IX LAPSUS RETARDE UX ORDRE
cinq à huit heures de marche, et qui ne pouvait commencer à s'opérer qu'au moment où elle aurait dû, presque totalement, être réunie à la nouvelle position indiquée.
Heureusement encore que j'avais recommandé, la veille, en partant de Beiharting pour me rendre à Rott, de m'y adresser toutes les lettres qui pourraient arriver pour moi, et sans retard, car certainement, d'après la suscription extraordinaire de celle que je venais de recevoir, on aurait pu, sans conséquence, différer d'expédier un exprès pour me l'apporter.
Je fis sur-le-champ expédier des ordres qui furent portés par des officiers, avec la recommandation de faire la plus grande diligence pour faire marcher toutes les troupes sur Zorneding.
Il fut mandé au général Durutte de faire placer sa hrigade à la gauche de la chaussée de Munich à Ehersberg, la droite à Zorneding, occupant ce village, et de laisser, cependant, un escadron et deux compagnies d'infanterie pour garder le débouché de Beiharting jusqu'à nouvel ordre (ce détachement vint plus tard se joindre à la hrigade) ; au général Dehilly, de placer sa gauche à Zorneding, ayant sa droite vers Buch; au général Kniaziewicz, de faire prendre position à sa légion à Xeukirciien, sur la chaussée de Munich à Ebersherg; et au chef Laffon, de quitter les bords de l'Inn et de concentrer ses troupes à Alxing et Moosach, et de prévenir, à Zorneding où le quartier général de la division serait établi, du moment oîi il serait rassemblé.
Aussitôt mes ordres expédiés, je remontai à cheval, afin d'arriver le plus tôt possible à Zorneding, espérant que j'y trouverais de nouvelles instructions qui m'y auraient été adressées, et pour informer, de là, où je serais plus à la proximité du quartier général de l'armée, de la cause qui avait donné lieu au retard mis à prendre la position qui m'avait été indiquée.
Entre Rott et Beiharting, je reçus une lettre du général Lahorie, encore datée de Haag le 11 . Il m'écrivait :
J'imagine, mon cher Decaen, que tu auras reçu l'ordre de ton mouvement sur Zorneding, avec l'avis de la retraite du gcncral Uichepance sur Ebersberg. L'année ennemie a débouché presque entière de Miihldorf sur la division du général Grenier, sur la route de Haag et sur l'isen.
Le général en chef n'a pas cru devoir laisser échiner sans objet ce corps de troupes; il l'a fait replier sur Haag et, de là, sur Hohenlinden.
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Il réunit l'armée à Anzing pour combattre l'archiduc puisqu'il est disposé à se battre entre l'Inn etl'lsar. C'est le moyen d'en unir promptement.
Si tu n'avais pas reçu encore l'ordre de venir reprendre la position de Zorneding, ceci t'en servirait.
Tu vois qu'aujourd'hui tes troupes doivent être réunies sur ta gauche plutôt que sur ta droite.
Arrivé à Zorneding vers les 5 heures, je pris des informations s'il y avait une communication de cet endroit à Anzing où je présumais que le quartier général de l'armée pourrait être établi, d'après ce qui m'avait été mandé, qu'elle devait se rassembler sur ce point; ou bien que, là, je saurais le lieu où serait le général en chef.
Comme il y avait un chemin assez praticable à travers la forêt, et que le maître de la poste aux chevaux m'assura qu'un de ses postillons pourrait, avec une petite voiture, me conduire à Anzing, alors, au lieu d'écrire pour rendre compte, je préférai me rendre auprès du général en chef, attendu, d'ailleurs, que, mes troupes ne pouvant prendre que fort tard leur position et qu'il serait possible qu'on m'eût expédié des ordres pour un mouvement le lendemain, avant d'être informé de ce relard et de ce qui y avait donné lieu, et qu'en outre, dans la supposition que les troupes seraient arrivées de bonne heure à Zorneding, on pourrait me prescrire de me rendre, avec toute ma division, à une distance un peu forte de cet endroit, ainsi que d'arriver sur le point indiqué d'assez bonne heure; enfin que, lorsque je recevrais cet ordre, il ne serait peutêtre plus temps d'adresser des observations pour démontrer les difficultés de la ponctuelle exécution, je partis pour Anzing où j'arrivai vers les 7 heures du soir.
