NOUB LA DÉESSE ^^ ÉGYPTIENS
Je dois à M. E. de Roxxg^^A^^^prétation du ^, ,„ dont la permutation avec i:^ ^^^^ ^^j est bien connue; su vaut Ivii, cette expression an^ ^&Ue au copte cinc, sr'mi/ esse, signifie la similitude, l^ ^^^semblance, l'image, e dans la phrase qu'on vient de lire, la ressemblance < VirrtczgG des dieux exprime la généralité des astres. Or, montagne dans laquelle se couchent les astres ne peut ô< que celle qui borne la vue du côté de l'Occident. Une si gulière composition reproduite par S. G. Wilkinson {Me ncns and Cusloms, t. V, pi. 29) fait voir cette môme me tagne avec des bras de femme, recevant le disque solaire. La légende inscrite au-dessus d'un personnage agenoui devant elle se lit :
o A mm ® ^ =^ . ^
A^doration (au) dieu SoleU .... pendant (son) coucher dans la mon
(de la) contrée infernale de justice. Hommage à toi, dieu so
l.a déesse d'Or est donc la reine delà ^^^^^^^J^^^^t cident; c'est une analogie de plus avec les ^,^^^ v. à! Hathor représentée souvent sous la forme ^^^ ^ à la porte d'un hypogée creusé dans le flanc de ^^ c tagne, et appelée ^|j^, la rectvice de la ^^J^J^^^^a
dentale, ou infernale, car ces deux ^l^P^^^^Î,^\ib\i^^^^ même sens pour les Égyptiens (Momies de impériale, passim).
.^ souvent tûoditV que oioent les dieux et les déesses par eu^^ manière suivante : ^
L'ensemble de tout bien pur, ^
C'est-à-dire l'ensemble des biens dont vil «^ ^^^'
un die^
12 NOUB LA DÉESSE d'OR DES ÉGYPTIENS
Le personnage sur la momie duquel sont peintes les représentations de la déesse Noub reproduites dans nos planches 1, 2 et 3, exerçait des fonctions sacerdotales dans la ville de Thèbes, ainsi que l'indique la légende suivante inscrite sur une figurine funéraire de son tombeau, conser vée a ussi à la Bibliothèque impériale (n« 1098). 1(j ja/^l^^zzz \\ jj Le père divin d'Amon, celui qutfaitïes libations sur V autel à Thèbes; et nous avons vu que le papyrus cité plus haut, qui n'est certainement pas postérieur à la XIX* dynastie, fait mention d'une dame odiste de cette môme déesse, appartenant aussi à une famille thébaine, car les titres principaux du personnage dont elle était la tante, sont : 1 jjli
Le royal scrtbe de la bibliothèque, celui qui établit, ou qui maintient les lois dans la demeure de la divine justice^ le gardien de la demeure d'Amon,
On sait que, par demeure d'Amon, les Égyptiens désignaient très habituellement le temple de ce dieu à Thèbes.
Si Ton ne peut conclure de là que le culte de la déesse d'Or existait à Thèbes sous la XIX® dynastie, on est au moins fondé à le croire.
Le sarcophage noté D. 8, au musée égyptien du Louvre, présente aussi le nom de la déesse d'Or dans les titres du personnage dont il contenait la momie :
WTp-g^n noTÀ ii«i TOTOT-OT (?) n co-rrn (?)
Le Prophète (de la) déesse Noub (et) des statues du roi
(^nm 01 A*
ncAiTK itTp-{[^«i juut-nqp.
Psamétik (au) temple (de) Mempbis.
NOUB LA DÉESSE °*i ^^^
^es titres sacerdotaux ^^^^ <?>»„* "'"^'^^ i3
qva Us donnent la certitude q^^ h déï 1.:^^"^ '^t^ressants ^n exalte particulier à Mer» P^'X so»!T v^^?,*"^^'-»^* «"«i St^'/i .^^ charge de prêtre des statueTdu Z^ '^•^""^««' '^e désignait pas déjà suffisamment Zt/Z.?""^'^'^^^
et oS?ÎT"«' «"'" «« 'nême sarcophage, Jes variantes ^ J
formel" e'noriufo' ""'"' ^î." ''^"«' -^ ^- <^e- A vol TV T2 <=«°"a>ssons. {Description de l'Égupte
^«ô,e), contient une légende où on lit le nom de Noub et ^e plus celui de sa demeure particulière U^; xnais le bas-
savofrM^'? P*" '"P™^"^' ^° «»««'•' " S'esUmpossible de savoir exactement quel rôle y joue cette divinité. Enfin,
ce nom entre dans la composition des noms propres ]^'7
I H cj SÎ' ™'^-"®^A. celle qui appartient à Noub, et ^y^^' T«.nonrA (même sens), qui désignent tous deux la même p«rsonne, dans un extrait hiératique du rituel funéraire, conserve au musée du Louvre.
