‹ Mémoires et notes de--,représentant du peuble à l'Assemblée législative, à la Convention et aux arméesChapitre 5 sur 87 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

trahi les hommes d'action, ils la dénoncèrent, mais le public n'aimait plus l'action qu'au thôâlre, et personne n'entendit le vieux Levasseur de la Sarlhe qui disait : « Il y a toujours quelque chose de plus injuste et de plus puissant que le despotisme, de plus servilc que les cours, c'est la littérature. » Alors, dans Paris indifférent et tolérant, ceshommesde la Convention, tombés aux petites pensions du Tiouvernement de Juillet, en arrivèrent à regretter l'exil où l'on vivait de la haine des rois et les belles allées silencieuses du parc de Bruxelles où la voix des proscrits s'entendait encore. Las de protester près des écrivains et des biographes qui n'accueillaient pas leur rectification, ils écrivirent pour eux-mêmes, pour quelques-uns, pour d'autres générations. Eh bien! écoutons encore celui-ci, Choudieu, dont David d'Angers nous a conservé les traits, cl s'il n'a rien à nous apprendre que nous ne sachions déjà, apprécions du moins son caractère, et son allure si nette. Ici, quelques mots résumant sa vie permettront d'en apprécier mieux les détails.

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