Le général .\foreau y étant, je me rendis de suite auprès de lui. \le voyant entrer, il manifesta sa surprise d'une manière bien flatteuse en disant : « Ah ! voilà Decaeu; la bataille sera gagnée demain! 15 et il m'embrassa. En s'exprimant ainsi, le général Moreau pensait certainement aux 10000 combattants dont je venais lui annoncer la prochaine arrivée pour participer à l'exécution de ses projets. Cependant je dis : a Qu'aurai-je donc le bonheur de faire pour contribuer à ce brillant succès? r. Le général me répondit : >t Votre division sera réunie demain au corps du général Grenier • qui élait alors à écrire ses ordres d'après ceux
LA VEILLEK DE HOHE\LI\DEX 137
que lui avait donnés le général eu chef, avec le(|uel étaient aussi le général Dessolle et Grouchy, qui venait d'arriver à l'armée et qui devait prendre, le lendemain, le commandement de la première division du centre, déjà depuis longtemps sous les ordres du général de brigade (irandjean.
Je témoignai au général Grenier combien j'étais flatlé de servir sous ses ordres et je lui demandai sur quel point ma division devait marcher le lendemain. Il me répondit que c'était sur la gauche de Hohenlinden et qu'il fallait que j'y fusse arrivé au plus tard vers 11 heures du matin. J'observai que, pour cette heure, cela était impossible. Le général en chef m'en ayant demandé la cause, je lui rendis compte que, n'ayant pu diriger mes troupes que fort tard sur Zorneding, parce que je n'avais reçu l'ordre de mon mouvement qu'à une heure après midi, tandis qu'il aurait dû être alors presque totalement opéré, et (]ue ce retard provenait sans doute de la suscription de la lettre ([ue je lui montrai; qu'ainsi, ma division ne serait probablement rassemblée à la position de Zorneding, qu'entre 10 et 1 1 heures du soir, ayant, pour s'y rendre, des chemins de traverse étroits, dans un pays montueux et difficile; que les troupes seraient extrêmement fatiguées; que je ne pourrais donc pas les mettre en marche de très grand matin, comme cela devait se faire, pour être rendues à l'heure fixée sur le terrain indiqué; que, le chemin qu'elles avaient à parcourir étant fort mauvais et un défilé continuel, je prévoyais que, vers 2 heures, au plus tôt, la tète de ma colonne pourrait bien y arriver, et dans le moment où l'on serait sans doute le plus fortement aux prises; mais que ce n'était pas cela qu'il fallait; que c'était au contraire toute la division, pour pouvoir, au besoin, contribuera porterie coup décisif.
Le général Aloreau, entendant ces observations et y ayant égard, me fit cette question : « Mais vous pouvez suivre le mouvement de Richepance? — Sur quel point, mon général, le dirigez-vous? — Mais je le fais partir d'Ebersberg pour se porter par Christoph sur Maitenbeth. — Dans ce cas, je suis on ne peut mieux placé pour suivre ce mouvement : mes troupes les plus éloignées ne sont qu'à trois lieues au plus d'Ebersberg, et j'ai la chaussée pour m'y rendre, ce qui me facilitera de marcher avec plus de rapidité et avec tout l'ensemble possible. »
Après m'avoir demandé si toute ma division serait réunie dans
la soiive et que j'eus répondu affirmativement, mais à 500 hommes près qui, ayant été placés à des avant-postes éloignes, ne rejoindraient que le lendemain, le général Moreau dit: «Eli bien! Je voulais faire tourner l'ennemi par 10 000 hommes. Il le sera alors par 20000. Mais, à quelle heure croyez-vous pouvoir arriver sur Chrisloph? ^ Je dis que je ne pouvais pas bien le préciser; cependant que je ferais mon possible pour que la plus fjrande partie de mes troupes y fût arrivée avant midi. Le général Moreau fut satisfait. Ensuite le général Lahorie me remit l'ordre ci-après :
La disposition de renneiiii donnant à présumer, mon cher Decaen, que son intention est d'attaquer demain, ce qui, probablement, aura lieu sur Isen et sur la route de Haag à Hohenlinden, le général en chef me charge de te prévenir que le général Richepance a ordre de quitter sa position d'Ebersberg de manière à être rendu à 8 heures du matin sur Christoph pour, de là, recevoir et combattre l'ennemi qui, de Haag, se dirigerait sur Hohenlinden. Tâche, mon ami, d'envoyer sur Ebersberg, de très bonne heure, un détachement pour couvrir le débouché de Wasscrburg. Avec le reste de ta division, tu suivras le mouvement du général Richepance. Le général Lecourbe a ordre d'envoyer demain, dans la journée, des troupes pour couvrir Ebersberg, ce qui te laissera toute ta division disponible pour le mouvement sur la route de Haag.
