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poissons. 75. Dîme des filets
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drachme d'or(?), m'ont apportée les (p(*îcheurs?).
Il est facile de voir que cette pièce est, comme je viens de le dire, une quittance de redevance donnée à des pécheurs par un personnage nommé Newerhotepou, qui sans doute était préposé à la perception et à Tenregistrement du droit
^KB a ^- CAILLIAUD SUR UN OSTRACON ÉGYPTIEN
'i^ ^^ îSous reviendrons tout à l'heure sur la mention
^0 t>^^. ^^pôt qu'on y rencontre sous le nom de dîme. ao ^^^ ^ jjvterprétation du sens et de Tépoque de ce curieux ^loï^ j^tnande à être corroborée par quelques obser-
^ji^ti^^^^'^xoi^vQ ligne, le mot ueh, ou uehe, déterminé par
A ^^ (i'nt\ poisson reportée faute de place à la ligne sui-
Y'ii^^^^^^st jiisqu'ici resté inconnu dans la langue antique,
vati^^' jén^^^^^l^^ ^^ ^^ copte Font conservé sous les formes
xï\^^^ , o-rfO^Z^^ P^^'^^o.tor, oTTog^e, piscatoves. C'est ici le sujet
uïcH^ ' oposition; il se trouve, suivant la syntaxe égyp-
do ^^^ ^ plïvcé après le verbe, qui est lui-même précédé de
sot^ ^ locuti^^ Ai-AR,ya/re venue, venir, arriver, se retrouve ^^tc d'une Pjfec® analogue à celle dont nous nous occupons, en *'^ ^ent écrite en hiératique, et conservée au musée du cg^^^^j.^; elle se rencontre fréquemment aussi sur d'autres l^^^"^' ^ents; c'est l'expression dont se sert Out>horsoun, u^on^^, .^^g^^^iption de la statuette naophore du Vatican, pour d^^!^ er l'arrivée de Cambyse en Egypte \ ^^ t noïn propre Newerhotepou ou Newerhotep n'est pas si^r ^^^ iT^^^.^^^^^ts de la XIX« dynastie; pour n'en citer ^^^'un exemple, il se lit dans un manuscrit daté de l'an 11 du ^^^ ^P de Séti ^^ et conservé à la Bibliothèque Impériale. l^e n^o* "^'^^ Zlo^i 1 ,•••«" se rapporte incontes- 1 letnei^* à la pêche; le caractère initial dont la pronon- ^'^'vtion n'est pas connue paraît représenter dans les hié- *^''My plies une barque de pécheur chargée de filets ^ "^^'- ^" ^'*^^ *^^*^ *^^"^ *» légende d'un personnage qui
progsch, G;ammni>e démoiirjue^ p. 24 et 72. Ce mot est également a/.termin« par le signe démotique des poissons, et répond au grec àXte^î f'^gl'antigraphedeParis. ^ »
'"'o' 15. de Kougé, Rcmc avrhàoloairjue, %- ann.^e; cf. Chabas, mêmere-
'"3. 'l/^ chap. Lxv du Rituel, compas au chap. ,1, donne s'ÂÂ, comme
voir,ovi
LETTRE A M. CAILLIAUD SUR UN OSTRACON ÉGYPTIEN 133
préside à la pêche, ^ ^^ ^ mr . . .-u mntu-htp,
le chargé des pèches Mentouliotep\ et on trouve plusieurs fois dans le chapitre CLIII du Rituel * le même radical sous les formes ^ — o et ^^ ^"^ employé dans le sens de pêcher ou de pêcheurs. Ce terme s'appliquait aussi bien à la chasse des marais qu a la pêche proprement dite; ainsi, nous voyons dans le Papyrus Sallier, n° 2, p. 8, 1.8, au Musée
britannique, les mots ^^'^^^^^^^ ^ ^"^^^^^^^^^ . . .Âu R RM-u, les pêcheurs de poissons, et à la ligne G de la mêmeligne^^^-^^^^-^^^^^^ ..Au ept-u, les chasseurs d'oiseaux {aquatiques) ', littéralement, les pêcheurs d'oiseaux; car Texpression primitive du mot était certainement la pêche.
Le nom de Séti qu'on lit ensuite a été porté par des rois de la XIX*' dynastie. C'est un des noms les plus caractéristiques de cette époque et je n'en connais pas d'exemples postérieurs à la XX® dynastie.
Le nom suivant, bk-ur-ne, Bekouernè, ne m'est connu que sous des formes analogues, qui toutes appartiennent au temps de la XIX® dynastie, comme i^^ ^^^^ w^
BK-N-UR-NE ou (^ ■^^^<±>Wi BK-N-UR-NE-RA, nomS
qui désignent un môme personnage portant le titre de ker-
variante de ce caractère; mais c'est évidemment une variante de sens produite par la confusion des caractères et non pas une variante graphique, car le Todtenbuch n'enregistre pas ces dernières. Souvent, le môme caractère détermine le mot '/jss, chasser en bateau : mais ce mot ne peut pas accepter Âu pour complément phonétique.
1. Rosellini, Monumenti Cioili, pi. XXIV ; Lepsius, Derikm., II, 130.
2. Lorsque la vignette de ce chapitre n'est pas omise, elle représente le défunt tenant la coifle d'un filet à pécher ou s'éloignant. Cf. de Rougé, Reçue archéologique, 1860, p. 95 et 96.
3. Cette chasse se pratiquait au moyen d'un bâton légèrement recourbé qu'on lançait au volatile en le faisant tourner sur lui même, ainsi que je Tai vu faire encore par les Arabes.
teste l^^^ , ^G drw ^^ m ^^i/?^ ^^^ô cU ^ ^i
pierre- . ^^''•-.- o^'' f^nai >'f^er^,4.\^',
de.serr^. projet, co^.,,/ éTo/^, ^«^ «vec ../J'^^^t
vre, figurine funéraire; b^'^^e/^ e^Coo^^.^ rf "^^^Os^
Mcmpins, troisième /'an/e ^/^''e/, ,/'«/^^• r^ ,. "a^s .
2. 7c,rf^^,.^.«.//, 162, 12. ' W- XV/;^- 8,- /"^'^4. p/ ^^s mal est souvent omis. P'e ^(^ ' ^^àtiotte ^ • Cf .
3. Todtenbuc/i. 125, JS-gg ^' ^'o/sea^ . ' '^''/'àe^r^^' '^- Cha.TQpollion, Gramoirt} ^'^^ ^^tefta- ^^^