‹ Mémoires et notes de--,représentant du peuble à l'Assemblée législative, à la Convention et aux arméesChapitre 23 sur 87 · APRÈS LE DIX-AOUT · texte numérisé non relu

APRÈS LE DIX-AOUT

Dans la séance du 12 août, je fis observer à l'Assemblée qu'il n'y avait aucune espèce d'ordre dans le service intérieur de la salle des séances, que chaque poste n'avait d'autre consig^ne que sa volonté et qu'il était nécessaire que sa garde fut confiée à lyi officier supérieur de la garde nationale qui prendrait les ordres directs du président. Je demandai en outre que tous ceux qui oseraient paraître dans la salle revêtus de l'uiiifurme national sans être inscrits dans la garde parisienne fussent arrêtés et interrogés.

Au même instant, on amène à la barre de l'Assemblée un individu qui a été vu rôdant dans le jardin des Feuillants pendant toute la journée de vendredi et pendant celle de samedi.

Il résulte de l'interrogatoire que lui fait subir

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le président qu'il est inscrit dans un bataillon de la carde nationale de Paris, mais qu'il s'est introduit dans la g-arde delà famille royale sans aucune réquisition. L'Assemblée nationale le fait traduire devant le comité de sa section pour qu'elle examine ses papiers et le fasse mettre en lieu de sûreté.

On découvrit que cet homme était l'amant de M™*' Elisabeth, et qu'il s'était introduit dans le jardin des Feuillants en escaladant le mur d'un hôtel qui appartenait, je crois, à la famille de Noailles.Par la suite, on sut qu'il était au Château dans la journée du lo août. Ce jeune étourdi, qui a payé de sa tète son imprudence se nonunait Rohan-Chabot.

Dans laséancedu 1 5 août, je donnai lectured'une adresse du directoire de mon département. On \ réclamait le remboursement des avances faites depuis la proclamation de la patrie en daiKjev : il avait fallu fournir d'armes et d'habillement ceux (jiii s'enrôlaient pour se porter aux frontières et les administrateurs du département de Maineet-Loire avaient pi'is sur eux d'en ordonner le paiement, vu les négligences du pouvoii* exéctilif à s'occuper de ces objets.

Je proposai encore d'employer Ions les chevaux qui se trouvaient dans les maisons des émigrés, tant à Paris qu'en province, ainsi que ceux du Roi, à monter les nouvelles compagnies franches dont la formation avait été ordonnée.

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