Le général Moreau, en cas d'attaque, se rendra demain de bonne heure à Hohenlinden où tu le préviendras de' ta position.
Je remis au général en chef une note sur la reconnaissance que j'avais faite le matin sur la rive gauche de l'Inn, entre Rott et Wasserburg. L'Inn, dans cette partie, olfre la plus grande difficulté pour un passage. Il coule dans un vallon qui se maintient dans une largeur de 1 000 à 1 200 toises, et dont les escarpements sont très rapides; son cours se soutient constamment vers la partie Est du vallon, en sorte que la rive droite domine de beaucoup la rive opposée et rendrait bien difficile tout rassemblement. Je n'ai pu m'assurer précisément s'il existait des gués; sa largeur est de 60 à 70 toises, et le courant très rapide. Le point d'Attel, où la rivière de ce nom se jette dans l'Inn, m'a paru le moins désavantageux de ceux que j'ai observés.
Je fus invité à rester à souper. En l'attendant, l'on causait et l'on faisait des conjectures : entre autres, que l'ennemi serait sans doute fort étonné en apercevant, le lendemain, notre armée en mouvement pour recevoir son attaque, ou plutôt pour l'attaquer
COXFIAXCE DES FRANÇAIS DAMS LA VICTOIRE 139
nous-mômcs ; que si, dans sa confiance que nous étions en pleine retraite, il s'était engagé avec sécurité dans le défilé de la forêt, entre Maitenbeth et Hohenlinden, comme l'espérait le général en chef, nous devions nous attendre à un grand résultat des dispositions qu'il avait ordonnées.
On appréhendait même que quelque circonstance ne déterminât l'ennemi à mettre de la circonspection et, pour peu qu'il fît la réflexion qu'il n'avait combattu, le 10, avec des forces très supérieures, que contre une portion d'une armée toujours victorieuse pendant toute la campagne, et qui n'avait alors pour but que de reconnaître sa position et quels étaient ses desseins.
Mais, durant cetle conversation, on vint annoncer au général en chef qu'il venait d'arriver des fuyards qui rapportaient qu'à la nuit close, l'ennemi avait fait une attaque sur Hohenlinden. Le général .\Iorcau les fit venir pour les interroger lui-même. C'étaient deux musiciens qui avaient pris la fuite dès les premiers coups de fusil et qui répondirent à ses questions que, comme cela ne les regardait pas, tout ce qu'ils avaient à dire, c'est que, l'ennemi ayant atla(|ué, et ayant même entendu le canon, il& s'étaient empressés de s'éloigner du feu.
Loin que cette nouvelle excitât la moindre inquiétude, elle ajouta à notre espoir que l'ennemi s'était aussi bien engagé que le général en chef le désirait. Aussi, pendant le souper, on ne s'entretint que du bon succès (|u'on se flattait d'obtenir, le lendemain; et même quelqu'un dit: «Il faut, d'avance, rédiger le bulletin : 10000 prisonniers, 50 pièces de canon et l'archiduc Jean, général en chef de l'armée autrichienne, i^ De mon C(jté, je dis au général Grouchy : a C'est toi, mon ami, qui es destiné à recevoir le premier choc de l'ennemi qui mettra sans doute de l'ardeur et de l'acharnement à vouloir s'emparer de Hohenlinden, ainsi que du point de section des routes de Munich et de Freising. Mais comme, avec tes troupes, et le lieutenant général Grenier avec les siennes, vous serez encore plus tenaces et plus vigoureux, j'espère bien que le général Richepance et moi nous arriverons au moment opportun pour seconder vos efforts et pour faire décider la victoire en faveur de notre armée. »
Je repartis du quartier général à 11 heures. A mon arrivée à Zorneding, j'appris que, vers 10 heures, toutes mes troupes étaient arrivées à leurs positions.
iUO MKAIOIRES ET JOURXALX DU GEXERAL DECAEX
Je fis (le suite expédier Tordre au clief Laffon d'èlre r«''uni, le lendemain 12 frimaire, à 5 heures du malin, et de se mettre en marche pour Ehersherg où il devait être rendu à 7 heures.
