‹ Memoires et journaux du general DecaenChapitre 4 sur 132 · COMPOSITION DE LA DIVISION DECAKN · texte numérisé non relu

COMPOSITION DE LA DIVISION DECAKN

n prairial. — Je fus prévenu par le chef d'élat-major (|ue la division Delnias repasserait l'iller, le lendemain, pour prendre position en arrière d'Ober-Roth, et que les divisions IVey et Legrand repasseraient aussi Tlller; ([ue ma division devait rester en position à Ebershansen où je devais concentrer mes forces; et que je devais replier le poste de Krumbach pour faire place au corps du général Lecourbe.

Ces dispositions furent exécutées.

18 prairial. — Le général Debilly étant arri\é, j'organisai la division.

La 1" brigade, aux ordres de ce général, fut composée : de la 100' demi-brigade (2 300 hommes), 3" bataillon de la 50" (650 hommes), \1' de dragons (550 hommes, 590 chevaux), deux pièces de 4.

La 2" brigade, commandée par le général Durutle (I) : de la 4' demi-brigade de ligne (2 200 hommes), deux escadrons du 13' de cavalerie (160 hommes, 180 chevaux), deux pièces de 4.

La réserve : une compagnie d'artillerie légère commandée par le capitaine Valée (2), 2" compagnie du 3' régiment (149 hommes, 206 chevaux), un escadron du 13" de cavalerie (80 hommes, 90 chevaux) .

Cette division se composait alors d'environ 6 000 combattants. Peu de jours après, elle fut augmentée du 6' régiment de chasseurs à cheval ayant plus de 600 chevaux (3), ce qui lui donnait environ 1 500 hommes de cavalerie, et d'un bataillon de grenadiers d'environ 500 hommes. C'étaient plus de 7 000 combattants.

(1) DuruUe (Joseph-François), né le 14 juillet 1767, à Douai, volontaire, le \" airil 1792; sous-lieutenant, le "28 août 1702; capitaine au 19« dragons, le 20 avril 1793; adjudant général chef de brigade, le 9 sendéraiaire an II; général de brigade, le 4 vendémiaire an VIII ; général de division, le 9 fructidor au XI, employé à l'île d'Elbe en l'an XIII, à l'armée d'Italie en 1809, en Hollande en 1810, à la Grande Armée eu 1813; retraité, le 1" août 1815 (A. A. G.).

(2) Valée (Sylvain-Charles), né le 18 décembre 1773, à Brienne le-Chàteaa ; élève d'artillerie, le 6 octobre 1792; lieutenant, le \" jnin 1793; capîtiiiie au 3« d'artillerie à cheval, le 8 floréal an 111; chef d'escadrons, le 10 vendémiaire an XL; colonel, le 12 janvier 1807 ; général de brigade, le 18 juillet 1809 ; général de division, le 6 août 1811; gouverneur général par intérim, puis effectivement, de l'Algérie de 1837 à 1841 ; maréchal de France depuis le 1 1 novembre 1837, il mouiut à Paris, le 15 août 1846 (A. A. G.).

(3) Decaen rendait compte de l'arrivée du 6« chasseurs 'e 18 prairial (Decaen à Lahorie, Kettershausen, 18 prairial, A. H. G.).

10 MKMOIRES ET JOrRMAUX DU r.KNÉRAL DECAEN

Elle se trouva alors placée, la droite dans la direction d'un village entre Waltenhausen et Ehershausen, et la gauche à la route de Kettershausen à Molirenliausen, dans la direction de Tafertshofen, ayant des postes à Nattenhausen et au pont de Seifertsiiofen, ainsi qu'à VV^Tltenberg, pour se lier avec Krumbach (1).

19 et 20 prairial. — La division garda sa position. Le 6" chasseurs étant arrivé, il fit partie de la brigade Debilly ; le 1 T' dragons,, de celle de Durulte; et le 13° de cavalerie forma la réserve (2).

21 prairial. — J'exécutai l'ordre, qui m'avait été adressé la veille, de relever à la pointe du jour les troupes du général Montrichard sur Krumbach et Nieder-Raunau qu'elles devaient abandonner pour se porter sur Mindelheim, et de prolonger ma droite en remontant la Kammlach ou, du moins, m'éclairer jusqu à Aletshausen.

A cet effet, le général Durutte reçut l'ordre de relever les troupes du général \Iontrichard aux postes de Krumbach et de Nieder-Raunau, ainsi que de placer sa brigade, la gauche à Ehershausen, occupant ce village, ayant un bataillon en réserve à la tête du bois entre Ehershausen et Olgishofen ; et, en outre, de faire occuper par un escadron et quelque infanterie le village de Waltenhausen, avec un avant-poste vers Aletshausen, sur la Kammlach, pour éclairer son flanc droit, ainsi que de pousser des reconnaissances au delàde la Kammlach sur la route de Kirchheim ; enfin, de former une avant-garde pour couvrir le front de sa brigade, ayant sa droite au village d'Ebershausen et sa gauche en arrière de Krumbach, se liant avec la droite de la brigade Debilly, cette avant-garde chargée d'éclairer les débouchés en avant de Krumbach, principalementceux d'Ebershausen et deDeisenhausen, ainsi que de tenir en avant-poste Nieder-Raunau, et do couvrir les routes de Babenhausen et de Mindelheim.

