‹ Mémoires et notes de--,représentant du peuble à l'Assemblée législative, à la Convention et aux arméesChapitre 15 sur 87 · FORMATION DES GARDES-NATIONALES · texte numérisé non relu

FORMATION DES GARDES-NATIONALES

La prise de la Bastille eut des résultats immenses. Le bruit se répandit dans toute la France que des brigands armés apparaissaient surdifférentspoints; ce n'était qu'une fausse nouvelle; mais, dans le même temps, un instinct de conservation fit lever tous les Français comme par enchantement, et partout on forma des municipalités et on org-anisa des gardes-nationales. Ces g-ardes civiques se coin-

AU DÉISUT DE LA RÉVOI.CTION 53

poscrenl paitoiU des citoyens de la masse sans exception ; elles noninièrenl elles-mêmes ceux qui devaient les commander (i) et contribuèrent puissamment au maintien de Tordre, ce qui donne un démenti formel à ceux qui objectent le danger de confier des armes à une certaine classe de citovens. Le çrand danger, au contraire, est à mon avis de ne les déposer qu'entre les mains des banquiers et des hommes opulents qui ne connaissent de vraie liberté que celle (jui assure leurs jouissances et met tous les pauvres en leur dépendance. Depuis que les gardes-nationales ne sont plus composées que d'hommes choisis par le pouvou', et que le gouvernement s'est arrogé le droit de leur donner des chefs, on les a vus dans les grandes villes, et notamment à Paris, répandre le sang de leurs concitoyens au premier ordre de l'autorité. — Triste prérogative attribuée aujourd'hui à la fortune, comme elle l'était autrefois à la naissance.

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