^^-'<que, et cela devait être, que la plupart des hiéar on r^rx^-*^ -^j,.^ j^liqués par Horapollon et les auteurs qui ont oglyp^^^^ ^^-^-:i.^nic matière, appartiennent plus à cette époque
xaitéde ^^*' ^31, ultérieurs. Les monuments ptolémaîques, bien
[ju'aux â.^^^ — ^-^n.T3r^"x^ sont dilficiles à étudier à cause même qu'assez t^^\ ^^:^t>îon, dans l'écriture, d'un certain nombre de de l'intro^^ ^ - -fc ^^ antérieurement, et de l'emploi abusif alors signes in^-^^* ^^^^^i^ractères tant idéographiques que phonétiques, de certaîr^^^^^ -«^^^ "^^^s trouvons l'explication de notre passage C'est ain^i r\^ ^ dans deux bas-reliefs du temple de Karnak^à aw De I^^^^^^^^^^é^ au nom de Ptolémée É vergeté II *. Dans Thèbes, ^^*^,^^r3fc,^-relief, Évergète présente la couronne symbole premi^^ ^^^-^ ^ tification qui fait le sujet des chapitres 19 et 20 lique del^^ ^ ^^-^ ,^^raire, au dieu Osiris, debout, orné de la coifclu Rituc^l f ure alef
niaingaac>l^ Aetlesigï^
les mots: ^ ^ Thèbes, * niinô par ^ un sceptre^
que
le diei;^
signe déte:0^
t. Lepsiu^ 2. Cf. Hor^
^ tenant do la main droite le sceptre 1 et de la ^^ les insignes habituels, lepedum ?, \^JlcLgellum ^ ^c la vie ^. La légende du dieu commence par
VlWSï©' ^^'^^^"''^ d^Osiris qui préside ' (?)
^. Or le nom du dieu qui est parfaitement déter
^^ attributs, est écrit par un œil ^2:>. (6^0acXjxcï>) et
^^ (>cal cncr^xptp). Ce sccpive ^ cst précisément celui
-^i enta la main et q^^^ ^^^ reconnaît aussi dans le
inatif du nom divin ^. Ceci une fois reconnu
g^cnkmœhr, IV, 29