[\) " La division est concentrée à la position indiquée, et, afin d'avoir mes poste» liés avec ceux de la division Monirichard, ils sont avancés jusqu'à Deisenhausen... • (Decaeu à Lahorie, 18 prairial. A. H. G.).

(2) " La reconnaissance poussée aujourd'hui par le général Debilly a déposlé l'ennemi d'Ober-Blaichen. F,lle l'a suivi jusqu'à Uuler [Blaicheu] où elle a trouvé son infanterie qui s'est mise en mesure de défendre le village. On a vu environ un escadron de hussards de Blankenstein et une quarantaine de Tyroliens » (Decaen à Lahorie, Kettershausen, 19 prairial, A. H. G.).

DKBILLY ATTAyUK A DE ISKîtHAUSKX 11

En rendant compte de ces dispositions, je dis que j'avais cru devoir appuyer davantage vers la droite, ignorant la nouvelle position occupée par les troupes du général Lecourbe.

Le chef d'état-niajor de la réserve me manda que la division resterait encore le lendemain en position; mais qu'il devait être poussé des reconnaissances un peu fortes sur les routes deGiinzburg, Thanbausen et de Burgau, avec recommandation expresse de ne pas se compromettre ; que le général Lecourbe marchait sur Augsbourg et se rapprocherait en même temps de Zusmarshausen, et que le mouvement ne serait achevé que le 23; qu'il me transmettrait les ordres du général en chef pour ce jour, et que, si ma division était attaquée sur Krumbach, je devais me retirer d'abord sur Ebershausen et, de là, en avant de Babenhausen où le général Grandjean (l),qui avait remplacé le général Delmas, recevrait les troupes en retraite.

22 prairial. — Les reconnaissances ordonnées allaient partir lorsque l'ennemi attaqua vivement le poste du pont de Deisenhausen et força tous les avant-postes de la brigade Debilly de se replier. Je lui avais recommandé de ne rien engager entre Deisenhausen et Seifertshofeu. L'ennemi suivit leur mouvement avec deux pièces de canon, deux bataillons d'infanterie et deux divisions de hussards. J'arrivai sur le terrain au moment où l'ennemi, qui s'était enfilé dans le chemin creux entre Nattenhausen et Seifertshofeu, venait d'être chargé par un piquet du 6' de chasseurs, deux compagnies de la 100' et une de la 50', qui lui tuèrent trois hommes et lui firent une quinzaine de prisonniers.

Nous eûmes, dans la journée, trois hommes tués, 32 blessés et un prisonnier (2) . Le capitaine Pierre d'Houy, officier de correspondance du général Debilly, eut un cheval tué sous lui ; un brigadier

(1) Grandjean (Charles-Louis-Dieudoiiné), né le 29 décembre 1768, à Nancy; souslieutenant au 105*, le II mai 1792; adjoint à l'état-major de l'aimée du llhin, le 21 mai 1793; adjudant général chef de bataillon, le 23 prairial au II; réformé, le 25 prairial au III; réintégré comme adjudant .cjénéral chef de brigade, le 24 germinal an IV; général de brigade, le (i germinal an VII; général de diiision, le 12 pluviôse an XIII, servit aus armées d'Espagne eu 1808, d'Allemagne en 1809; mis en non-activité en 1815, en disponibilité en 1818, il fut retraité en 18iG {\. .\. G.).

(2) Cependant un rapport de Gyulai, daté de \enburg, 12 juin 1800 (K. K. A.. VI ad 186, c), dit que les Français laissèrent, dans cette jouruée, 130 prisonniers aux mains des Autrichiens

12 MKMOIHMS KT JOUHMAIJX DU GENERAL DECAEN

(le <liass*!iii's (lu G' ciil aussi deux chevaux tués sous lui. Le chef de hataillon de la 50% qui commandait les avant-postes, se distin;{ua en tenant tête toute la journée à l'ennemi qui lui était hien supérieur et auquel on ne montra que ce hataillon, une compagnie de la 100- et un pi(|uet de chasseurs à cheval.

Je rendis compte que l'ennemi avait fait sa retraite et que la brigade de gauche avait repris ses positions; que la brigade de droite observait seulement Krumbach par des avant-postes car, ainsi que je l'avais déjà annoncé, ce poste n'était point tenable, vu sa position et celle de l'ennemi. Je dis aussi que j'avais cru, pendant assez longtemps, que l'ennemi ne voulait pas s'en tenir à une simple reconnaissance; qu'il était venu devant notre gauche avec le 5" bataillon d'infanterie légère, un bataillon de Valaques, trois escadrons de Ferdinand, un de Blankenstein et deux pièces de canon; que le général Gyulai commandait l'attaque et que, voyant de la résistance, il s'était déterminé à la retraite.

