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L'INCIDEXT DE LA " COTE-D'OR

y est établi par le gouvernement britannique du fort Saint-Georges, jusqu'à ce que ce gouvernement vous ait mis en pouvoir de reprendre possession de cet établissement de la République française à laquelle l'arrestation du susdit transport ne causera point, je vous assure, le moindre délai. J'ai l'honneur d'être, etc..

Signé : Peter Raimkr,

Vice-amiral et commandant en chef l'escadre de Sa Alajesté Britannique aux Indes Orientales.

A Monsieur Binot, adjudant commandant, etc. . B.C. N"3.

Au quartier général de Pondiclu'-ry, le -Q messidor an XI.

L'adjudant commandant Binot, etc., à Monsieur l'amiral Rainier.

J'ai l'honneur de vous observer, Monsieur, que d'après des pouvoirs qui m'ont été donnés par le capitaine général des établissements français dans l'Inde pour en recevoir la restitution, et l'agrément que m'a donné le gouvernement britannique du fort Saint-Georges de m'établir à Pondichéry avec les troupes sous mes ordres, je me trouve suffisanmient autorisé pour y prendre mon quartier général, ([uoique en y reconnaissant la souveraineté anglaise.

Quant à l'arrestation du vaisseau la Côlc-d'Or, je vous répéterai que rien ne me parait plus extraordinaire que votre procédé, et que vous persistiez à le tenir sous votre surveillance.

Je vous préviens donc. Monsieur, qu'aussitôt que ce bâtiment aura pris des vivres, je lui donnerai des ordres pour une nouvelle destination.

Pour copie conforme :

Signé : L. lii.xoT.

Pondichéry, 29 messidor.

JB. L. L. Binot, adjudant commandant, etc., au général Decaen, capitaine général, etc..

J'ai l'honneur de vous rendre compte qu'en conséquence des ordres de l'amiral Linois, la Côte-d^ Or uvaÀi quitté la rade de Pondichéry le 26 messidor. Elle vient d'être ramenée en rade par les Anglais, après avoir été traitée de la manière la plus hostile, comme vous le verrez par le rapport

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ci-joint. Je n'ai que le temps d'envoyer furtivement ce paquet à bord de Y Alfred où déjà le citoyen Bruix est embarqué.

J'adresse de nouvelles plaintes au conseil de Madras contre l'amiral Rainier et je demande : comment dois-je considérer ma position à Pondichéry après un acte d'hostilité aussi marqué?

Le colonel Cullen est toujours t'i me répéter que rien n'est moins probable que la guerre. Je voudrais, de bien bon cœur, qu'il dise vrai, mon Général, car nous ne tarderions pas à vous revoir, et moi, je serais le plus heureux des hommes puisque je me trouverais hors des mains de la nation la plus perfide.

Je vous prie de ne pas oublier celui qui vous est bien sincèrement attaché.

Signé : L. Bixot.

B. C. Rapport du commandant de la Côte-d'Or.

Le 24 messidor au \I de la République française.

A 3 heures, j'ai eu connaissance des navires mouillés devant Pondichéry, au nombre de trois et un brick. En môme temps, j'ai eu connaissance de trois bâtiments au vent à moi, dont un grand par mon travers et un quatrième à terre de moi, cherchant à me rencontrer. J'ai pris ces vaisseaux pour des bâtiments de la Compagnie. Mais, à une lieue et demie des vaisseaux mouillés, je les ai reconnus anglais, et le pavillon anglais sur Pondichéry. J'ai été bien surpris de ne pas y trouver la division, d'après ce que m'avait dit un petit bâtiment français que j'avais rencontré et qui s'était trouvé avec la division, le 12 de ce mois, par le 61" de longitude et par [le] 4" de latitude nord. Mes ordres portant de me rendre à Pondichéry, j'ai continué ma route.

Le vaisseau qui était à terre de moi a viré de bord, arboré son pavillon et assuré d'un coup de canon. J'ai cru que c'était pour me faire mettre le mien, ce que j'ai fait. Mais, ma route me faisant passer devant lui, j'ai vu avec surprise que, quand il a été dans mes eaux, il a laissé porter à courir comme moi. Si nous eussions été en guerre, tous ces vaisseaux n'auraient pas mieux fait pour m'empéchcr de leur échapper.

J'ai passé à la poupe du général anglais qui m'a dit de mouiller derrière lui, ce que j'ai fait, croyant que la rade cù ils étaient était celle des gros bâtiments. Aussitôt mouillé, un officier du vaisseau amiral est venu à bord et m'a dit qu'il y avait deux jours que la division était partie, composée du Marengo, de V Alalante, de la Sémillante et du Bélier ; que la Belle-Poule était partie le même jour pour Madras, et qu'il ignorait où était allé le général et la division; que le général Linois avait prié le général anglais de me dire de mouiller pour l'attendre.

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