MASSACRE DES PRISONNIERS D'ORLÉANS
lannav d'Anî^ers, le C.orps Irgislatif décréta : \° que le corps do Beanrepaire serait transporté an Panthéon; 2" qu'une inscription serait placé<" sur sa tombe portant : Beanrepaire aima mieux mourir r/iie de capituler avec les tyrans: 3° qu'une des rues d'Ang-ers porterait son nom ( i ); 4° que le président du Corps législatif serait chargé d'écrire une lettre de condoléance.
MASSACRF. DES PRISONNIERS d'oRLKANS
Des plaintes nombreuses s'élevaient de toutes parts contre les lenteurs que la Haute-Cour nationale apportait au jug-ement des prisonniers qui avaient été Iradu'ts devant elle, et elles étaient telles que les çrands juçes crurent devoir se justifier devant le Corps léuislatif.
«Messieurs, disaient-ils, dans une lettre en date
(i) LaRcslauralion qui a dctruil tant d'autres inscri|j lions a respecté celle-là. J'espère que nos conrilovens, (jui se sont montrés d'une manière si honorable dès le commencement de la Révolution, et qui ont défendu, avec tant de couras^e, leur cité attaquée par une armée nombreuse de Vendéens, s'empresseront d'élever à la mémoire d'un de leurs compatriotes dont la mémoire doit ttre chère ") tout bon Français, un monument que je regarde comme national et qui doit servir d'encouragement à tous ceux qui cbcrisseiit la patrie plus que leur propre existence {a\
Si, comme je l'espère, les souscriptions s'ouvrent sur ce monument, j'autorise M. David d'Ani^ers) à me faire inscrire pour cent francs que je verserai de suite chez celui qui sera désigné pour les recevoir. (Papiers de l'Auteur.)
{a) En tS80, la ville d'Angers a élevé une statue k Beaurcpaire ?i'r le ponl du Centre. (A'. del'Ed.)
•J14 MÉMOIRES DE CIIOUDIEU
du 26 août, nous no pouvons qu'être vivement affectés des plaintes qui se reproduisent tous les jours contre la Haute-(>our nationale.
(( Nous eussions désiré que le Corps législatif eùl daigné instruire les nombreux pétitionnaires qui se sont présentés à sa barre des véritables causes fjui ont entravé la marche de ce trii)unal et que nous vous avons dénoncées plus d'une fois. Le comité des décrets qui entretient unecorrespondancr exacte avec les grands procurateurs doit connaître l'état de nos travaux, et nous vous supplions de lui ordonner de vous en rendre compte incessamment pour fixer enfin l'opinion publique, qu'il es( toujours si facile d'égarer, mais qui pour être juste n'a besoin que d'être éclairée. Vous pardonnerez sans doute, Messieurs, leur sensibilité à des magistrats-citoyens qui ont la conscience de ne pas avoir démérité du peuple et qui sollicitent la justice comme un dédommagement à ces reproches auxquels ils sont eu butte depuis longtemps. «Signé: Albaret, Marquis, Crenzk, Caillemi.r. »
Dans les derniers jours de ce mois d'août, de nombreux rassemblements se formèrent sur les principales places de Paris, le plus nombreux se dirigea par la rue d'Enfer vers la barrière de ce