J'informai qu'une reconnaissance du 13' régiment de cavalerie, dirigée sur la droite, avait trouvé l'ennemi de l'autre côté de la Mindel, et que les paysans avaient assuré qu'il occupait Kirchheim.

Je reçus l'ordre de quitter, le lendemain, ma position entre 10 et 11 heures du matin pour aller me placer en arrière de Krumbach, couvrant la route de cette ville à Babenhausen, appuyant ma droite à Nieder-Raunau et éclairant par des postes le cours de la Kammlacb. Je fus prévenu que le général Leclerc (1), qui commandait aussi une division de la réserve, prendrait position eu avant de Breitenthal, la droite à la Giinz, et que le générai Grandjean prendrait la sienne en avant de Kettershausen ; que le général en chef aurait son quartier général à Babenhausen; et il me fut recommandé de pousser des reconnaissances sur les routes de Giinzburg et de Burgau et sur Thanhausen (2).

(1) Leclerc (Victor-Emmainiel), né le 17 mars 111^2 à Pontoise ; lieutenant au 2" bataillon de Seine-et-Oise, le 19 octobre 1791 ; sou» -lieutenant au 12" régiment de cavalerie, le 1"' décembre 1792; adjudant général chef de bataillon, le 28 frimaire an II; chef de brigade, le 30 germinal an II; général de brigade, le 17 floréal an V; général de division, le 9 fructidor an VII; commandant en chef l'armée de Saint-Domingue, le 3 brumaire an X; mort à Saint-Domingue, le 11 brumaire an XI (A. A. G.).

(2) L'ordre ne parle pas de Thanhausen (Lahorie à Decaeu, Memmingen, 22 prairial. A. H. G).

COMBAT DK KRUMBACH 13

23 prairial. — D'après cet ordre, j'ordonnai au générai Debilly de prendre position en arrière de Krumbach et de le garder en avant-poste, et de placer deux bataillons et deux escadrons en arrière de Deisenhausen qui serait aussi gardé en avant-poste. J'ordonnai au général Durutte de prendre position avec toute sa brigade à Hohen-Raunau, laissant l'escadron placé à Waltenberg et les postes de cavalerie et d'infanterie sur la route de Babenhausen à Krumbach. Je lui recommandai d'éclairer la rive droite de la Kammlach par des reconnaissances sur la Mindel dans la direction de Mindeizell.

Je me portai à la brigade Debilly pour être présent au mouvement que ce général était chargé d'opérer sur Krumbach. Les postes ennemis, repoussés, se retirèrent sur la droite de la Kammlach. Mais, vers les 3 heures, à la hauteur de Billenhausen, il s'engagea, d'une rive à l'autre de la Kammlach, une canonnade qui dura jusqu'au soir. Ayant d'abord pensé que cette dispute ne durerait pas longtemps et que, d'ailleurs, elle avait peu d'importance, je ne jugeai pas à propos d'envoyer informer le général en chef de ce qui se passait (1). Mais le bruit du canon l'ayant engagé à se rendre sur les lieux, je fus étonné de le voir arriver vers les 7 heures du soir, dans le moment même où deux compagnies de la 100" demi-brigade, qui avaient reçu ordre de passer la Kammlach et de se porter sur les hauteurs en avant de Krumbach, pour couvrir le chemin d'Augsbourg dont elles avaient déposté l'ennemi qui s'y était établi, furent ensuite attaquées par une nombreuse cavalerie dont elles repoussèrent trois fois la charge, mais qui, n'ayant point reçu de secours des hommes de leur corps qui, au lieu de les défendre à l'entrée de Krumbach, s'étaient amusés à piller, furent obligées de céder au nombre (2) .

(1) " Le généra] en chef est prévenu indirectement, citoyen général, que la division du général Decaen est aux prises avec l'ennemi. Il a donné ordre au général Grandjean, qui est en position en avant de Kettershausen, de le soutenir; mais pour mettre le général Decaen pleinement en mesure de se maintenir, le général en chef vous invite à tpnir à sa disposition deux bataillons et deux escadrons avec deux pièces, pour l'assurer dans sa position, si cela devenait nécessaire. Ce détachement sera disposé de manière à passer la Giinz avec célérité sur la demande du général Decaen que je vous prie d'instruire directement de cette disposition ' i^Lahorieà Leclerc, Babenhausen, 2-3 prairial, A. H. G,).

(2) • D'après les rapports de quelques prisonniers, nous avions devant nous trois divisions de Ferdinand, un bataillon de Mlhanoiicb, un régiment de Bannal, deux compagnies de chasseurs wurlembergeois, cinq pièces de canon ; le général Gyulat commandait l'attaque... » (Plauzonne à Lahorie, Lbershausen, 23 prairial, A. A. G.).

