‹ Mémoires et notes de ChoudieuChapitre 49 sur 94 · SUCCÈS ET REVERS · texte numérisé non relu

SUCCÈS ET REVERS

Le IX avril, Chemillé, où commandait d*Elbée en per. sonne (i), fut emporté, mal^^é une vii^oureuse rcâistance, par les troupes de Saint-Lambert (2), à la tête desquelles marcha Berruyer qui avait donné l'ordre au général Leli^onycr d'attaquer Vezins. Celui-ci, repoussé d'abord, parvint cependant à s'en emparer. La division commandée par Gauvilliez passa la Loire le i3, et chassa l'ennemi de Saint Florent. Celle de Quètineau (3) ne fut pas aussi heureuse que celle de Gauvilliez et ne put se soutenir aux Herbiers. L'échec qu'éprouva cette colonne eut des suites funestes. Il déran-

j*avaîs eue avec Berruyer qui lui reprochait son silence sur sa siluation militaire.

— % Six fois je la lui ai envoyée, et il ne m'a pas fait de réponse, me dit-il.

— • iVlais Quètineau esl sous vos ordres?

« Il me fit voir une lettre de Leiçonyer, qui portait que Quètineau commandait en chef les troupes de Bressuire.

m Carra m'assura que ce qu'avançait d'Ayat était de la pins exacte vérité. Je ne savais que uenser de tout cela.., o{y.d3 l*Ed.)

(i) D'Elbée était saxon. Quelques écrivains, entre autres M. de Beauchamp, le font naître seulement d'une mère saxonne, mais ne disent point quelle était l'oriiçine de son père.

Tout ce que je sais, c'est que sa famille habitait les environs de Beaupréau, et, quoique j'eusse des propriétés et des parents dans ces contrées, je n'ai jamais pu découvrir si le chef de cette famille était Français ou Saxon.

(a) Les Vendéens s'étaient emparés de Saint-Florent, Jallais, Cholety Vihiers, Châlans, Lei^é, Palluau, Chantonnay, Saint-Fuls;^nt, les Herbiers, la Hoche-sur-Yon.

Le çénéral en chef. Berruyer, qui avait concentré l'armée aux environs d'Aneers, dirigea sa première attaque sur Chemillé. Le chef vendéen a El bée y avait rassemblé les divisions commandées par BoDchamp,Sto filet et Cathelineau.Le combat eut lieu le 1 1 avril.

La 35* division de gendarmerie, connue sous la dénomination <ies Vainquears delà lda«////0,commandée par Ross is^uol ^déploya beaucoup de courasce. C'était k peu près le seul corps bien oriçanisé sur lequel Berruyer pût compter. Aussi ce fut ce bataillon qui décida la victoire.

Les Vendéens, battus sur tous les points, évacuèrent Chemillé et se retirèrent sur Beaupréau. {Papiers de l'Auteur, annotations aua: Victoires et Conquêtes des Français^ depuis ij92 jusqu'à i8i5).

(3) Quètineau commandait à la Chàtai^-neraie et à Bressuire. Mais cet officier n'avait aucun talent et fit faute sur faute. Il avait servi sous Dumouriez; Beuruonville l'envoya à l'armée de la Vend>. iP^P' de VA.)

gea tout le plan de campagne et obligea le général en cbet à prendre d*autres mesures. Les communications étaient difficiles, cela demanda du temps. L'ennemi en profita poar rassembler de nouvelles forces (i).

Ce succès, en rendant les royalistes maîtres d'une grande étendue de terrain, enfla leurs espérances et les rendit plus audacieux. Le i6, ils se portèrent sur la division de Le%ouyer qui fut battue à Vezins, sans opposer une grande résistance, et se retira sur Vihicrs. Celle de Gauvilliez éprouva le même sort le i8, à Saint-Florent. Les troupes qui la composaient résistèrent d'abord avec beaucoup d'intrépidité; mais, attaquées parles forces vendéennes réunies, elles repassèrent la Loire. Ils ne resta plus au général en chef ii'autres moyens, pour n'être pas enveloppé à Chemillé, que de se replier avec sa petite armée sur le Pont-de-Cé pour protéger Angers qui n'en est éloigné que d'une lieue (2).

(i) « Leiçcnyer après la défaite de V^ihiers se retira sur Douê.ou il fut attaqué par le jeune la Rochejaqueleio, le 26 avril. Qucliiieau» qui (parlant des Herbiers) venait au secours de Lefironyfr, est attaqué (aux Aubiers) avant d'avoir pu rejoindre ce gênénl. La trou|ie qu'il n'avait pas su ranfi^rr en bataille fuit précipitamment. Son corps tout entier était anéanti, si quelques troupes régulières n'eussent protégé sa retraite. »

Choudicu. qui n'est pas tendre à l'ordinaire pour les historiens lie Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles dis français de ij92 à 18 j5 par une société ae militaires et d€ Utns de lettres^ résume cependant ainsi le récit qu'ils font du combat des Aubiers, sans s'écarter de leur version. Mais alors qLcdeviriiti'induIu^entc explication qu'il va donner de la maladroite campa^ciic de BerfuycrV Sans doute il ne fera que répéter ici Cf qu'il a dit dans son rapport de Tan 11; mais dans une rédaction plus complète, en vue cle laquelle ses notes étaient prises sans doute, il lui eût fallut adopter un autre système. En effet, la dchite de Quétineau aux Aubiers n'explique rien comme le voudrait Choudieu, car elle ne précéda pas les malheurs de Lefuronyer et leslru* leurs de Berruyer, 11 est donc nécessaire de savoir que Lefgonyer avait tté retenu à l'armée de l'Ouest par Choudieu et Richard! «t que le vieux Berruyer avait toutes leurs sympathies. (.V. de Cédit ]

(a) Gauvilliez fut toujours traversé par Berruyer et Leitfonvff dans ses opérations. Ce citoyen commandait une colonne dans \f canton de Saint-Florent où il faisait de (grands progrès. Il eut ordr" de Berruyer de la quitter, d'aller à Moulrevaut et a Beaupréau.

C'i:e partie de celte colonne commandée par Charlery fut i Beauprinjoù elle bivoumiua deux nuits . hlle y fut criblée* jvirle<

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