Maintenant que nous avons examiné ces divers monuments si nous observons que la tête de la déesse Hat\voT, emp oyée dans les décorations architecturales, pose P^^^^^^tt habituellement sur le signe de l'or, ns^^. ainsi q"^^\*^,.^ remarque Champollion en comparant cette déesse à. ^^^^ A^poSlm (Venus aurea) d'Homère; si nous observ^^^ ^^
1 hiéroglyphe n=n, le sig„e ^^ y^,, ^ ^^^ repré^^^^^gè coUie,^, comme l'a très clairement démontré M. E. ^^^ ^us^V (Mémotre sur l'inscription d'Ahmès, p. 66), »v«»''^ x^oune signification funèbre, puisque dans les scènef ^^^^aXe^ Uques qui ornent les sarcophages -les divinités '■'^--es ^^' sont très souvent représentées d'issus, et que, dan^
^ ** * ^ ^ ' nous dft. *oq rt ^'^té*:» ^<^Us ^"^«s riJf'
me\^^ * W^Z-J*^ funéraire o'^o^î e^» ^^e© ^eu. t?/'Nle,
d'autel eo ^eU^^tee d'ua disqu"'*^'-- U ?"*«« U^^'^^ «ofj
.uquclesiaPP^j'^ nous très '«^Por ^oie,- ;^''^.<^^sque ^f^ cette représentât'*^ "i^i accon^f *'e~
i. f^ "Soie/;
tZ'tJ' ^ ' ?"e d^ 4t ôtr« ™<"ns ancien (,»« ,
*'9ï, *^'>h ea â ie P Ju voyage de Denon. ''«''. d'ap^^"^
NOUB LA DÉES^ t>ars ÉGYPTIENS
co-»-rï^ HTp-oT ocop-orp JUL*.-**^^ '0 ipi-^ ^^ ^^.^^
roi des dieux, Osor-oêr justifia. je fai^ ta sépulture /?) étera
Avi-dessus du défunt :
^«.c ocipi Tq KTp g^n n «JUtit-p^^ cottu itTp-OT g O Osiris, père divin, prophète d'Amon-Soleil, roi des dieux, pi
^JUL (?) It «JUlIf OCOp-OTp JUL«^-T*»>OV CI IlC«^-n-TO ^ A*
die Kliein(?)etd'Amon, Osor-oêr justifié, fils (de) Nsa-pUo le
^n^-^ ^îu6 A«.-(^ ^njô k^-^ ^«^
ta vie (est) la vie (de) ton àme la vie (de) ton àme (est) tî
M HhSi
une multitude de jours et Téternité.
Au-dessus de la déesse :
Paroles ^'Hathor, la grande déesse d'or î qui est auprès de Vun d'euœ ' .- a O Osiris, père phète d'Amon-Soleil, roi des dieux, Osor-oer Jais ta sépulture (?) éternelle. »
1. ^ = pt. Birch, Archœologia, 1853, vol. XXK^' Thot^mes III, p. 36. ^^ p
2. C'est-à-dire auprès d'Osiris lui-même, repres ^^^^^ défunt, qui lui est complètement assimilée, ©** A*)ultu vache divine est placée comme protectrice des F ^ on pourrait lire aussi : Paroles cT Hathor à qrcicW«*
qui lui est dévoué.
16 NOUB LA DÉESSE d'OH DES ÉGYPTIENS
Au-dessus du défunt :
O Osiris, père sacré, prophète d'Amon-Soleil, roi des dieux, prophète de Khem et d'Amon, Osor-oër justifié, Jils de Nsa-pat—to le justifié^ ta vie est la vie de ton âme; la vie de ton âme ^si ta vie pour les siècles et pour V éternité.
Comme on a pu le voir, ce texte est singulièrement compliqué par los licences permises pour le choix des caractères, à l'époque de la domination romaine ; c'est encore à l'extrême obligeance de M. E. de Rougé que je dois la solution des prin cipales difficultés qu'il renferme, telles que les groupes , ^ quelqu^un un tel; ^^^ pour ^^^j, ou J^. "^ii souvent abrège en |mj. Cf. Hor-ApoUon, liv. II, chap. i :
'kÀ-h? '^^9 AIy'^'*^'^^**'^ YP^T'^f*^^®^» ^o'cÈ Htlv eEÔv <nj^a(vei, x. x. X.;
'^ ^ \ éternité, cf. Hor-Apollon, liv. II, chap. i : 'Atûva <nj}ia(-
Champollion avait déjà reconnu les caractères ^ ^t *^ pour des homophones de '^^zz:*, <^, dans les inscriptions de cette époque de décadence.
Quoique nous trouvions dans la Grammaire de Champollion,. p. 417, la qualification d'or des dieux et de toutes les déesses donnée à Isis dans les inscriptions du pronaos de Dakké, construit par Évergète II, je crois que les mots Hathor la grande déesse d'Or des dieux, que nous lisons sur le papyrus d'Osor-oër, ne peuvent laisser subsister aucun doute sur l'identité des deux déesses A^om6 et Hathor. Remarquons encore, avant de terminer, que l'image d'une vache exactement semblable à celle qui représente la déesse d'Or est placée en tête du chapitre clxh du rituel funéraire et désignée par les mots :
ra
NOUB LA DÊEB^ X>B:s ÉGYPTIENS
pnee-«^2^a^, ^ ^ ^^^sse vacbe*.
pn-«.2^«., Jeune déesse vache».
nTp-T(?)-«i2^«i, Déesse vache* (hiératique).
«^2^«k., Vache (déesse).
Quoique le nom de la déesse Noub ne se rencontre pas dans le rituel funéraire, peut-être pourrait-on voir encore ici son image, car l'or est prescrit pour la représenta ion de cette jeune déesse-vache, puisqu'il est dit dans^ 1|' ^^^^ cbapitre que son image yarïe en or bon (pur), ^ "^ -^!\°^e T ^^, était placée sur la gorge du défunt, et l'on ^^^^^^^^ les amulettes dont on devait orner les morts étaien
et. ^^ 1. Les signes \\ ^ sont ici la valeur de notre *'"^'^ "^ j^^ ae^^ ^^^* doivent pas se prononcer; ils servent seulement à réunir ^vV\^^^^*
<:=—=> A A Ci fi\ 'Ti -n . . . A ««o) seul*' ^^^.
lïette double dénomination rappe
qui s'app^iq^®^^
à une seiA- ^^^-
Cette double dénomination rappelle la fable ^®^^ tù^eli^ ^^^^^ morpbosée en vache par Jupiter, se sauva en EgyP > première forme.