14 MKMOIRES KT JOURNAUX DU GEVERAL DECAEM

J'éprouvai un bien vif déplaisir de voir ainsi tomber au pouvoir de l'ennemi ces braves dignes d'un meilleur sort. Cent quarantetrois furent faits prisonniers par la faute de ceux qui devaient les soutenir. Je fus d'autant plus peiné de cet événement que je le regardai comme un mauvais début dans mon nouveau commandement, et que j'avais compté sur un meilleur résultat, à la fin d'une journée pendant laquelle l'ennemi n'avait pas eu le moindre avantage, et snrloul (juo cola se fut passé presque sous les yeux du général en cbef. \ous eûmes, en outre, huit hommes tués et trentehuit blessés.

Le chef de brigade Laffon (1), commandant le 6' de chasseurs, qui s'était porlé sur Deisenhausen, en avait chassé l'ennemi et lui avait fait cinq prisonniers.

Le général en chef m'ordonna de garder ma position le lendemain et de me borner à la rectifier.

24 prairial. — J'établis mon quartier général à Ebershausen. Je rendis compte que l'ennemi avait gardé les mêmes positions que le général en chef lui avait reconnues la veille, ayant seulement rapproché ses avant-postes à la hauteur de l'endroit d'où des pièces faisaient feu sur Krumbach; que le village d'Ober-Blaichen et celui de Billenhausen étaient également occupés par lui, d'après le rapport du chef de brigade du 6*^ de chasseurs qui avait été chargé d'occuper ces villages en avant-postes ; que les reconnaissances dirigées sur Alindelzell n'avaient point rencontré l'ennemi, mais que celles envoyées sur l rsberg avaient rencontré ses patrouilles à la hauteur d'Edenhausen ; que les troupes ennemies qui s'étaient opposées à notre établissement à Ober-Blaichen étaient, en infanterie, le 5" bataillon d'infanterie de chasseurs et un autre de Hongrois, et environ 600 chevaux, tant de hulans que de Ferdinand-hussards; et qu'on avait fait à l'ennemi sept prisonniers.

Le bataillon de grenadiers commandé par le chef de bataillon Fririon (2) arriva à la division : il fut placé à Waltenberg.

Il) Laffon (Joseph), né le 2 octobre 1759, à Souilhe (Lot-et-Garonne) (?) ; dragon au régiment de Languedoc, le I" airil 1177; adjudant, le "28 avril 1788; lieutenant, le 2-2 mai \7M . capilaino, le l.j août 179-2. rlief d'escadrons, le 14 ffermina! an II; chef de brigade, le 1" floréal an II; retraité, le 9 mai 1808 (.1. A. G.).

(2) Fririoa (Franyois-Joseph , né le 12 septembre 1771, à Pont-à-Mousson ; volontaire

DECAEIV SE PORTE SUR ETTEMBEUREM 15

25 prairial. — Je reçus Tordre de réunir ma division, à 3 heures après midi, sur les hauleurs du village de Billeuhausen et de me porter sur Ettcnbeuren, en jetant un parti sur Burtenbach, ce parti devant éclairer sa droite vers Zusmarshausen. Je devais aussi envoyer des reconnaissances sur Jettingen (I).

Je fus prévenu d'avoir soin, avant de prendre position à Ettcnbeuren, d'attendre à la hauteur de IVeuburg que le général Leclerc, qui devait s'y placer, y fut arrivé, et qu'il avait ordre d'y être rendu à 4 heures précises; que les troupes du général Lecourbe, avec lesquelles je devais faire communiquer les miennes par des reconnaissances, passeraient ce même jour la Zusam et prendraient position à droite et à gauche de Zusmarshausen, peut-être même en avant; que la division du général Grandjean viendrait prendre position en avant de Ingstetten et qu'elle y serait rendue à 5 heures; que le parc de réserve serait placé sur les hauteurs en arrière d'Ebershausen ; que le général en chef s'établirait à Krumbach.

Je fus prévenu que le corps de réserve porterait, de ce jour, le nom de centre de l'armée, et que les divisions qui composaient cette réserve prendraient le nom des généraux qui les commandaient.

Je fus aussi prévenu que le corps de troupes du lieutenant général Grenier devait se mettre en marche dans la journée pour porter sa droite sur Ichenhausen ; que, comme il était à croire qu'il n'arriverait qu'assez tard à cette position, cette circonstance ne devait retarder mon mouvement qu'autant que j'aurais devant moi des forces qui nécessiteraient un engagement incertain.

Les reconnaissances envoyées le matin sur la route de Burgau avaient rapporté que l'ennemi était à Wettenhausen.