L'ordre de se former en colonne sur la chaussée cl de se mettre en marche à la même heure, pour arriver successivement à Ebersberg, fut envoyé aux généraux de brigade.
Il fut notifié, dans ces ordres, que loules les voilures, hors celles essentielles des services de rartillerie et de Tambalance, devaient être renvoyées au parc, en arrière de Zorneding.
Il fut mandé au commissaire des guerres de faire diriger de Teau-de-vie sur Ebersberg, pour qu'il en fût fait une distribution aux troupes dès qu'elles y arriveraient.
Mon chef d'état-major écrivit au général Richepance pour le prévenir, de ma part, qu'en consécjuence des ordres du général en chef, je serais rendu, le lendemain vers les 7 heures du malin, à Ebersberg, et que je suivrais son mouvement sur Christoph ; que je l'invitais à laisser des avant-postes en avant d'Ebersberg, sur le débouché de U'asserburg, et que mon avant-garde les relèverait.
12 frimaire (3 décembre). — On m'apporta une lettre du général Richepance, datée du 11 à minuit. Il m'écrivait :
V^ous l'tcs sans doute prévenu, mon cher général, que la division que je commande doit se porter sur Christoph, ce qui, devant être e.vécuté pour 7 heures du matin, me met en marche dès les 4 ou 5 heures, et me fait abandonner, dès ce moment, la grande route de Wasserburg sur Ebersberg que je vous crois destinée.
Je pense que vous devez être prévenu que l'ennemi, qui occupe les bois en avant de Tulling, est venu, ce soir, ;ï la nuit tond)antc, montrer à mes avant-postes qui occupent ce village un corps de 500 à 600 chevaux, avec quelque infanterie. Je les crois destinés à agir demain et, par conséquent, soutenus par d'autres troupes plus en arrière. Voyez, mon général, pesez dans votre sagesse s'il ne convient pas que vous occupiez le terrain à mesure que je l'abandonnerai.
La réponse à la lettre que j'avais fait écrire au général Richepaucem'arriva vers 4 heures. Elle était datée du J2, à 2 h. 30. En voici la teneur :
J'ai reçu, mon cher général, l'ordre d'attaquer aussitôt mon arrivée à Christoph : en laissant mes avant-postes, ce .serait m'aftaiblir d'autant, et je pense, d'ailleurs, qu'ils seraient compromis. Je vous prie donc de les
DECAEiY MECONTEXT DE RICHEPANCE 141
faire relever par des troupes de la division que vous commandez, le plus tôt possible.
Cette réponse me donna un peu d'humeur, car il n'y avait aucun inconvénient pour le général Richepance de s'affaiblir momentanément du nombre d'hommes qui gardaient les avantpostes et que je lui avais demandé d'y laisser, puisque je devais suivre de près son mouvement afin de le soutenir ; tandis qu'il importait pour nos deux divisions que le débouché sur U'asserburg restât gardé; d'ailleurs ces postes couvraient son flanc droit ainsi que la queue de sa colonne et ils empêchaient les partis ennemis de pénétrer dans l'intervalle qui se trouverait entre les deux divisions jusqu'à ce que j'eusse opéré ma jonction. D'un autre côté, en levant ces postes, c'était faire trop tôt connaître à l'ennemi qu'on était en mouvement, ce qui pouvait le déterminer à s'y mettre luimême, soit pour attaquer directement, soit pour se borner seulement à vouloir s'assurer de la direction qu'on aurait pu prendre. Enfin, il pourrait arriver qu'obligé de repousser l'ennemi qui se serait avancé sur le terrain abandonné par la division Richepance, il en pourrait résulter un retard d'opérer ma jonction avec lui.
