‹ Mémoires et notes de ChoudieuChapitre 76 sur 94 · L-ORATEUR DU GENRE HUMAIN · texte numérisé non relu

L-ORATEUR DU GENRE HUMAIN

cernait en arrivant à Angers à la suite de Tarmée republîcainc battue à Entrammcsle 27 octobre. L'armée demeura une semaine à Angers « pour se refaire, dit-il dans son rapport de Tan II, et se mettre en état de porter de nouveaux coups ».

€ C'est dans cet état de choses; ajoute-t-iJ (p. 72), que nous avons quitté ces contrées et que nous avons terminé notre longue et pénible mission. »

Une de ses notes nous fait connaître sa présence à Paris peu de temps après :

« Le 10 novembre, Tévêque de Paris, Gobel, et douze prêtres qui l'accompagnaient, vinrent abdiquer les fonctions sacerdotales dans le sein de la Convention . On assure qu'ils y furent contraints par la peur. Je me trouvais à Paris le jour où cette farce eut lieu. J'étais envoyé de Saumur(?) par mes collègues auprès du comité de Salut public. Je rencontrai dans une des salles de la Convention le prussien Anacharsis Cloots qui venait de quitter un groupe de gens aflFublés de chappes et de chasubles et qui me demanda ce que je pensais de cette procession d'une nouvelle espèce, dont il paraissait être le directeur. Je lui répondis qu'elle ferait beaucoup plus de mal que de bien, et que ceux-là mêmes qui n'avaient pas de religion crieraient plus haut que les autres au scandale et que, dans la Vendée surtout, elle allait donner un nouvel aliment au fanatisme religieux, et qu'il avait d'autant plus tort de se mettre à la tête d'une semblable opération qu'il était protesUnt. Il voulut me prouver qu'il ne devait y avoir qu'une seule religion pour tous les habitants de la terre, celle de la raison. Je quittai Voratenr du genre humain sans être convaincu que sa nouvelle religion fût la meilleure, ni même qu'il la pratiquât. »

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