Toutes les troupes de la division reçurent l'ordre de se réunir à

au 48« d'infanterie, le 1" février 1791; sous-lieutenant, le 15 septembre 1791 ; lieutenant, le 13 mai 1792; capitaine, le 3 nivôse an III; chef de bataillon, le 16 floréal an Vin ; major au 39« d'infanterie, le 30 frimaire an XII; colouel du 69", le 10 février 1807; cjénéral de brigade, le 22 juin 1811 ; retraité, le 1^'' août 1815; commandant le département de l'Allier, puis de la Haute-Saône, en 1831 ; retraité, le 1='' octobre 1833 (A. A. G.I. IVe pas confondre avec l'adjudant général Fririon qui servait à l'état-major général (Cf. la situation donnée par CiBRiiX-IVIisAS, Campagne des Français en Allemagne, 1800, page 232).'

^ (1) " Lauingen » d'après le registre de correspondance de Moreau. Le manuscrit de Decaen porte « lalingen » .

16 MEHIOIIUCS KT JOLRNAl X DU GENERAL DECAE.V

3 heures de raprès-midi sur les hauteurs de Billenhausen, à la rive droite de la Kammlach. .M'étant rendu au lieu du rassemhlement et, de là, aux avant-postes, et n'apercevant plus de vedettes ennemies, je demandai alors depuis quand les ennemis étaient disparus; et, d'après la réponse qu'il y avait plus de deux heures, je recommandai au général Debilly qu'il faudrait, à l'avenir, que les commandants [de] sa ligne d'avant-postes ne négligeassent pas, en pareille circonstance, non seulement de prévenir des mouvements de l'ennemi, mais même de ne pas attendre d'ordres pour faire suivre un mouvement, parce qu'il était essentiel de savoir toujours, autant que possible, la direction (ju'il prenait et sur quel point il prenait poste.

Ma division étant réunie, et dès que je fus informé que les troupes du général Leclerc étaient en position à Neuburg, je donnai l'ordre au général Debilly de diriger sa brigade sur Ettenbeuren, en suivant la route de Burgau et de s'éclairer sur sa droite.

Je le prévins qu'il faudrait pousser l'ennemi autant qu'il ne présenterait pas de forces trop nombreuses; à cet effet, je mis trois pièces d'artillerie légère à sa disposition. Je lui recommandai le plus grand ordre dans la marche des troupes, et que son infanterie marchât toujours par section autant que le terrain le permettrait.

Je lui donnai l'ordre de prendre position en avant d'Ettenbeuren, sa gauche dans la direction d'Ichenhausen où les troupes du général Grenier devaient, le soir, prendre position, et d'avoir sa droite vers la Mindel dans la direction de Burteubach qui serait occupé par un parti de la brigade Durutte, ainsi que de pousser ses avant-postes jusqu'à Klein-Beuren, s'éclairant sur Burgau et sur Jettingen, se liant par sa gauche avec les avant-postes du général Grenier.

Le général Durutte reçut l'ordre de suivre , avec sa brigade , le mouvement de Debilly , de prendre position en arrière d'Ettenbeuren, la gauche dans la direction d'Ichenhausen, et la droite vers Burtenbach; et, lorsque sa brigade serait à Langenhaslach, de détacher cent chevaux pour se rendre à Burtenbach, où le commandant prendrait poste militairement, et d'où le commandant enverrait des partis jusqu'à Jettingen, ainsi que vers Zusmarshausen pour se lier avec les troupes du général Lecourbe.

COiMBATS D'A\ AXT-POSTES 17

La brigade Debilly arriva à Eltenbeureii en poussant devant elle les ennemis qu'elle rencontra et qui ne firent point de résistance; mais lors(|ue Tavant-garde de cette brigade déboucha de ce village, Fennemi tira sur elle avec cinq pièces de canon. Cependant, dès qu'il vit les dispositions que je faisais pour l'éloigner, il s'empressa de se retirer, par le pont de U ettenhausen, sur la route de Gïmzburg. Alors je fis prendre à la division la position qui m'avait été prescrite par l'ordre du jour. J'établis mon quartier à Ettenbeuren et, dans mon rapport, j'annonçai que, d'après le dire des déserteurs, nous avions devant nous les hussards de Ferdinand, ceux de Blankenstein, des cuirassiers et 200 hommes d'infanterie du régiment de Mihanovich ; que nos avant-postes étaient à la hauteur de W ettenhausen et que nous étions liés par notre gauche avec les troupes du général Grenier.

26 prairial. — L'officier commandant la découverte envoyée dès le matin sur Knoringen rendit compte qu'il avait appris que, dans cet endroit, 350 hommes du régiment de Ferdinand et de Blankenstein-hussards et de chasseurs de Le Loup y avaient passé la nuit et en étaient partis de bonne heure; que l'ennemi avait des postes aux villages d'Hammerstetten et Anhausen sur la gauche de la rivière, et qu'ils s'étaient retirés à l'approche de notre parti de chasseurs; mais que, dès qu'il avait quitté Knoringen pour revenir à Klein-Beuren, il avait aperçu descendre dans le premier de ces villages environ 200 hommes de cavalerie (1).

