AFFAIRE DE NANCY
peut-être encore esclave. Quel mal pouvaient produire des réunions paisibles et sans armes? Qu'a-t-on gagné à leur destruction (i)? Des abus de tous genres se sont succédé avec une effronterie sans exemple depuis le g thermidor. Elles avaient, dit-on, trop d'influence sur l'opinion publique, mais si c'était l'influence de la raison ou tout au moins l'esprit de libre discussion, pourquoi ne pas les combattre avec les mêmes armes ? Est-ce par la violence que doit se former Topinion ? N'est-ce pas au contraire par la liberté ? Les gouvernements despotiques ne connaissent que la force ; mais on peut être momentanément le plus fort et n'avoir pas toujours raison. Avec les sociétés populaires et la liberté de la presse, il est impossible, dit-on, de gouverner. Et quels sont ceux qui voudraient faire prévaloir ce sophisme ? — Ceux-là seuls ({ui se partagent les fonds secrets. Aussi bien pourraient-ils affirmer que la meilleure des jurisprudences est celle des cours martiales.