LA MORT DE BONCHAMP «T
Jamais peut-être aucune armée n'a marché avec aulaot Je
Dès le i8, l'avaiit-g'arde de l'armée vgodéenDe avait préparé dea radeaux pour effectuer le passage de la Loire. Nos postes de Vsrades, de la Meilleraie et d'Ancenis n'oppasèrenl qu'une très faible résisLunce, et cependant ces postes étaient surveillés par le convenliunue! Méaulle,qui n'était pourlant pas JD lâche. Je n'ai jamais coqdu la vùrilable cause de celle défection, et si M. de Bcauchamp se fût borné à dire que l'armée veadéenae était perdue si elle eiU éprouve de cecùlé quelque résistance, je serais de son avis ; car, de notre cOlé, nous ne lui avons pas laissé un iaslant de rclAche et nous l'avons sans cesse puiirauivie,répécdans les reins, pendant trois jours et deux nuits après la bataille de Cholei.
Avant d'effectuer le passage de la Luire, les royalistes, exaspérés par les perles nombreuses qu'ils venaient de faire, se disposaient à maasacrer les nombreux prisonniers qui étaient détenus â ïaint- Florent. Uonchanip honora ses derniers moments et rassembla ses forces défaillunlcs pour les conjurer de ne pas se déshonorer par une telle action, et il fut obéi. Je me plais â lui rendre ici une éclalanlejuslice. Les braves n'assassinent point leur ennemi lorsqu'il est désarmé (i).
(i) Ici les notes de Choudieu s'inierrompciil. Le rapport de l'an 11 contient encore quelaues rcnseii,-Demciils &ur les opcraliOD& ullérieures des nrmces de I Ouest. (.V. dt t'Éd.)
CIIOUDU-;U QUITTE LA VENDEE (l)
On trouve la sîi^nalure de Choudieu au bas d^une proclamation énergique aux soldats de la république datée d'Angers le 28 octobre 1 793. C'est le dernier acte de Choudieu dans la Vendée. Le i3 octobre, la Convention avait décidé, sur la proposition de Barrére, ■ que cinq commissaires suffisaient dans cette partie de la république », et décrété en conséquence :
« Art. i«r. — Les représentants du peuple près l'armée de rOuest seront les citoyons Carrier, Bourbotte, Francastel, Pinet aîné et Turreau.
f Art. 2. — Ils se réuniront sans délai au quartier général de l'armée, pour y concerter les opérations qui leur sont confiées .
« Art. 3. — Les autres représentants du peuple, qui étaient précédemment attiichés à la même armée, se rendront dans le sein de la Convention nationale après l'arrivée des représentants ci dessus nommés pour les remplacer. >
J *ans la séance du 5 novembre 1793, Barrcre, parlant au nom du comité de Salut public avait dit :
0 Merlin et Choudieu reviennent. Le comité attend leur arrivée et les renseignements utiles qu'ils apportent, pour préparer le rapport définitif sur les causes des événements de l'inexplicable guerre de la Vendée,
« Vous pouvez être tranquilles, nous écrivent Turreau Francastel, Carrier et Bourbotte, d'Angers le 12 brumaire (2 novembre) sur l'exécution des mesures de votre arrête... Notre collègue Merlin serait depuis longtemps rendu au sein de la Convention, mais ce nV.st que depuis deux jours que le décret lui est parvenu officiellement... Choudieu a cru aussi d'api èi la dernière loi devoir suivre Merlin. Nous redoublerons de zèle el d'activité jusqu'à l'arrivée de Pinet. » Choudieu eut donc connaissance du décret qui le con*
[i) yvte de r Éditeur,