Le général Durutte m'informa que, s'étant avancé sur la route de Knoringen à Gïmzburg, il avait vu des partis ennemis dans les bois à droite et à gauche de Leinheim; que, près de Reisensburg, il avait vu une redoute à laquelle les habitants lui avaient dit qu'on travaillait depuis un mois, qu'il n'y avait point de canons, et qu'il avait aussi vu environ deux escadrons de hussards sur ce point, dont la moitié avaient monté à cheval dès qu'ils l'avaient aperçu.

Vers les 11 heures du matin, l'ennemi entreprit de repousser mes avant-postes de gauche : je les fis soutenir (2). Alors il

(1) Deux cent ciaquaole, selon Plauzonne (Plauzoïine à Lahorie, Ettenbeuren, 26 prairial, A. H. G.).

(2) a L'ennemi se présente avec deux bataillons, cinq pièces de canon et près de

18 MimOIRES ET JOURXAUY DU GE.VERAL DECAE.V

s'engagea une assez vive canonnade qui n'eut d'autre ellel que le bruit; j'en donnai avis au «jènéral en chef (1).

Je reçus l'ordre de mettre ma division en marche à 4 heures précises de l'après-midi et d'aller prendre position en arrière de Knôringcn et de Bureau. Je fus prévenu que la division Grandjean arriverait ce même jour avant 5 heures à Ettenheuren, et que le général (îrenier porterait sa droite en avant de Hochwang.

Par post-scriptum, on me mandait (|ue, d'après l'avis d'une attaque de l'ennemi sur ma gauche, le général Grandjean recevait l'ordre de marcher de suite à mon appui; et que, dans la supposition que ce mouvement de la part de l'ennemi ne serait qu'une reconnaissance, je devais prendre la position indiquée, et que le général Grenier recevait l'ordre de faire appuyer sa droite sur Wettenhausen.

Après la réception de cette lettre, j'écrivis au général Lahorie que nous étions toujours en présence, l'ennemi, d'un côté de Wettenhausen, et nous, de l'autre, ayant la Kammlach pour ligne de séparation, et que je faisais l'observation au général en chef que je ne pourrais exécuter le mouvemen! (jui m'était ordonné qu'autant que le général Legrand pousserait ce qu'il avait devant lui, ne pouvant m'engager dans la vallée de la Kammlach si ma gauche ne se trouvait pas dégagée.

Alais en attendant que les troupes du général Grenier eussent opéré leur mouvement pour s'appuyer sur Wettenhausen, afin que l'ennemi fût forcé de l'abandonner, je m'avançai moi-même avec un parti, au travers des bois, dans la direction de Burgau. Ne rencontrant point d'ennemis, j'arrivai jusqu'à la grande route d'Augsbourg à Ulm. Cependant, comme il faisait nuit et que je n'avais pas de guide, je ne pus pas juger dans quelle position je me trouvais relativement à Burgau, ni de combien j'en étais éloi-

4 000 chevaux. Il attaque Wettenhausen. Nous ne pourons pas encore juger si c'est une attaque positive. Les dispositions sont prises pour le recevoir (Plauzonne à Lahorie, Etteubeurcn, 26 prairial, A. H. G.).

(I) • L'ennemi met beaucoup de lenteur et de mollesse dans son attaque : il fait feu de cinq pièces de la hauteur en arrière de Wettenhausen. Il s'est porté entièrement sur notre gauche (rive gauche de la Kammlach). On n'aperçoit rien sur la droite ni en avant de la vallée. Le général pense que, si le général Legrand faisait un mouvement devant lui, on pourrait bientôt connaître quelle est l'intenlion de l'ennemi et le forcer à se déterminer. Les partis poussés parnotre cavalerie ne rapportent rien de l'ennemi • (Plauzonne à Lahorie, Ettenbeuren, 26 prairial, A. H. G.),

DECAEX' S'AVANCE SIR BLHGAU 19

<jné. Je revins alors sur mes pas et je laissai un fort poste à quelque distance du point jusqu'où j'étais allé; je donnai ordre au commandant de bien se garder, d'envoyer de fréquentes patrouilles et de prendre, dès le point du jour, une connaissance parfaite de l'endroit où nous nous étions avancés, ainsi que de s'approcher de Burgau le plus près qu'il lui serait possible et de m'en rendre compte. Je retournai à Klein-lieuren, où je passai le reste de la nuit et où je reçus une lettre, datée de Krumbacli à 11 heures du soir, par laquelle le général en chef me faisait prévenir qu'il venait d'envoyer l'ordre au lieutenant général Lecourbe de venir prendre position de suite, la gauche à Burgau et la droite près du Danube, à la hauteur de Lauingen; qu'au moyen de ce mouvement, qui ne pourrait peut-être se faire que le lendemain un peu tard, je me trouverais bien couvert et que j'aurais, en cas où l'ennemi viendrait m'attaquer, un renfort puissant qui me mettrait à même de seconder le général Legrand s'il était attaqué; (jue le général en chef serait bien aise de recevoir de mes nouvelles et d'apprendre de moi tous les mouvements que l'ennemi pourrait faire et que je serais à même de découvrir et d'apprendre.

