MÉMOIRES ET LETTRES DE LEVEQUE DE BERYTE
il n'en coûtait rien au Pape pour les multiplier ; un capucin qui autrefois vivait de quêtes, était trop heureux d'être débarrassé du cloître, et d'avoir deux mille livres de pension. Le nonce en fut piqué ; il me mena à la Cour, me présenta au Roi, à la Reine, aux Ministres; il n'en remporta que des paroles. Je revins à Tours, où je me renfermai chez les capucins \ où je passe mes jours tranquillement dans les exercices de piété, sans me mêler d'aucune affaire.
Les éditions des Mémoires du P. Timolhée de la Flèche ajoutent ces lignes :
Depuis que ces Mémoires ont été écrits, lévèque de Hérite a fait quelques voyages à Angers, à Chàteau-Gontier, à Nantes, qui n'ont rien de remarquable et d'intéressant pour le lecteur. Enfin il est mort à Nantes d'une manière fort édifiante, âgé de quatre-vingts ans, au mois de mars 1744 2.
1. Sur les Capucins de Tours en 1723, voir le Bull, de la Soc. Arck. (le Tourninc, XIV, 294.