Cependant, je ne lui adressai point d'observations (jui auraient été inutiles puisqu'il m'avait annoncé, dans sa première lettre, (jue, se mettant en marche dès 4 à 5 heures du matin, il aurait, dès ce moment, abandonné la grande route de \\ asserburg qu'il me croyait destinée. Alors je m'attendis à faire repousser l'ennemi qui me présenterait un obstacle; cependant, je fis écrire au général Richepance par mon chef d'état-major :
Je vous ai mandé aujourd'hui que la division du général Decaen serait rendue à 7 heures à Ebersberg. 11 est impossible qu'elle y soit rendue plus tôt.
Avant de partir de Zorneding, je reçus une lettre du général Lahorie. Il me mandait :
I/cnnemi s'est effectivement porté hier au soir sur Hohenlinden avec un corps assez nombreux d'infanterie, cavalerie et artillerie. Le général Grandjean a ordre de tenir jusqu'à la dernière extrémité en arrière de Hohenlinden pour couvrir la chaussée; il éclairera en même temps sa droite pour couvrir la roule de Hohenlinden à Zorneding et même, s'il le peut, celle d'Ehersberg. Xéannioins le général en chef te laisse à juger s'il ne te conviendrait pas de couvrir un peu ces débouchés. Au reste, le général Richepance a ordre d'attaquer de bonne heure et avec la plus grande
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vigueur par Christoph sur Maitenbeth, et de faire tous ses efforts pour être maître de la coinniunication de Haag sur Hoheiilinden.
Je n'ai pas besoin, mon ami, de t'engagera presser ton mouvement et à suivre avec la plus grande vigueur celui du général Richepance; la brièveté des jours oblige de combattre de bonne heure.
Si votre mouvement combiné réussit, l'ennemi payera cher sa tenlalive sur la chaussée de Hohenlinden. Dorme le plus souvent possible de tes nouvelles au général en chef qui sera à Hohenlinden. Je t'embrasse!
Comme il est possible que le général Richepance ne puisse pas déboucher par Christoph sur Maitenbeth, il a ordre de prendre, à gauche de ce point, un débouché plus rapproché de Hohenlinden, s'il s'en trouve; il t'en préviendra. Tu suivras alors son mouvement; mais il a ordre de faire d'abord tous ses efforts pour déboucher par Maitenbeth.
Arrivé vers 7 heures à Ebersherg, je fis continuer la marche à la colonne jusqu'au delà du villacre d'Oherndorf, où se trouve le chemin qui vient joindre la chaussée de U'asserhurg à Ebersberg et qui conduit à Maitenbeth, passant par Abersdorf et Christoph; et l'avaut-garde reçut l'ordre d'élairer particulièrement sa droite et de faire halte près Oberndorf pour reposer un moment ses troupes et serrer la colonne.
Le général Dehilly reçut l'ordre de faire suivre ;ï sa brigade le mouvement de la brigade Durutte, mais de laisser à Ebersberg un bataillon de la 100' avec les deux pièces de canon attachées à cette demi-brigade et deux escadrons du l'*" de dragons, pour couvrir le débouché de U'asserhurg et tenir la communication avec Hohenlinden. Il fut prévenu qu'un escadron du 10' et deux compagnies de la 14' allaient arriver de leurs cantonnements à Ebersberg et qu'ils seraient sous ses ordres, ainsi que deux pièces de 8 que le commandant d'artillerie avait reçu l'ordre de lui laisser.
Il fut observe à ce général qu'il était essentiel qu'il eût une partie de ses troupes sur la hauteur d'Oherndorf, pour couviir le chemin qui conduit sur Sfeinhoring, et qu'il envoyât des partis sur la route de Uasserburg, sur Christoph, ainsi que de faire éclairer la route de Wasserburg surGrafing; qu'il devait plus particulièrement s'occuper du point d'Ebersberg que du surplus de sa brigade, dont il donnerait la direction au chef de brigade Saint-Dizier, commandant le 17' de dragons; que, lorsque les troupes du général Lecourbe, (|ui marchaient sur Ebersberg, y seraient arrivées, il ferait alois replier sa troupe sur la division (jui se dirigeait sur