21 prairial. — Le mouvement de la division Legrand pour s'approcher de Wettenhausen ayant déterminé l'ennemi à la retraite pendant la nuit, alors, dès le jour, je mis ma division en marche pour aller prendre la position qu'elle devait occuper la veille et je m'avançai sur Burgau.

L'officier auquel j'avais recommandé d'envoyer des reconnaissances, dès le point du jour, sur cette ville, me rendit compte que, dès que l'ennemi avait aperçu nos troupes, il l'avait évacuée. J'en informai de suite le général Lahorie, lui annonçant que j'allais la faire occuper, que je n'avais pas pu rendre compte la veille au soir que j'étais près de Burgau, car l'obscurité ne m'avait pas permis d'apercevoir que j'en étais aussi rapproché. Je rendis compte <jue la division prenait position, la gauche en arrière de Knoringen et la droite à la Mindel, ayant une avant-garde en avant de Burgau, sur la route de Gùnzburg.

Dès que je fus arrivé à Burgau, j'écrivis de nouveau au général Lahorie que ma division était établie en arrière de Burgau et de Knoringen, ayant un corps d'avant-garde sur la rive gauche de la

20 MiaiOIRKS ET JOIHNALX DU GENERAL DECAEX

Kammlach, placé en avant de Knoiingen pour observer et défendre les déhonchés de Giinzhnrg et d'Offingen; que, ne voyant point appuyer a ma hauteur les divisions de ma droite et de ma gauche, je n'avais pas cru convenable de m'établir en avant de Burgau et de Knoringen, étant d'ailleurs favorisé par les avantages du terrain ; mais que je m'empresserais de me placer en avant de ces endroits dés que les divisions voisines seraient en ligne, si cela entrait dans les dispositions du général en chef. En finissant cette lettre, j'appris (jue les troupes du général Lecourbe étaient à une lieue de Burgau; alors je transmis cet avis et je donnai l'ordre au général Durutlo de faire passer tous ses avant-postes vers notre droite, sous les ordres du général Debilly, chargé de l'avant-garde sur la roule de Burgau à Giinzburg.

Je rendis compte encore au général Lahorie qu'en visitant les avant-postes, j'avais reconnu par moi-même que l'ennemi avait Totalement abandonné Giinzburg; qu'on n'avait aperçu qu'environ cent chevaux de l'ennemi sur la rive gauche de la Giinz; que le général Legrand s'était avancé avec appareil et lui avait envoyé plusieurs volées de canon.

J'écrivis en outre que les dispositions de l'ennemi à la hauteur de Leinheim démontraient qu'il avait l'intention d'accepter une bataille en avant de Giinzburg; ([u'il avait établi trois redoutes pentagonales disposées pour recevoir chacune cinq à six bouches à feu, liant le village de Leinheim avec des bois qui s'étendaient à gauche vers la Kammlach ; que cette position, perpendiculaire à la chaussée de Burgau sur Giinzburg, était appuyée par sa droite à d'autres bois (|ui se prolongeaient le long de la Giinz et qui nous l'auraient rendue accessible; qu'une autre redoute, plus grande que les autres, était établie en seconde ligne entre Burgau et Reisensburg; que je me proposais de les faire détruire à moins que, d'après les reconnaissances que le général en chef en pourrait ordonner, elles ne fussent jugées nécessaires.

28 prairial. — Je reçus deux lettres du général Dessolle (1), chef de l'état-major général. Par l'une, il m'annonçait l'envoi d'un

(1) Dessolle (Jeaii-Josepli-Paul-Augustin), né le 3 octobre 1767, à Auch; capitaine au ]er bataillon de la légioa des Montagnes, en 1792; adjudant général chef de bataillon, le 11 vendémiaire an II; chef de brigade, le 25 prairial an III; général de brigade, le

LECOURBE VA TE\iTER LE PASSAGE DU DAX^UBE 21

brevet d'une grenade d'Iionneur que le général on chef avait accordée, sur ma demande, au citoyen Denis, brigadier de la 2" compagnie du 3' régiment d'artillerie légère; et l'autre, l'envoi d'un brevet de sous-lieutenant pour le maréchal des logis Coffin, du 6" régiment de chasseurs à cheval, avec recommandation de leur témoigner la satisfaction du général en chef de la manière distinguée avec laquelle ils servaient.

Je reçus l'ordre d'envoyer le 17* de dragons pour être momentanément aux ordres du lieutenant général Grenier, et je fus prévenu que le G' de hussards, qui arrivait à l'armée, suppléerait au besoin à remplacer le 17" de dragons.

Je fus aussi prévenu que la division resterait en position ce «lême jour (1).

29 prairial. — Ayant reçu, à 6 h. 30 du matin, une lettre du chef de l'état-major de l'aile droite pour me prévenir que le général Lecourbe commencerait son attaque sur Hôchstâdt et Dillingen, et qu'il m'invitait à me tenir prêt à marcher pour le soutenir, et que j'en recevrais sans doute l'ordre du général eu chef s'il ne m'était déjà parvenu, j'écrivis sur-le-champ au général Lecourbe que j'allais de suite faire part au général en chef de ce qu'il me mandait; et que, d'après ses ordres, je marcherais pour remplir «es intentions.

Ayant transmis de suite au général en chef ce que m'avait écrit le général Lecourbe et demandé ses ordres, le général Lahorie me répondit que l'intention du général en chef était effectivement que je me tinsse prêt pour me porter, à la première demande du général Lecourbe, sur Dillingen ou Hochsfadt, pour le soutenir sur le

12 prairial an U; «jénéral de division, le 2i germinal an VII; conseiller d'Etat; employé à l'armée d'Espagne en 1808, à la Grande Armée en 1812; retraité, le 19 août 1812; commandant en chef de la garde nationale de Paris; destitué en 1815; mort à Paris m 1828 (A. A. G.).

(1) A rette date, Decaen rendait compte à Morean qu'il avait exécuté la recounais- «aace qnc celui-ci avait ordonnée, et indiquait différentes positions que pourrait occuper sa division. Il ajoutait : • L'officier du G'' de chasseurs, que vous avez vu hier et qui a été accusé d'avoir pris un cheval et de l'argeui, .se trouve coupable. Le chef, auquel j'avais renvoyé cet officier, a porté lui-même la plainte pour qu'il soit traduit à une commission, Mais les officii'rs l'ont engagé à faire ses efforts pour que le coupable ne soit pas jugé. Ils lui ont fait donner sa démission. Je vous demande pour ces officiers, s'il est possible, que vous l'acceptiez. J'attendrai votre réponse... » (Decaen à Moreau, Burjrau, 28 prairial, A. H. G.). La démision fut acceptée par Moreau (Lahorie à Decaen, Dillingen, 3 messidor, A. H. G.).

22 MKAIOIRES ET JOIRXAIX DU GEXERAL DECAEN

point où le passage serait forcé par ses troupes ; que, dans cemoment, je devais réunir ma division dans là direction de Dillingen, en la rapprochant de ce point; et que, dans la supposition où le général Lecourbc ne me préviendrait d'aucun mouvement à faire dans la journée, de me mettre en marche le lendemain, » 2 heures du matin au plus tard, pour arriver à une demi-lieue au plus de Dillingen, disposé à marcher sur ce point ou sur Hochslâdt.

Je fus prévenu que le général Grandjean se mettrait en marche à 2 heures précises du matin, pour se porter par Aisliugen, la droite à la route de Dillingen, à la hauteur d'Aislingen (1).

Il me fut recommandé d'instruire fréquemment des événements qui arriveraient dans la soirée, et surtout, si le général Lecourhe me demandait de marcher avant 2 heures du matin, a6n de faire exécuter au général Grandjean son mouvement aussitôt que je commencerais le mien.

J'annonçai de suite au général Lecourhe que, d'après l'ordre que je venais de recevoir du général en chef, je me porterais avec ma division, à sa première demande, sur Dillingen ou sur Hochstadt; mais que, dans le cas où, dans la journée, je ne serais pas par lui appelé (faisant l'observation qu'il était 10 heures du matin), je ne me mettrais en marche (jue le lendemain à 2 heures du matin, pour arriver sur un point d'oii je pourrais me porter ou sur Dillingen ou sur Hochstadt; que j'avais désigné Aislingen pour lieu de rassemblement puisque, de là, je pouvais me rendre sur celui qu'il me désignerait. Je le prévins (jue, si je n'avais pas de ses nouvelles dans la soirée encore, je serais à Aislingen, de ma personne, le lendemain à 4 heures du matin.

A la fm du jour, j'écrivis au général Lahorie qu'il n'avait point eu de moi de rapport le matin parce que je n'avais rien à lui mander, mais que, depuis midi, l'ennemi avait établi sur la rive gauche du Danube, en face d'Offingen et en remontant le fleuve, quelques postes de Manteaux-Rouges et de dragons de Wurtemberg.

N'ayant point reçu de nouvelles du général Lecourhe, je donnai ordre au général Debilly de réunir son avant-garde au pont d'Offingen afin d'en partir à 2 heures du matin pour se rendre à Baumgarlen, où il devait réunir toute su brigade, et de partir de cet endroit

il) L'adjudant «(ëiiéral Perriu, chef d'état-raajor de Grandjean, dit : « Sur le» hauteurs d'Aislingen » (Perrin à Lahorie, 29 prairial, A. H. G.).

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